Affiche de Pokémon 3 : Le sort des Zarbi

Pokémon 3 : Le sort des Zarbi — le deuil d'une petite fille et la dernière séance française

3929 mots | Temps de lecture : 19 minute(s)

Le troisième film Pokémon est le plus intime de toute la saga : pas de conquête du monde, pas de collectionneur mégalomane, juste une petite fille dont le père a disparu. Sorti au Japon le 8 juillet 2000 et dans les cinémas français le 13 juin 2001, Pokémon 3 : Le sort des Zarbi raconte comment un chagrin d'enfant, amplifié par des Pokémon capables de matérialiser les désirs, transforme une maison en forteresse de cristal. C'est aussi, et ce n'est pas un détail, le dernier long métrage de la franchise à avoir connu une véritable exploitation dans les salles françaises.

Sommaire


Un film à contre-courant du précédent

Après le spectacle océanique du deuxième film, la saga opère un virage à 180 degrés. Le sort des Zarbi ramène l'action dans une seule ville, autour d'une seule famille, et son enjeu n'est ni le climat mondial ni la survie de l'espèce humaine mais le chagrin d'une enfant. Le film sort au Japon le 8 juillet 2000, dans le créneau de juillet devenu la règle absolue de la franchise.

L'équipe technique reste celle des deux premiers films : Kunihiko Yuyama réalise, le studio OLM anime, la Toho distribue au Japon et Shinji Miyazaki compose. Le scénario est en revanche cosigné pour la première fois, par Takeshi Shudō et Hideki Sonoda. C'est la dernière contribution majeure de Shudō, l'homme qui avait imposé la noirceur du premier film, à un long métrage de la saga.

Le film est le plus court des quatre premiers, avec 74 minutes, et le plus resserré dans sa construction. Il est projeté avec un court métrage en première partie de séance, Pikachu & Pichu, selon la formule désormais établie. Le contexte de sortie et la place exacte de ce film dans la saga sont détaillés dans notre panorama des 23 longs métrages.

Contrairement aux deux films précédents, celui-ci sort alors que la deuxième génération de jeux est déjà entre les mains du public. Entei fait partie du trio légendaire de Pokémon Or et Argent, sortis au Japon en novembre 1999, et les Zarbi y sont également jouables. Le deuxième film avait fait l'inverse en révélant Lugia avant sa première cartouche ; ici, les vedettes du long métrage attendaient déjà les joueurs dans leurs jeux.


L'intrigue, sans divulgâcher la fin

Molly Hale vit à Greenfield avec son père, un archéologue passionné. Il lui raconte la légende des vingt-six Zarbi, ces Pokémon dont les formes reproduisent les lettres de l'alphabet. Appelé sur un chantier de fouilles voisin, il y découvre un curieux puzzle orné de leurs silhouettes — et disparaît en le manipulant, emporté vers une autre dimension.

Un collègue rapporte la nouvelle à Molly et lui laisse le puzzle. L'enfant, seule, se met à en déplacer les pièces et compose les mots qui lui manquent : papa, maman, moi. Les Zarbi répondent à cet appel et fabriquent une illusion d'Entei pour tenir le rôle du père absent. C'est le geste fondateur du film, et tout le reste en découle.

Molly finit par résoudre complètement l'énigme, ouvrant une porte entre les dimensions. Les Zarbi affluent et commencent à recouvrir la maison, puis la ville entière, d'une gangue de cristal. Personne ne comprend l'origine du phénomène. De leur côté, Sacha et ses amis, accompagnés d'une dresseuse rencontrée en chemin, arrivent à Greenfield et découvrent une cité pétrifiée.

L'histoire bascule quand Entei enlève la mère de Sacha pour l'offrir à Molly comme mère de substitution. Le film prend alors la forme d'une ascension : Sacha doit remonter la tour de cristal pour délivrer la sienne, tandis que Pierre puis Ondine acceptent tour à tour d'affronter Molly pour lui laisser le champ libre. Le combat final oppose le Dracaufeu de Sacha à Entei, et il ne se dénoue pas comme on l'attend — nous n'en dirons pas plus.

