Pokémon, le film : Noir - Victini et Reshiram et Blanc - Victini et Zekrom : un film, deux dragons
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3792 mots | Temps de lecture : 18 minute(s)
Un seul film de la saga, mais deux affiches et deux dragons. Le 16 juillet 2011, Toho sort simultanément dans les salles japonaises Pokémon, le film : Noir - Victini et Reshiram et Pokémon, le film : Blanc - Victini et Zekrom. Même intrigue, mêmes dialogues à quelques répliques près : ce qui change d'une version à l'autre, à commencer par le dragon qui répond à l'appel de Damon, tient dans une poignée de détails. L'idée, copiée sur le principe des versions de jeux, n'a jamais été retentée depuis — et le décor, lui, a été dessiné d'après la Côte d'Azur.
Sommaire
- Juillet 2011 : le cycle Unys s'ouvre à double affiche
- Deux versions, un seul film : ce qui change vraiment
- Le piège des titres : Noir et Blanc ont été inversés
- L'histoire, sans en dire trop
- Victini, le plus petit fabuleux de la cinquième génération
- Qui accompagne Sacha, et qui lui fait face
- Un film Pokémon dessiné d'après la Côte d'Azur
- Le Victini offert dans les jeux, et ce qu'il avait de spécial
- La sortie française : deux films dans un seul coffret
- L'accueil, et ce que le film laisse derrière lui
- Noir - Victini et Reshiram et Blanc - Victini et Zekrom en un coup d'œil
- Questions fréquentes
Juillet 2011 : le cycle Unys s'ouvre à double affiche
Le 16 juillet 2011, Toho met à l'affiche le quatorzième long métrage de la saga — ou plutôt les deux moitiés d'un même quatorzième film. Kunihiko Yuyama réalise, Hideki Sonoda écrit, et la production réunit pour l'occasion un attelage inhabituel : le studio OLM, sa branche OLM Digital, mais aussi Production I.G et Xebec, deux studios extérieurs venus prêter main-forte. Notre panorama des vingt-trois longs métrages le compte comme une seule entrée, et c'est bien ainsi qu'il faut le lire.
Ce film ouvre le cycle Noir et Blanc, qui comptera trois longs métrages en trois ans. Sacha vient de changer d'équipe et de continent : il voyage désormais avec Iris et Rachid, et non plus avec Aurore et Pierre. Le film s'appuie sur l'univers des jeux Noir et Blanc, sortis au Japon en septembre 2010 et en Europe le 4 mars 2011 : pour une fois, le public connaissait déjà les créatures de l'affiche.

La sortie est un succès net. Le film a rapporté 4,33 milliards de yens de recette brute dans les salles japonaises, les deux versions cumulées, ce qui en a fait le deuxième film japonais de 2011 en recettes — le cinquième tous films confondus — et le premier sursaut de la saga au box-office japonais après trois années de recul consécutif. La double affiche y est pour quelque chose : un même spectateur pouvait acheter deux billets.
Deux versions, un seul film : ce qui change vraiment
Le principe est repris des jeux : l'histoire est strictement la même, seul le dragon est échangé. Dans la version Noir, Damon est choisi par Zekrom ; dans la version Blanc, c'est Reshiram qui répond à son appel. Sacha, par symétrie, part chercher le galet qui réveillera le dragon opposé — le galet blanc dans la version Noir, le galet noir dans la version Blanc.
Les différences ne s'arrêtent pas au casting des légendaires. Deux personnages secondaires sont exclusifs à une version : Ohdo n'apparaît que dans le film Noir, Sayd uniquement dans le film Blanc. Les Pokémon chromatiques croisés à l'écran changent également d'une version à l'autre — un Golemastoc dans la version Noir, un Trioxhydre dans la version Blanc — sur le modèle des exclusivités de version des jeux.
