Affiche de Pokémon, le film : Je te choisis !

Pokémon, le film : Je te choisis ! — le reboot qui réécrit la rencontre de Sacha et Pikachu

4193 mots | Temps de lecture : 20 minute(s)

Attention, ce film n'est pas un épisode de la série animée. Sorti en 2017 pour les vingt ans du dessin animé, Pokémon, le film : Je te choisis ! reprend la toute première rencontre entre Sacha et Pikachu, la réécrit, puis part dans une direction que la série n'a jamais empruntée. Ni Pierre, ni Ondine, ni aucun des compagnons historiques ne l'accompagnent. C'est un redémarrage assumé, qui ouvre une continuité parallèle — et c'est la clé pour ne pas se perdre en le regardant.

Sommaire


Juillet 2017 : la saga fête ses vingt ans et repart de zéro

Le vingtième film Pokémon est sorti dans les salles japonaises le 15 juillet 2017, distribué par Toho. La date répond à un anniversaire précis : la série animée avait été diffusée pour la première fois au Japon le 1er avril 1997, et le long métrage a été conçu de bout en bout comme un objet commémoratif.

L'annonce a été faite le 15 décembre 2016 dans l'émission Oha Suta, sur TV Tokyo, accompagnée d'une affiche montrant Sacha, Pikachu et Ho-Oh. Dès ce premier visuel, le message était clair : le film allait revisiter les débuts de la série, et le légendaire de Johto y tiendrait une place centrale.

Peluche Pokémon - Pikachu
Peluche Pokémon - Pikachu
Peluche Pokémon - Pikachu

Une bande-annonce diffusée le 1er mars 2017 a confirmé le programme en montrant des scènes du premier épisode entièrement réanimées. Le mois suivant, la production révélait que Marshadow, alors la toute dernière entrée du Pokédex, ferait ses débuts à l'écran aux côtés de plusieurs personnages inédits.

Derrière la caméra, l'équipe est celle de la maison : Kunihiko Yuyama à la réalisation, Shōji Yonemura au scénario, Shinji Miyazaki à la musique, Aya Aoshima à la photographie et le studio OLM à la production, pour 97 minutes de film. Pour situer ce long métrage parmi les vingt-deux autres, notre panorama des films Pokémon donne la vue d'ensemble.


Un reboot, pas un épisode : ce qu'il faut comprendre avant de le voir

C'est le point le plus important de tout le dossier, et celui qui déroute le plus les spectateurs : ce film ne s'inscrit pas dans la chronologie de la série télévisée. Les dix-neuf longs métrages précédents se glissaient entre deux épisodes de la saison en cours, avec les compagnons du moment, sans rien modifier au récit d'ensemble. Celui-ci fait exactement l'inverse : il repart du tout premier matin de Sacha et raconte une autre version des faits.

Le film est librement adapté du premier épisode de la série et d'une partie de sa première saison, mais il n'en est pas un remake. Il reprend des jalons connus — le réveil en retard, le laboratoire du Professeur Chen, le Pikachu qui refuse sa Poké Ball, la nuée de Piafabec, l'orage — puis bifurque vers une intrigue entièrement originale que la série n'a jamais racontée.

Concrètement, cela veut dire que les compagnons historiques n'existent pas dans ce récit. Pierre et Ondine, qui accompagnent Sacha depuis 1997, sont absents du film et n'apparaissent que sous forme de silhouettes dans le générique de fin, aux côtés d'Aurore, d'Iris, de Serena, de Lem et des autres. À leur place, deux dresseurs inédits, Justine et Honoré.

Ce redémarrage n'est pas resté isolé : il a ouvert une continuité alternative que les films suivants ont poursuivie. Le pouvoir est en nous, sorti en 2018, s'y rattache directement, et la saga cinéma n'est jamais revenue à la chronologie de la série télévisée. Le dernier long métrage à s'y inscrire est celui de 2016, Volcanion et la merveille mécanique.

La bonne façon de l'aborder, donc : non pas comme la suite de quoi que ce soit, mais comme une relecture. Le parcours « officiel » de Sacha, celui de la série, est raconté de son côté dans notre dossier sur son voyage de dresseur — et les deux versions ne se recoupent pas.