Des Zarbi en forme de lettres tourbillonnant dans leur dimension, dans Pokémon 3
Vingt-six Zarbi, vingt-six lettres : le puzzle rapporté du chantier de fouilles ouvre la porte de leur dimension.

Zarbi et Entei : deux vedettes qui ne sont pas ce qu'elles semblent

Les Zarbi occupent une place unique dans la saga : ce sont des Pokémon presque sans personnalité, sans dresseur et sans dialogue. Le film en fait une force collective et impersonnelle, qui obéit littéralement aux désirs formulés devant elle, sans jamais en mesurer les conséquences. Ils ne sont pas méchants ; ils exaucent, c'est tout, et c'est précisément ce qui les rend dangereux.

Le cas d'Entei est plus retors encore, et c'est le point que les résumés déforment le plus souvent. L'Entei du film n'est pas le véritable Pokémon légendaire : c'est une illusion créée par les Zarbi à partir du souhait de Molly. Il en a l'apparence et la puissance, mais son existence entière repose sur le besoin d'une enfant d'avoir un père. Cette nuance change complètement la lecture du film.

Entei appartient au trio des fauves légendaires de Johto, aux côtés de Raikou et de Suicune. Les deux autres n'apparaissent pas dans ce film, contrairement à ce que l'on lit parfois : Suicune attendra le quatrième long métrage pour entrer en scène. Le fonctionnement de ces groupes est détaillé dans notre dossier sur les trios et duos légendaires.

Le film joue enfin de la nature alphabétique des Zarbi de façon très concrète. Le puzzle que manipule Molly est un dispositif d'écriture : composer un mot revient à créer une réalité, et l'enfant en fait usage sans comprendre ce qu'elle déclenche. C'est une idée de mise en scène rare dans une franchise habituée aux combats frontaux, et elle porte tout le film.

Entei dressé devant Molly Hale dans le domaine cristallisé de Greenfield
L'Entei du film n'est pas un légendaire ordinaire : c'est le père que Molly a demandé aux Zarbi.

Molly, Sacha, et une mère prise en otage

Molly Hale est le véritable personnage principal du film, davantage que Sacha. Le récit épouse son point de vue d'enfant endeuillée et ne la traite jamais comme une antagoniste, même lorsqu'elle affronte le groupe sous une apparence de jeune femme fabriquée par les Zarbi. Rares sont les films de la saga à confier à un personnage inédit un rôle aussi central : le vingt-troisième et dernier, Les secrets de la jungle, fera de même avec le jeune Koko, élevé par un Zarude au cœur de la jungle.

Sacha voyage ici avec Ondine et Pierre, la formation classique, ce qui distingue nettement ce film du précédent où Jacky avait remplacé Pierre. Une dresseuse rencontrée en ouverture, Lisa, se joint temporairement au groupe. Le parcours de Sacha est alors dans sa période Johto, comme le retrace notre dossier Sacha et l'anime Pokémon.

L'équipe de Sacha reflète cette période : on y voit ses Pokémon de Johto, dont Héricendre, Germignon et Kaiminus, ainsi que Noarfang. Son Dracaufeu, qu'il avait rendu à la liberté, revient de lui-même pour l'aider — c'est l'un des grands moments émotionnels du film, et il ne fonctionne que si l'on sait que Sacha ne l'a pas rappelé.

Le film prend un risque narratif considérable en s'attaquant à la mère de Sacha, Delia. La faire enlever et hypnotiser pour qu'elle croie être la mère de Molly est le geste le plus cruel de toute la saga envers son héros, et il donne au sauvetage une charge personnelle absente des deux films précédents. Pierre et Ondine, en acceptant de perdre du temps pour lui, jouent ici un rôle de soutien rare et très concret.

