Affiche de Pokémon : Hoopa et le choc des légendes

Pokémon, le film : Hoopa et le choc des légendes — le film où la saga convoque tout son panthéon

3688 mots | Temps de lecture : 18 minute(s)

Juillet 2015 : le cinéma Pokémon ouvre grand ses anneaux. Le dix-huitième long métrage de la saga confie l'affiche à Hoopa, un fabuleux capable de faire apparaître n'importe quoi — y compris des Pokémon légendaires — à travers des portails. Le résultat est le film le plus chargé en créatures rares de toute la série, et aussi l'un des plus bruyants. Voici ce qu'il faut savoir sur Pokémon, le film : Hoopa et le choc des légendes, de sa sortie japonaise à son parcours français.

Sommaire


Juillet 2015 : deuxième film de l'ère Kalos

Le film est arrivé dans les salles japonaises le 18 juillet 2015, distribué par Toho, un an jour pour jour ou presque après Diancie et le cocon de l'annihilation. Le rendez-vous estival est un rituel japonais depuis 1998, et la saga ne l'a manqué qu'une fois en vingt-trois films, comme le rappelle notre panorama complet des longs métrages Pokémon.

Kunihiko Yuyama réalise, Atsuhiro Tomioka écrit et Shinji Miyazaki compose, pour un métrage de 78 minutes produit par le studio OLM. Le titre japonais, 光輪の超魔神 フーパ, se traduit à peu près par « L'Archdjinn des anneaux Hoopa » : la piste orientale et le registre du génie de la lampe étaient posés dès l'annonce.

C'est le deuxième film du cycle XY, celui de la région de Kalos et des jeux Pokémon X et Y. Mais le long métrage regarde ailleurs : il puise dans toutes les générations précédentes, et surtout dans Hoenn, dont les remakes venaient de sortir quelques mois plus tôt sur 3DS.

Une précision utile pour ne pas confondre les époques : ce film-ci n'a pas de version alternative. C'est le quatorzième long métrage, celui de la génération Unys, qui avait été décliné en deux versions sorties le même jour, Noir - Victini et Reshiram et Blanc - Victini et Zekrom. Le dix-huitième est un film unique.


L'intrigue : cent ans de colère enfermée dans un vase

Le film s'ouvre un siècle avant l'histoire principale, dans le désert autour de la cité de Desara. Un Pokémon inconnu y surgit d'un anneau, dévore les réserves des villageois, puis les dédommage en faisant pleuvoir de l'or. Le village prospère, s'attache à lui, et lui demande de plus en plus : d'abord des objets, ensuite des adversaires, puis carrément des légendaires à combattre pour le spectacle.

La démonstration tourne au désastre et la ville est détruite. Un voyageur solitaire finit par piéger la créature dans un récipient, le Vase Scellé, ce qui renvoie du même coup tous les légendaires invoqués chez eux. Cent ans plus tard, ce vase est retrouvé au fond du désert — et quiconque le touche est aussitôt possédé par la rage qu'il contient.

Sacha et ses amis débarquent à Desara par l'un des anneaux de Hoopa, qui vit désormais auprès de Nizar et de sa sœur Meriem, descendants de l'homme qui l'avait scellé. La libération du vase donne naissance à une entité à part : une ombre de Hoopa, née de cent ans de colère, qui n'a qu'une idée en tête, reprendre le corps de l'original.

La suite est une course pour reforger le Vase Scellé pendant que les deux Hoopa se disputent le ciel de Desara à coups de légendaires. La résolution, elle, se découvre à l'écran : on s'arrête au moment où la ville commence à payer très cher cette accumulation de puissance.


Hoopa, le fabuleux aux deux visages

Hoopa est un Pokémon fabuleux introduit par la sixième génération, et il existe sous deux formes. La forme Enchaînée, minuscule, farceuse, de type Psy et Spectre, est celle qui accompagne le groupe pendant la majeure partie du film. La forme Déchaînée est un colosse à six bras, autrement plus inquiétant, qui manipule ses anneaux comme autant de portes.