L'intrigue : une plume, une montagne et une promesse

Tout commence comme on s'en souvient, ou presque. Sacha se réveille en retard, arrive au laboratoire du Professeur Chen alors que les Pokémon de départ ont tous été choisis, et repart avec le seul restant : un Pikachu qui refuse catégoriquement d'entrer dans sa Poké Ball et lui envoie une décharge pour faire bonne mesure.

La première journée tourne mal. Une pierre mal lancée, un Piafabec vexé, une nuée entière lancée à leurs trousses, puis l'orage : Sacha protège Pikachu de son corps, et Pikachu répond par un éclair qui disperse les assaillants. C'est le moment fondateur de la série, rejoué avec vingt ans de moyens supplémentaires.

Vient alors ce que la série n'avait jamais montré. Un Ho-Oh survole les deux amis et laisse tomber une plume, l'Arcenci'Aile, que Sacha ramasse. Les deux compagnons se promettent de retrouver le légendaire — et c'est cette promesse, pas la conquête des badges, qui structure tout le film.

La route vers le Mont Tensei leur fait croiser Justine et son Tiplouf, Honoré et son Lucario, un rival particulièrement odieux nommé Corix, un chercheur solitaire appelé Bonji, et un Salamèche abandonné sous la pluie. Une créature les observe aussi depuis les ombres, sans se montrer.

Le dernier tiers, qui se joue au sommet du Mont Tensei, ne sera pas raconté ici : c'est là que le film prend son virage le plus audacieux, et il vaut mieux le découvrir sans rien savoir.


Ho-Oh et Marshadow, le légendaire et le fabuleux du film

Ho-Oh est le Pokémon légendaire qui ouvre et referme le récit. Créature de type Feu et Vol, il figure sur la boîte de Pokémon Or et occupe une place particulière dans la mythologie de la série : c'était déjà lui que Sacha apercevait dans le ciel à la fin du tout premier épisode, en 1997. Le film s'empare de cette image fugace et en fait la quête de toute une aventure.

L'Arcenci'Aile est l'objet qui matérialise ce lien. Selon le film, Ho-Oh ne la confie qu'au dresseur qu'il juge digne de l'affronter, et la plume perd ses couleurs entre les mains de qui a le cœur dur. C'est un dispositif narratif efficace : la plume sert à la fois de boussole et de miroir moral. Les récits fondateurs que la série écrit région par région sont détaillés dans notre dossier sur les légendes et mythologies régionales.

Marshadow, lui, fait ses grands débuts dans ce film. Pokémon fabuleux de type Combat et Spectre, huit-cent-deuxième entrée du Pokédex national, il était au moment de la sortie la toute dernière créature révélée de la septième génération. Il se glisse dans l'ombre des êtres vivants et peut s'emparer d'eux, ce qui en fait moins un adversaire qu'une menace diffuse.

Le film le tient volontairement en retrait, tapi dans le décor, jusqu'au moment où il devient le bras armé de la volonté de Ho-Oh. C'est une manière de traiter un fabuleux nettement plus retenue que dans les films de l'ère Kalos, où les légendaires arrivaient par grappes.

Marshadow dans l'ombre, dans Pokémon, le film : Je te choisis !
Marshadow se glisse dans les ombres : c'est le fabuleux inédit de ce vingtième film.

Justine, Honoré, Corix : les compagnons d'une autre histoire

Justine est la première rencontre de Sacha dans ce film, une dresseuse au caractère bien trempé qui voyage avec un Tiplouf et qui se dispute avec lui avant de faire route commune. Elle porte surtout un poids personnel : sa mère est une dresseuse réputée, et Justine est partie voyager loin de chez elle en se sentant incapable de répondre à ses attentes.

Honoré est le second, plus posé, accompagné d'un Lucario, et il rêve de devenir Professeur Pokémon. C'est lui qui apporte au groupe le savoir sur Ho-Oh et sur l'Arcenci'Aile, et lui aussi qui porte la charge émotionnelle la plus lourde du film, à travers le souvenir d'un Luxray perdu dans une tempête de neige.

Corix tient le rôle du rival, et le film ne lui cherche aucune excuse. C'est lui qui a abandonné Salamèche sous la pluie en le jugeant trop faible, lui qui humilie Sacha après un combat, lui qui s'empare de la plume au pire moment. Là où la série faisait de Régis un rival taquin, ce film construit un antagoniste franchement détestable — un choix d'écriture assumé, qui donne au récit un enjeu plus dur.