Ce film détient d'ailleurs une singularité de combat que les amateurs relèvent volontiers : c'est le seul long métrage de la saga à contenir un combat complet en six contre six, et la première fois que Sacha affronte une dresseuse dans ce format.

Molly Hale et un Teddiursa dans le kiosque du domaine de Greenfield
Molly Hale est le véritable personnage principal : le récit épouse son point de vue d'enfant endeuillée.

Ce que ce film apporte à la saga

Le troisième film démontre qu'un long métrage Pokémon peut fonctionner sans méchant. Il n'y a personne à vaincre dans Le sort des Zarbi : il y a une enfant à convaincre de renoncer à ce qu'elle a créé. C'est une audace d'écriture que la franchise ne renouvellera pas souvent, et qui vaut au film sa réputation de sommet émotionnel de la période classique.

Il apporte aussi une variation durable sur le rôle des légendaires. Jusque-là, ces créatures étaient soit des victimes à protéger, soit des forces à apaiser. Ici, l'un d'eux n'existe tout simplement pas : c'est une projection mentale, ce qui déplace la question du légendaire vers celle de la croyance. Notre dossier sur les légendes et mythologies régionales montre à quel point cette ambiguïté est constitutive de l'univers.

Le film consolide enfin le lien entre le cinéma et les jeux du moment. Les Zarbi et Entei venaient tout juste d'arriver dans les cartouches de la deuxième génération, et le long métrage leur a offert une vitrine à un moment où les joueurs français découvraient à peine Or et Argent.

Sur un plan plus prosaïque, c'est aussi le dernier des longs métrages animés de la saga distribué aux États-Unis par Warner Bros., qui ne reviendra à la franchise qu'en 2019, avec le film en prises de vues réelles Pokémon Détective Pikachu. Ce départ aura des conséquences directes et brutales sur le destin du quatrième film, et par ricochet sur toute la chronologie des sorties françaises.


Production et musique

Le film conserve la structure de production des deux précédents. Réalisation de Kunihiko Yuyama, animation par OLM, distribution japonaise par la Toho, musique originale de Shinji Miyazaki, pour une durée de 74 minutes. Le scénario associe Takeshi Shudō et Hideki Sonoda, ce dernier prenant progressivement le relais.

Visuellement, le film mise tout sur un motif unique : le cristal. La progression de la matière sur la maison, puis sur la ville, sert à la fois de compte à rebours et de thermomètre émotionnel, plus le chagrin de Molly s'étend, plus le cristal gagne. C'est une idée simple et parfaitement tenue sur la durée du film.

Pour l'exploitation internationale, la partition a de nouveau été retravaillée, cette fois sous la houlette de Ralph Schuckett avec John Loeffler à la production musicale exécutive. Le générique de fin occidental est confié à la chanson To Know the Unknown, dans la continuité de la stratégie musicale mise en place sur les deux films précédents.

Aux États-Unis, la sortie s'est accompagnée d'une opération très caractéristique de l'époque : certaines salles distribuaient des cartes à collectionner exclusives aux spectateurs, afin de capitaliser sur le succès du jeu de cartes. Le film et le carton se vendaient l'un l'autre.


Accueil et résultats

Au Japon, le film reste une valeur sûre. Il se classe premier film japonais de l'année et troisième tous films confondus dans les salles japonaises, derrière deux productions américaines, avec une recette brute en salles de 4,85 milliards de yens. Le rendez-vous annuel de juillet fonctionne toujours, même si l'effet de nouveauté s'est dissipé.

En Amérique du Nord, le film sort le 6 avril 2001 et démarre à la quatrième place avec 8,2 millions de dollars sur 2 675 salles, soit moins de la moitié du leader de la semaine. Le contraste avec les 19,6 millions du deuxième film, huit mois plus tôt, est saisissant.