Détail que l'on remarque rarement : les deux versions n'ont même pas le même compositeur. Shinji Miyazaki, l'habitué de la série, signe la musique du film Noir ; Akifumi Tada et Kazuhiko Sawaguchi celle du film Blanc. Deux partitions pour un scénario unique, c'est un raffinement que peu de doubles sorties se sont offert. Précisons enfin qu'aucune des deux versions n'est canonique pour la série télévisée : un épisode ultérieur montre Iris souhaitant rencontrer Zekrom, alors que le film le lui a déjà fait croiser.
Le piège des titres : Noir et Blanc ont été inversés
C'est la subtilité la plus contre-intuitive du film, et elle vient des jeux. Dans Pokémon Version Noire, le légendaire de la jaquette est Reshiram, le dragon blanc ; dans Pokémon Version Blanche, c'est Zekrom, le dragon noir. Les couleurs des titres ne décrivent pas les créatures : elles désignent la version, et les deux dragons sont volontairement croisés.
Les titres japonais, eux, suivaient l'autre logique. Le film sorti sous le nom ビクティニと白き英雄 レシラム s'intitule littéralement « Victini et le Héros Blanc : Reshiram », tandis que ビクティニと黒き英雄 ゼクロム signifie « Victini et le Héros Noir : Zekrom ». La couleur qualifiait donc le dragon, pas la version.
Au moment de l'export, les titres ont été renommés pour coller aux jaquettes des jeux occidentaux. Le « Héros Blanc : Reshiram » japonais est devenu chez nous Pokémon, le film : Noir - Victini et Reshiram, et le « Héros Noir : Zekrom » est devenu Pokémon, le film : Blanc - Victini et Zekrom. Les étiquettes se sont donc inversées entre le Japon et la France. La règle à retenir : en français, le film Noir contient Reshiram et le film Blanc contient Zekrom, comme les deux cartouches — Victini, lui, ne change jamais de camp.

L'histoire, sans en dire trop
Tout commence à Eindoak, une petite ville paisible bâtie autour d'un château, qui accueille son tournoi annuel. Sacha y remporte des victoires étrangement faciles : son Gruikui met un Clamiral au tapis d'une seule Flammèche, puis son Baggiguane l'emporte d'un unique Coup d'Boule contre le Trioxhydre de Carlita.
L'explication tient en un nom : Victini, le Pokémon Victoire, dont la seule présence fait pencher les combats. Carlita comprend la première ce qui se joue, et le petit fabuleux se retrouve découvert. La famille de Carlita entre alors en scène — sa mère Roilita, et surtout son frère aîné Damon, qui porte un projet que personne n'a demandé.
Mille ans plus tôt, le royaume du Val s'étendait non loin d'Eindoak, gouverné par un roi et son Victini. Les deux fils du roi, l'un en quête d'idéal, l'autre en quête de vérité, ont opposé leurs dragons et précipité la chute du royaume. Pour rétablir le flux d'Énergie Draconique, le vieux roi a dû faire appel à son ami Victini — au prix de sa vie, et en enfermant la créature dans la ville.
Damon veut réaliser le rêve de sa mère : rendre au peuple du Val la terre qu'il a perdue. Pour cela, il lui faut déplacer l'Épée du Val, le château lui-même, et donc puiser dans le pouvoir de Victini. Le film devient alors une course contre un homme qui n'est pas un méchant, mais un idéaliste qui n'écoute plus personne — et la façon dont l'Énergie Draconique se retourne contre lui se découvre à l'écran.
Victini, le plus petit fabuleux de la cinquième génération
Victini porte le numéro 494 du Pokédex national, ouvre la cinquième génération et pèse quatre kilos pour quarante centimètres. De type Psy et Feu, surnommé le Pokémon Victoire, il ne combat presque pas : il donne la victoire aux autres. C'est le seul fabuleux de la série à occuper la première case d'un Pokédex régional, une position que notre guide des légendaires et fabuleux détaille plus longuement.
Le film en fait un personnage plus qu'une puissance. Victini n'a jamais vu la mer, il est prisonnier depuis mille ans du périmètre de la ville, et sa passion dévorante pour les macarons sert de fil comique tout du long. Sa capacité signature, Coup Victoire, n'apparaît qu'au moment où le film en a réellement besoin, et pas une seconde avant.