Dans les jeux, le passage d'une forme à l'autre se fait avec un objet précis, le Vase Scellé — exactement celui du film. Apparu avec Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha, il permet de déchaîner Hoopa, qui reprend sa forme Enchaînée au bout de trois jours ou dès qu'il est déposé au PC. Le long métrage ne fait donc pas qu'illustrer une créature : il met en scène une mécanique de jeu.

Sa particularité la plus remarquable à l'écran, c'est qu'il parle, et sans passer par la télépathie. La série avait déjà fait s'exprimer des Pokémon dans ses films, mais presque toujours par la pensée. Ici, Hoopa jacasse, provoque et se moque, ce qui donne au film une tonalité beaucoup plus comique que le précédent.

Le rapprochement avec Diancie saute aux yeux quand on enchaîne les deux longs métrages : dans les deux cas, le fabuleux vedette est un personnage qui ne maîtrise pas encore son propre pouvoir. Diancie n'arrivait pas à créer son diamant, Hoopa ne parvient pas à franchir ses propres anneaux.

Hoopa et ses anneaux dans Pokémon, le film : Hoopa et le choc des légendes
Hoopa Enchaîné, le visage espiègle : ses anneaux font venir ce qu'il désire, y compris ce qu'il ne maîtrise pas.

Le choc des légendes : l'inventaire le plus fourni de la saga

Le titre français ne ment pas. Le film aligne, dans le désordre : Lugia, Latias et Latios avec leurs Méga-Évolutions, Rayquaza sous forme de Méga-Rayquaza chromatique, Groudon et Kyogre en Primo-Résurgence, Dialga, Palkia, Giratina, Regigigas, Reshiram, Zekrom, Kyurem et ses fusions, plus Arceus.

C'est aussi le premier long métrage de la saga à montrer des Primo-Résurgences, le mécanisme introduit par les remakes de Hoenn quelques mois plus tôt. Voir Primo-Groudon et Primo-Kyogre convoqués côte à côte, dans un ciel déjà saturé de dragons, donne la mesure de l'ambition visuelle du film : ce n'est plus un récit, c'est un catalogue en mouvement.

L'accumulation a un prix narratif, et le film l'assume : trop de légendaires au même endroit finit par déchirer l'espace-temps autour de la tour de Desara. Le scénario transforme ainsi son propre excès en enjeu dramatique, ce qui est plutôt malin. Pour situer chacune de ces créatures dans la hiérarchie maison, notre guide des légendaires et des fabuleux fait le point sur ce qui distingue un légendaire d'un fabuleux.

À noter pour les amateurs de continuité : la séquence d'introduction consacrée à Latios et Latias laisse entrevoir la ville d'Alto Mare, décor du cinquième film, Les Héros Pokémon. C'est un clin d'œil, pas une suite : les deux films ne partagent aucune intrigue.


Sacha, le trio de Kalos et la fratrie de Desara

Sacha voyage ici avec Serena, Lem et Clem, le trio de la série XY. Cette composition est la meilleure boussole pour ne pas confondre les films voisins : ni Pierre, ni Ondine, ni Aurore ne mettent les pieds dans ce long métrage. Le fil complet des compagnons de Sacha, région par région, est déroulé dans notre dossier sur son parcours de dresseur.

Les équipes ont d'ailleurs bougé depuis le film précédent, et c'est un bon marqueur d'époque : Sacha a désormais Croâporal, Braisillon, Brutalibré et une Sonistrelle, Serena a son Roussil et son Pandespiègle, et Lem a ajouté un Luxray à son Marisson, son Sapereau et le Dedenne de Clem.