On croise également Bonji, un vieux chercheur installé sur les pentes du Mont Tensei, ainsi que Delia, le Professeur Chen et la championne Erika lors d'un passage à Céladopole. Jessie, James et Miaouss suivent le groupe tout du long, dans le rôle de Team Rocket qu'on leur connaît.

Le Tiplouf de Justine dans Pokémon, le film : Je te choisis !
Justine et Honoré tiennent la place d'Ondine et de Pierre : ce film raconte un autre départ.

Ce que le film change par rapport à la série

La différence la plus commentée tient en une réplique : dans ce film, Pikachu parle. Pas par télépathie comme les Pokémon des longs métrages précédents, mais avec des mots, à un moment précis du récit. C'est une première pour le personnage en vingt ans, et ce fut l'un des points les plus discutés — parfois durement — par le public de longue date.

Sacha capture et fait évoluer des Pokémon à l'écran, ce que les films de la saga ne montraient pratiquement jamais. Il attrape un Chenipan qui deviendra Papilusion, et recueille le Salamèche abandonné, qui gravira les échelons jusqu'à Dracaufeu. Détail savoureux pour les vétérans : contrairement à la série, ce Dracaufeu-là continue d'obéir à son dresseur.

Le film pioche aussi hors de Kanto sans se justifier, ce qui n'aurait aucun sens dans la chronologie de la série : les trois légendaires de Johto, Entei, Suicune et Raikou, croisent la route du groupe, tandis que le rival aligne un Lougaroc et un Félinferno venus tout droit d'Alola. C'est la liberté que s'autorise une continuité alternative.

Enfin, le Professeur Chen réapparaît dans un film Pokémon pour la première fois depuis le quatrième, et le père de Sacha, personnage fantôme de la série, y est mentionné pour la deuxième fois seulement de toute l'histoire de la franchise. Le film aime ces clins d'œil réservés à ceux qui suivent depuis le début.


Production, affiche et musique

Le scénario est signé Shōji Yonemura, qui succède à Atsuhiro Tomioka sur ce vingtième film — un changement de plume cohérent avec le changement de cap. Kunihiko Yuyama, lui, reste à la réalisation, comme sur la quasi-totalité de la saga.

Deux jours avant la sortie japonaise, une affiche commémorative a été dévoilée, dessinée par Yoshitoshi Shinomiya, illustrateur de décors venu de l'animation pour adultes. Le visuel, très éloigné de la charte habituelle des films Pokémon, disait à lui seul l'ambition du projet : montrer que ce vingtième long métrage n'était pas un film pour enfants de plus.

Shinji Miyazaki compose la partition, avec une nouvelle version du générique japonais historique, tandis que la version internationale et française s'appuie sur les arrangements d'Ed Goldfarb et d'Akhil Gopal. En France, le film s'ouvre sur une reprise du thème Attrapez-les tous !, ce qui participe pleinement de l'effet de retour aux sources.


Accueil : un succès public, une réception houleuse

Le film a rapporté 3,55 milliards de yens dans les salles japonaises, ce qui en fait le quatrième film japonais de l'année 2017 au classement annuel de l'Eiren, l'association des producteurs de cinéma japonais. Hors du Japon, il totalise 7,53 millions de dollars, dont 3 559 886 dollars en Corée du Sud, 2 401 722 dollars aux États-Unis et au Canada et 412 350 dollars à Hong Kong ; le reste vient de séances événementielles en Europe et en Amérique latine. Le total mondial de 37,55 millions de dollars publié par Box Office Mojo n'est donc pas un box-office occidental : les quatre cinquièmes en sont la recette japonaise convertie en dollars. Au Japon, le film a pris la tête du box-office dès son week-end de sortie, avec 516 millions de yens et 436 000 entrées en deux jours — un démarrage nettement supérieur à celui des films de l'ère Kalos.

La critique, elle, a été majoritairement négative, même si les avis se sont révélés plus contrastés que d'ordinaire. Le journaliste Callum May, d'Anime News Network, lui a attribué la note A en saluant un film « pour les fans de la première heure » et une narration plus solide que celle des autres longs métrages de la saga, tout en reprochant à Justine et Honoré d'être des spectateurs de l'histoire d'un autre.

La réaction la plus vive est venue du public historique, qui a mal accepté l'éviction de Pierre et d'Ondine au profit de deux personnages inédits, ainsi que la scène où Pikachu s'exprime en langage humain. Le doublage anglais a par ailleurs essuyé des critiques pour ses changements de dialogues et de musique.