Face à lui, deux dragons parfaitement symétriques : Reshiram, le Pokémon Blanc Réel, de type Dragon et Feu, et Zekrom, le Pokémon Noir Idéal, de type Dragon et Électrik. Ils incarnent la vérité et l'idéal, les deux moitiés d'une même mythologie que raconte aussi notre dossier sur les légendes et mythologies régionales. Le film les traite en frères séparés plutôt qu'en adversaires.
🎁 Victini, Reshiram et Zekrom font partie des créatures les plus demandées de la génération Unys : notre rayon de figurines Pokémon leur réserve une bonne place.

Qui accompagne Sacha, et qui lui fait face
Ce film marque l'arrivée d'une nouvelle équipe : Sacha voyage avec Iris et Rachid, et non plus avec Aurore et Pierre, présents dans le film précédent. Son équipe est celle des débuts d'Unys — Pikachu, Moustillon, Gruikui, Vipélierre, Baggiguane et Couverdure. Le fil complet de ses compagnons est retracé dans notre dossier consacré à Sacha.
Iris aligne Minotaupe, Coupenotte et Emolga ; Rachid s'appuie sur Feuillajou, Crabicoque et Limonde. La Team Rocket est réduite à la portion congrue, avec Jessie et son Chovsourir et James et son Tutafeh, très loin du rôle que leur donnent d'autres films de la saga.
L'intérêt du casting est ailleurs : Damon n'est pas un antagoniste classique. Il ne veut ni conquérir le monde ni capturer un légendaire pour la gloire, il veut réparer une injustice vieille de mille ans et rendre sa dignité à un peuple dispersé. Sa mère Roilita et sa sœur Carlita passent le film à tenter de le raisonner, ce qui donne au long métrage une tonalité familiale assez rare dans la série.

Un film Pokémon dessiné d'après la Côte d'Azur
C'est l'anecdote de production la plus savoureuse pour un public français : Eindoak et ses environs ont été dessinés d'après des repérages menés dans les Alpes-Maritimes. L'équipe est passée par Nice, Gourdon, Tourrettes-sur-Loup, Èze, Roquebrune-Cap-Martin, Sainte-Agnès, Peillon et Cagnes-sur-Mer — la liste complète des villages perchés de l'arrière-pays niçois.
Le voyage ne s'est pas arrêté là. La Côte d'Azur, la Normandie, Paris et le Mont-Saint-Michel figurent également parmi les lieux visités pour nourrir le décor. Quand on connaît les sources, la silhouette du château posé sur son promontoire cesse d'être une invention et devient une citation à peine déguisée. Le film précédent avait fait le même exercice aux Pays-Bas et en Belgique : la saga avait alors pris l'habitude d'aller chercher ses décors en Europe.
Côté musique, le dispositif à deux faces est poussé jusqu'au bout : le générique de fin japonais est un single double face A du groupe Every Little Thing, intitulé Sora/Koe, « Sora » accompagnant la version Zekrom et « Koe » la version Reshiram.
La version française a été fabriquée en Belgique par SDI Media. Aurélien Ringelheim y double Sacha, Béatrice Wegnez Iris, Maxime Donnay Rachid et Nicolas Matthys Damon, et les chansons y deviennent Noir ou Blanc pour l'ouverture et Ta bonne étoile pour la fin.
Le Victini offert dans les jeux, et ce qu'il avait de spécial
Comme presque chaque long métrage, celui-ci s'est accompagné d'une distribution événementielle — mais ce Victini-là n'était pas le même que celui offert au lancement des jeux. Il arrivait avec des capacités qu'il est impossible d'apprendre en jeu normal, ce qui en faisait un objet de collection à part entière.
Le détail vaut le coup d'œil : ce Victini connaissait Coup Victoire, sa capacité signature, mais aussi Flamme Croix et Éclair Croix, c'est-à-dire les attaques propres à Reshiram et à Zekrom. Un seul Pokémon portait donc les deux dragons du film dans son jeu de capacités, ce qui est une jolie manière de traduire en données une histoire de réconciliation. La distribution a suivi les sorties locales, et une seconde vague, au printemps 2012, a offert un Reshiram ou un Zekrom de niveau 100 selon la version possédée.