Du côté des invités, tout tourne autour d'une fratrie. Nizar et Meriem descendent de Ghris, l'homme qui a scellé le pouvoir de Hoopa un siècle plus tôt, et ils veillent sur le fabuleux comme sur un membre de la famille. C'est le cœur émotionnel du film : la question n'est pas de vaincre Hoopa, mais de savoir si on peut lui rendre ce qu'on lui a pris sans détruire la ville au passage.

La Team Rocket joue un rôle plus déterminant que d'habitude : c'est en tentant de voler le Vase Scellé que Miaouss déclenche la catastrophe. Un rare cas où les gaffes du trio ne sont pas qu'un intermède comique.


Desara, Dubaï et les coulisses du film

La cité de Desara est ouvertement inspirée de Dubaï, avec ses tours plantées en plein désert, ses canaux et sa lumière écrasante. Après le Canada du film précédent, l'équipe d'OLM poursuit ainsi son tour du monde des décors réels, une habitude qui donne au cycle XY une identité visuelle plus dépaysante que la moyenne de la saga.

La partition japonaise est signée Shinji Miyazaki, avec un générique de fin interprété par Rei Yasuda. La version internationale, dont dérive la version française, s'appuie sur les arrangements d'Ed Goldfarb ; en France, le film se referme sur le titre Tu connais tous mes chagrins. Le doublage francophone, réalisé en Belgique, retrouve Aurélien Ringelheim en Sacha, Sophie Frison en Serena, Fabian Finkels en Nizar et Marie du Bled en Meriem.

Détail qui en dit long sur la place du film au Japon : une vente aux enchères caritative a accompagné sa sortie, du 18 au 24 juillet 2015, au profit du programme Pokémon with You créé après le séisme de 2011. Affiches et t-shirts dédicacés par les personnalités venues doubler le film, dont l'acteur Tatsuya Fujiwara et la chanteuse Shōko Nakagawa, y étaient mis aux enchères.

Le recours à des voix de célébrités pour les rôles d'invités est une tradition bien installée du cinéma Pokémon japonais, et ce film en fait un argument marketing à part entière — jusqu'à réunir cinq noms sur la même campagne.


Accueil, box-office et réception critique

Au Japon, le film a rapporté 2,61 milliards de yens de recette brute en salles, d'après la statistique annuelle de l'Eiren. Les 22 millions de dollars que l'on lit souvent ne viennent d'aucune conversion nommée : ce que publie Box Office Mojo, c'est 21,8 millions de dollars tous territoires confondus, dont 20,0 millions pour le seul Japon, 1,76 million pour la Corée du Sud et 56 000 dollars pour la Thaïlande. C'est en retrait par rapport au dix-septième film, et la tendance se poursuivra l'année suivante : le cycle XY dessine une pente descendante nette au box-office japonais.

La critique anglophone a été franchement tiède, reprochant au film une intrigue confuse et une accumulation de créatures au détriment du récit. Le site Common Sense Media, référence des parents américains, ne lui accorde que deux étoiles sur cinq et le réserve aux fans convaincus.

Le reproche est compréhensible, mais il passe à côté de ce que le film cherche à faire. Ce n'est pas un récit intime comme la trilogie de Sinnoh : c'est un feu d'artifice, conçu pour qu'un enfant reconnaisse à l'écran les créatures qu'il collectionne. Vu sous cet angle, il remplit son contrat mieux que n'importe quel autre film de la saga.


La sortie française : iTunes, puis Gulli, puis DVD

Le parcours français de ce film est l'un des plus atypiques de la saga. Il a d'abord été proposé en avant-première payante le 19 janvier 2016 sur la plateforme iTunes, avant même toute diffusion télé. C'est le seul long métrage Pokémon à avoir suivi cet ordre chez nous.

La première diffusion télévisée française a eu lieu le 27 mai 2016 sur Gulli, soit dix mois après le Japon. Le DVD a suivi le 1er juin 2016, accompagné d'un mini-manga consacré à la série XY. À ce jour, c'est le dernier long métrage de la saga à avoir bénéficié d'une édition DVD française : les films suivants sont passés par la télévision, puis par le streaming.