C'est le paradoxe de ce vingtième film : conçu pour célébrer vingt ans de série, il a fâché une partie de ceux qui la suivaient depuis vingt ans. Il n'en reste pas moins un solide succès commercial, avec 3,55 milliards de yens de recettes dans les salles japonaises, et le film qui a réorienté durablement la saga cinéma.


La sortie française : une avant-première mondiale à Paris

Voici l'anecdote française la plus étonnante de toute la saga : le film a été projeté en avant-première mondiale en France, le jeudi 6 juillet 2017, sur la scène Yuzu de la Japan Expo. Soit neuf jours avant la sortie japonaise. C'est la seule fois où le public français a découvert un film Pokémon avant le public japonais.

La diffusion télévisée française est intervenue le 6 décembre 2017 sur Canal J, puis le 25 décembre 2017 sur Gulli. Le film n'a pas eu d'exploitation classique en salles chez nous : depuis Pokémon 3 : Le sort des Zarbi en juin 2001, seuls les trois premiers longs métrages de la saga ont bénéficié d'une vraie sortie cinéma française.

The Pokémon Company International a fait projeter le film hors du Japon début novembre 2017, aux États-Unis via Fathom Events et en Europe, France comprise : le film a été projeté au Grand Rex le 5 novembre 2017, puis dans les cinémas Kinepolis à partir du 6 novembre. Ont suivi une diffusion sur Disney XD aux États-Unis le 25 novembre, sur CITV au Royaume-Uni le 8 décembre et sur 9Go! en Australie le 10 décembre.

Une vue de Paris dans le dessin animé
Le film a connu son avant-première mondiale à Paris, ce qui n'était jamais arrivé à la saga.

Dans les jeux : les Pikachu à casquette, Marshadow, et la suite

La campagne de distribution est l'une des plus mémorables de la série. Six Pikachu portant chacun l'une des casquettes de Sacha, une par époque de la série animée, ont été offerts dans Pokémon Soleil et Lune. En Europe, ils s'obtenaient avec le code PIKACHU20, publié sur le site officiel Pokémon du 19 septembre au 30 octobre 2017, les caractéristiques du Pikachu variant selon la semaine de récupération.

Chacun de ces Pikachu était accompagné d'une Pikachazélite, un cristal Z inédit débloquant la capacité Giga-Tonnerre. La mécanique renvoyait directement au film : un Pikachu qui refuse la Poké Ball, mais qui frappe très fort.

Marshadow a été distribué en France du 7 octobre au 16 novembre 2017, via un code à usage unique remis dans les magasins Micromania participants, ainsi qu'à la Paris Games Week du 1er au 5 novembre 2017. Il arrivait au niveau 50, avec le talent Technicien, la capacité Clepto-Mânes et un autre cristal Z exclusif, la Marshadozélite. Au Japon, un Ho-Oh de niveau 100 était de son côté offert par un code publié dans le numéro d'août du magazine CoroCoro.

🧡 Nos peluches Pikachu reprennent la silhouette que ce film remet au centre du récit, vingt ans après le premier épisode.

Reste l'héritage, et il est considérable. En rouvrant l'histoire à son point de départ, ce vingtième film a fait basculer toute la saga cinéma dans une continuité parallèle, où les suivants se sont installés à leur tour. C'est la rupture la plus nette de vingt-trois longs métrages — et la raison pour laquelle il ne se range pas à côté des autres.


Je te choisis ! en un coup d'œil

Élément Détail
Numéro dans la saga Vingtième film Pokémon, premier de la continuité alternative
Titre français Pokémon, le film : Je te choisis !
Titre japonais 劇場版ポケットモンスター キミにきめた!, soit « Je te choisis ! »
Nature du film Reboot : il réécrit la rencontre de Sacha et Pikachu, hors chronologie de la série
Sortie japonaise 15 juillet 2017, en salles, distribué par Toho
Avant-première mondiale 6 juillet 2017, à la Japan Expo en France, avant le Japon
Diffusion française 6 décembre 2017 sur Canal J, puis 25 décembre 2017 sur Gulli
Sorties hors Japon Séances limitées Fathom Events début novembre 2017, puis Disney XD le 25 novembre
Durée 97 minutes
Réalisation et scénario Kunihiko Yuyama réalise, Shōji Yonemura écrit, studio OLM
Pokémon vedettes Pikachu, Ho-Oh et Marshadow, qui fait ses débuts
Compagnons de Sacha Justine et Honoré, personnages inédits ; ni Pierre ni Ondine
Objet clé L'Arcenci'Aile, la plume laissée par Ho-Oh
Distributions associées Six Pikachu à casquette via le code PIKACHU20, et Marshadow chez Micromania
Box-office 3,55 milliards de yens au Japon, quatrième film japonais de 2017 ; 7,53 millions de dollars dans le reste du monde