La sortie française : deux films dans un seul coffret
Comme la quasi-totalité de la saga, ce quatorzième film n'est jamais passé par les salles françaises : seuls les trois premiers longs métrages y ont connu une véritable exploitation, entre 2000 et 2001, et la franchise n'est repassée sur les écrans que deux fois depuis — Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017, puis Volcanion et la merveille mécanique les 22 et 23 novembre 2025. Le calendrier français complet, souvent décalé de plusieurs mois voire de plusieurs années, est détaillé dans notre guide des films Pokémon.
La première diffusion française a eu lieu le 18 avril 2012 sur Disney XD, soit neuf mois après la sortie japonaise. La sortie vidéo a suivi le 6 juin 2012, en DVD et en Blu-ray, accompagnée d'une carte Pikachu du jeu de cartes à collectionner — un objet que les collectionneurs recherchent encore, comme le rappelle notre dossier sur le JCC.
Deux points méritent d'être notés. D'abord, l'édition française réunit les deux versions du film sur le même support : le spectateur français n'a jamais eu à choisir son camp, contrairement au public japonais et américain. Ensuite, il s'agit du premier produit Pokémon commercialisé en Blu-ray en France — un détail de format qui situe assez bien l'époque.
L'accueil, et ce que le film laisse derrière lui
Aux États-Unis, l'événement n'était pas là où on l'attendait. La version Blanc a bénéficié d'une sortie limitée en salles américaines les 3 et 4 décembre 2011, organisée par Cinedigm : c'était la première sortie commerciale d'un film Pokémon dans les cinémas américains depuis Les Héros Pokémon, plus de huit ans plus tôt — le treizième film n'y avait été projeté que lors d'une tournée promotionnelle. Les deux versions ont ensuite été diffusées sur Cartoon Network, la Noir le 10 décembre 2011 et la Blanc le 11 février 2012.
L'idée des deux affiches, elle, n'a jamais été reprise. Ce quatorzième film reste le seul de la saga sorti sous deux versions distinctes : le dispositif suppose un public prêt à payer deux fois, ce qui n'a de sens que dans un marché de salles très dense. C'est aussi le seul film du cycle Unys à avoir mobilisé Production I.G et Xebec aux côtés d'OLM, les deux suivants étant revenus à une production maison beaucoup plus resserrée.
Enfin, il installe durablement Victini dans l'imaginaire des joueurs. Le petit fabuleux du numéro 494 restera longtemps difficile à obtenir légitimement, faute de le trouver ailleurs que dans des distributions événementielles. Pour situer ce film au milieu des autres légendaires du cycle Unys, notre dossier sur les trios et duos légendaires remet Reshiram, Zekrom et leur troisième larron à leur place respective.
Noir - Victini et Reshiram et Blanc - Victini et Zekrom en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Numéro dans la saga | Quatorzième film, premier du cycle Noir et Blanc |
| Titres français exacts | Pokémon, le film : Noir - Victini et Reshiram et Pokémon, le film : Blanc - Victini et Zekrom |
| Titres japonais | ビクティニと白き英雄 レシラム (Héros Blanc : Reshiram) et ビクティニと黒き英雄 ゼクロム (Héros Noir : Zekrom) |
| Sortie japonaise | 16 juillet 2011, les deux versions le même jour, distribuées par Toho |
| Sortie américaine | Version Blanc en salles les 3 et 4 décembre 2011, puis Cartoon Network les 10 décembre 2011 et 11 février 2012 |
| Sortie française | Aucune sortie en salles : Disney XD le 18 avril 2012 |
| Vidéo française | DVD et Blu-ray le 6 juin 2012, les deux versions réunies, avec une carte Pikachu |
| Réalisateur | Kunihiko Yuyama, sur un scénario de Hideki Sonoda |
| Studios | OLM et OLM Digital, avec Production I.G et Xebec |
| Musique | Shinji Miyazaki pour la version Noir, Akifumi Tada et Kazuhiko Sawaguchi pour la version Blanc |
| Pokémon vedettes | Victini, commun aux deux versions, plus Reshiram (Noir) ou Zekrom (Blanc) |
| Compagnons de Sacha | Iris et Rachid |
| Différences entre versions | Le dragon de Damon, le galet cherché par Sacha, Ohdo (Noir) ou Sayd (Blanc), et les chromatiques croisés |
| Décor | Eindoak et le royaume du Val, dessinés d'après les Alpes-Maritimes, la Normandie et le Mont-Saint-Michel |
| Box-office japonais | 4,33 milliards de yens de recette brute, les deux versions cumulées ; deuxième film japonais de 2011 en recettes, cinquième tous films confondus |
Questions fréquentes
-
Le quatorzième film compte-t-il pour un ou pour deux films Pokémon ?