Ailleurs, le calendrier a encore différé : salles australiennes le 5 novembre 2015, Teletoon au Canada le 14 novembre, CITV au Royaume-Uni le 12 décembre et Cartoon Network aux États-Unis le 19 décembre 2015. Un même film, quatre régimes de diffusion — le casse-tête habituel de la saga hors du Japon.


Dans les jeux : Hoopa, Rayquaza chromatique et un Arceus inédit

La campagne de distribution attachée à ce film est l'une des plus généreuses de la série. Au Japon, un Rayquaza chromatique a été offert du 18 janvier au 8 février 2015 lors du World Hobby Fair, en écho au Méga-Rayquaza chromatique du long métrage. Hoopa lui-même a été distribué du 18 juillet au 30 septembre 2015 par échange sans fil directement dans les salles qui projetaient le film.

Le plus remarquable reste l'Arceus des préventes. Chaque ticket réservé entre le 7 mars et le 17 juillet 2015 contenait un code correspondant à l'une des dix-neuf variantes du Pokémon, dont une chromatique — une première, puisque Arceus était jusque-là verrouillé et impossible à obtenir sous cette forme.

La France n'a pas été oubliée. Hoopa a été distribué par code du 2 au 22 novembre 2015 dans les magasins Micromania, pour Pokémon X et Y comme pour Rubis Oméga et Saphir Alpha, avec une nouveauté logistique : les codes étaient imprimés directement sur le ticket de caisse plutôt que sur une carte à gratter. Le même Hoopa est revenu du 6 au 30 avril 2016 via un code universel accessible à tous.

Un Rayquaza chromatique a par ailleurs été proposé en France à la Paris Games Week, du 28 octobre au 1er novembre 2015. Ces distributions ne sont pas des à-côtés : elles sont la raison d'être commerciale du film, qui sert de vitrine à des créatures autrement inaccessibles.

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Un Méga-Rayquaza
Le film s'est accompagné d'une distribution de Hoopa, d'un Rayquaza chromatique et d'un Arceus.

Ce que le film laisse à la saga

Ce dix-huitième film est le point culminant d'une logique poussée à son maximum : montrer le plus de créatures rares possible en 78 minutes. Le long métrage suivant, Volcanion et la merveille mécanique, prendra le contrepied en resserrant l'histoire sur deux créatures et un royaume.

Il marque aussi la dernière grande démonstration de légendaires de la saga avant le virage de 2017. Deux ans plus tard, Je te choisis ! repartira de zéro dans une continuité alternative, avec des compagnons inédits et une relecture de la rencontre entre Sacha et Pikachu. Le cycle XY est donc, rétrospectivement, la dernière ligne droite du cinéma Pokémon classique.

Pour les spectateurs, le film reste un excellent point d'entrée si l'on cherche du spectacle plus que de l'émotion, et une leçon de géographie du panthéon Pokémon. Il se regarde parfaitement seul, sans connaître ni la série XY ni les films précédents.


Hoopa et le choc des légendes en un coup d'œil

Élément Détail
Numéro dans la saga Dix-huitième film Pokémon, deuxième de l'ère XY
Titre français Pokémon, le film : Hoopa et le choc des légendes
Titre japonais 光輪の超魔神 フーパ, soit « L'Archdjinn des anneaux Hoopa »
Sortie japonaise 18 juillet 2015, en salles, distribué par Toho
Avant-première française 19 janvier 2016, en achat sur iTunes
Diffusion française 27 mai 2016 sur Gulli, jamais en salles
DVD français 1er juin 2016, avec un mini-manga de la série XY
Sortie américaine 19 décembre 2015, sur Cartoon Network
Durée 78 minutes
Réalisation et scénario Kunihiko Yuyama réalise, Atsuhiro Tomioka écrit, studio OLM
Pokémon vedette Hoopa, sous ses formes Enchaînée et Déchaînée
Objet clé Le Vase Scellé, qui existe aussi dans les jeux depuis Rubis Oméga et Saphir Alpha
Première de la saga Premier long métrage à montrer des Primo-Résurgences
Décor d'inspiration Desara, cité de désert inspirée de Dubaï
Box-office japonais 2,61 milliards de yens de recette brute en salles (Eiren, 2015)