Questions fréquentes

  • Quel est le titre français exact du vingtième film Pokémon ?
    Son titre français est Pokémon, le film : Je te choisis !. Il reprend la formule du tout premier épisode de la série animée, diffusé au Japon en 1997, auquel le film emprunte son point de départ.
  • Je te choisis ! fait-il partie de l'histoire de la série animée ?
    Non. C'est un reboot : le film réécrit la rencontre entre Sacha et Pikachu et se déroule dans une continuité alternative, indépendante de la chronologie de la série télévisée. Il est librement adapté du premier épisode et d'une partie de la première saison, mais il bifurque ensuite vers une intrigue originale. Le dernier film à s'inscrire dans la continuité de la série est celui de 2016, Volcanion et la merveille mécanique.
  • Pourquoi Pierre et Ondine ne sont-ils pas dans le film ?
    Parce que le film ne raconte pas l'histoire de la série. Dans cette continuité alternative, Sacha voyage avec deux dresseurs inédits, Justine et Honoré. Pierre, Ondine et les autres compagnons historiques n'apparaissent que sous forme de silhouettes dans le générique de fin. Cette absence a été l'un des principaux reproches adressés au film par le public de longue date.
  • Faut-il avoir vu les films précédents pour le comprendre ?
    Non, et c'est même le film de la saga qui demande le moins de connaissances préalables, puisqu'il repart du tout premier jour de Sacha en tant que dresseur. Un spectateur qui découvre Pokémon peut commencer par celui-ci. En revanche, il ne faut pas le regarder comme la suite des dix-neuf longs métrages précédents : il n'en prolonge aucun.
  • Qui sont Ho-Oh et Marshadow dans ce film ?
    Ho-Oh est le Pokémon légendaire de type Feu et Vol que Sacha aperçoit au début du film et qui lui laisse une plume, l'Arcenci'Aile. Retrouver Ho-Oh au sommet du Mont Tensei constitue l'objectif de tout le récit. Marshadow est un Pokémon fabuleux de type Combat et Spectre qui fait ses débuts dans ce long métrage : il se dissimule dans les ombres et agit pour le compte de Ho-Oh.
  • Le film est-il sorti au cinéma en France ?
    Il n'a pas eu d'exploitation classique en salles françaises, mais il y a connu son avant-première mondiale : il a été projeté le 6 juillet 2017 à la Japan Expo, à Paris, neuf jours avant sa sortie japonaise. Des séances événementielles ont ensuite eu lieu au Grand Rex le 5 novembre 2017, puis dans les cinémas Kinepolis à partir du 6 novembre, avant la diffusion télévisée du 6 décembre 2017 sur Canal J et du 25 décembre 2017 sur Gulli.
  • Comment obtenait-on les Pikachu à casquette et Marshadow dans les jeux ?
    Les six Pikachu portant les casquettes de Sacha étaient distribués dans Pokémon Soleil et Lune. En Europe, ils s'obtenaient avec le code PIKACHU20 publié sur le site officiel Pokémon du 19 septembre au 30 octobre 2017, chaque période donnant un Pikachu différent, accompagné du cristal Z Pikachazélite. Marshadow a été distribué en France du 7 octobre au 16 novembre 2017 par un code à usage unique remis dans les magasins Micromania participants, ainsi qu'à la Paris Games Week du 1er au 5 novembre 2017.

En résumé

Vingt ans après un premier épisode devenu mythique, la saga a choisi de le raconter autrement plutôt que de le célébrer sagement. Je te choisis ! est donc à part : ni suite, ni remake, mais un redémarrage qui a fait basculer tout le cinéma Pokémon dans une continuité parallèle. On peut lui reprocher d'avoir effacé Pierre et Ondine ; on ne peut pas lui reprocher de manquer d'ambition. Pour voir où il se situe parmi les vingt-deux autres longs métrages, notre guide complet des films Pokémon remet tout dans l'ordre.
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