Pour un seul. Noir - Victini et Reshiram et Blanc - Victini et Zekrom sont deux versions du même quatorzième long métrage, sorties le même jour au Japon, le 16 juillet 2011. La saga compte vingt-trois films au total, et cette double affiche n'en occupe qu'une seule case. -
Quelle est la différence entre la version Noir et la version Blanc ?
L'intrigue est identique, seul le dragon change. Dans la version Noir, Damon est choisi par Zekrom et Sacha réveille Reshiram ; dans la version Blanc, c'est l'inverse. Deux personnages secondaires sont également exclusifs, Ohdo dans la version Noir et Sayd dans la version Blanc, et les Pokémon chromatiques croisés diffèrent. -
Pourquoi le film Noir contient-il Reshiram, le dragon blanc ?
Parce que les titres suivent les jeux, pas la couleur des créatures. Dans Pokémon Version Noire, le légendaire de la jaquette est Reshiram, et dans Pokémon Version Blanche c'est Zekrom. Les titres japonais faisaient l'inverse en parlant du Héros Blanc Reshiram et du Héros Noir Zekrom : les étiquettes ont donc été inversées lors de l'export. -
Le film est-il sorti au cinéma en France ?
Non. Il a été diffusé pour la première fois en France le 18 avril 2012 sur Disney XD, puis édité en DVD et en Blu-ray le 6 juin 2012. Seuls trois films Pokémon ont été exploités dans les salles françaises, tous entre avril 2000 et juin 2001. -
Faut-il regarder les deux versions pour comprendre l'histoire ?
Non. Chacune raconte l'intégralité de l'intrigue et se suffit à elle-même. Regarder la seconde n'apporte que le plaisir de la comparaison, puisque les dialogues et les scènes sont pour l'essentiel identiques. L'édition française réunit d'ailleurs les deux versions sur le même support. -
Qui accompagne Sacha dans ce film ?
Iris et Rachid, ses compagnons de la période Unys. Aurore et Pierre, présents dans le treizième film, ont quitté le groupe. Jessie et James apparaissent brièvement, avec respectivement un Chovsourir et un Tutafeh. -
Comment obtenait-on Victini à l'époque du film ?
Par une distribution événementielle liée au film, différente de celle offerte au lancement des jeux. Ce Victini connaissait Coup Victoire, ainsi que Flamme Croix et Éclair Croix, les capacités propres à Reshiram et à Zekrom, impossibles à lui apprendre autrement.
En résumé
Un seul film, deux affiches et deux dragons : la saga n'a jamais retenté l'expérience, et c'est ce qui rend ce quatorzième opus mémorable bien au-delà de son intrigue. Derrière l'astuce commerciale se cache une histoire de fratrie et d'idéaux opposés, portée par le plus petit fabuleux de la cinquième génération.
Et pour un spectateur français, il reste ce plaisir particulier : reconnaître les villages perchés des Alpes-Maritimes dans un long métrage japonais. Pour replacer ce film au milieu des vingt-deux autres, notre guide complet des films Pokémon remet chaque sortie dans le bon ordre.