Questions fréquentes

  • Quel est le titre français exact du dix-huitième film Pokémon ?
    Son titre français est Pokémon, le film : Hoopa et le choc des légendes. Le titre japonais, 光輪の超魔神 フーパ, signifie plutôt « L'Archdjinn des anneaux Hoopa » : comme souvent dans la saga, la version française n'est pas une traduction littérale mais un titre retravaillé pour l'exploitation locale.
  • Quels Pokémon légendaires apparaissent dans le film ?
    Le film réunit notamment Lugia, Latias et Latios avec leurs Méga-Évolutions, un Méga-Rayquaza chromatique, Groudon et Kyogre en Primo-Résurgence, Dialga, Palkia, Giratina, Regigigas, Reshiram, Zekrom, Kyurem et ses fusions, ainsi qu'Arceus. C'est le rassemblement de créatures légendaires le plus fourni de toute la saga cinéma.
  • Le film est-il sorti au cinéma en France ?
    Non. En France, il a d'abord été proposé à l'achat sur iTunes le 19 janvier 2016, puis diffusé à la télévision sur Gulli le 27 mai 2016, avant une sortie DVD le 1er juin 2016. Seuls les trois premiers films de la saga ont connu une exploitation classique en salles françaises, entre avril 2000 et juin 2001 ; deux autres n'y sont revenus que le temps de séances événementielles, Je te choisis ! en novembre 2017 et Volcanion et la merveille mécanique en novembre 2025.
  • Qu'est-ce que le Vase Scellé ?
    C'est le récipient dans lequel le pouvoir de Hoopa a été enfermé cent ans avant l'histoire du film. Il existe aussi dans les jeux vidéo, depuis Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha : il permet de faire passer Hoopa de sa forme Enchaînée à sa forme Déchaînée, l'effet se dissipant au bout de trois jours ou dès que le Pokémon est déposé au PC.
  • Qui accompagne Sacha dans ce film ?
    Sacha voyage avec Serena, Lem et Clem, le trio de compagnons de la série XY, ainsi qu'avec Pikachu. Ni Pierre, ni Ondine, ni Aurore n'apparaissent : ils appartiennent à d'autres périodes de la série animée. La Team Rocket est présente et joue un rôle décisif dans le déclenchement de la catastrophe.
  • Comment obtenait-on Hoopa dans les jeux à la sortie du film ?
    Au Japon, Hoopa était distribué du 18 juillet au 30 septembre 2015 par échange sans fil dans les salles qui projetaient le film. En France, il a été proposé par code dans les magasins Micromania du 2 au 22 novembre 2015 pour Pokémon X et Y ainsi que Rubis Oméga et Saphir Alpha, puis de nouveau du 6 au 30 avril 2016 via un code universel ouvert à tous.
  • Ce film a-t-il deux versions différentes comme celui de la génération Unys ?
    Non. Le seul film de la saga décliné en deux versions est le quatorzième, sorti au Japon en 2011 sous les titres Noir - Victini et Reshiram et Blanc - Victini et Zekrom : même intrigue, dragon échangé. Hoopa et le choc des légendes est un film unique.

En résumé

Un farceur enfermé cent ans dans un vase, une ombre née de sa colère et un ciel plein de légendaires : le dix-huitième film Pokémon est le plus démonstratif de la saga, et il l'assume jusqu'à faire de son excès un rebondissement. On peut lui préférer la finesse des films de Sinnoh ; on ne peut pas lui reprocher de tricher sur son titre. Pour le replacer parmi les vingt-deux autres longs métrages, notre guide complet des films Pokémon donne la vue d'ensemble.
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