Le total mondial s'établit à 68,4 millions de dollars selon Box Office Mojo. La trajectoire est nette, à base constante : 163,6 millions pour le premier film, 133,9 pour le deuxième, 68,4 pour le troisième. En trois ans, la saga a perdu près de soixante pour cent de ses recettes internationales, ce qui explique le désengagement des distributeurs qui suivra.

L'accueil de la presse, en revanche, reste sévère : 20 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes et 22 sur 100 au Metacritic, le plus faible score des trois premiers films. Les critiques lui concèdent toutefois un scénario plus solide que celui de ses deux prédécesseurs, et le film jouit depuis d'une réputation durable auprès des amateurs, souvent cité comme le meilleur scénario de la période.

Ce décrochage commercial n'a rien d'un accident et tout d'un effet de structure. Un film par an sur le même modèle finit mécaniquement par épuiser la curiosité du grand public, surtout quand la série télévisée diffuse gratuitement des dizaines d'épisodes chaque saison. Le noyau d'amateurs, lui, est resté ; c'est le public occasionnel, celui qui avait fait le succès du premier film, qui a cessé de se déplacer. Cette bascule d'un phénomène de masse vers un public de fidèles est exactement ce qui a conduit les distributeurs occidentaux à revoir leurs ambitions à la baisse dès le film suivant.


13 juin 2001 : la dernière séance

En France, le film sort en salles le 13 juin 2001. C'est une date importante à retenir, parce qu'elle marque une fin : c'est le dernier long métrage Pokémon à avoir connu une véritable exploitation dans les cinémas français. Avec le premier film le 5 avril 2000 et le deuxième le 20 décembre 2000, il complète le trio inaugural des films de la saga passés par les salles françaises.

À partir du quatrième film, la France est passée au DVD, puis à la télévision, puis au streaming, et l'ordre des sorties françaises s'est complètement détaché de l'ordre japonais. Le cinquième film est ainsi paru chez nous en 2005, presque deux ans avant le quatrième, arrivé seulement en 2007. Ce désordre est retracé en détail dans notre dossier sur l'ensemble des films.

Il faut mesurer ce que cela représente : en quatorze mois, entre avril 2000 et juin 2001, les spectateurs français ont vu trois films Pokémon au cinéma, puis plus rien pendant seize ans, jusqu'à Je te choisis ! en novembre 2017. Cette concentration explique pourquoi ces trois titres occupent une place à part dans la mémoire du public francophone, très supérieure à celle du reste de la saga.

L'édition vidéo française est arrivée le 13 décembre 2001, en DVD et en VHS, accompagnée d'une carte promotionnelle du Zarbi J. C'était la troisième fois de suite qu'une sortie vidéo française d'un film Pokémon s'accompagnait d'une carte promotionnelle exclusive, après le Mewtwo du premier film et le Pikachu surfeur du deuxième.

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L'héritage du troisième film

Le sort des Zarbi a durablement changé la façon dont les Zarbi sont perçus. Espèce anecdotique et impopulaire dans les jeux, où elle n'a aucune utilité en combat, elle est devenue au cinéma une force inquiétante et mémorable. C'est probablement le meilleur exemple, dans toute la franchise, d'un film ayant réhabilité un Pokémon que les jeux avaient négligé.

Le film a également prouvé qu'un récit Pokémon pouvait s'adresser aux adultes sans passer par la noirceur du premier film. Là où Pokémon : Le film parlait de mort et de clonage, celui-ci parle de deuil et de refus du réel, avec des moyens beaucoup plus doux et un dénouement infiniment moins brutal. Deux façons opposées d'être un film sérieux.

Sa place dans la mémoire française est enfin singulière. Beaucoup de spectateurs francophones l'associent, sans toujours le savoir, à la fin d'une époque : celle où Pokémon remplissait les salles obscures. Après juin 2001, la franchise est restée omniprésente en France par les jeux, les cartes et la télévision, mais elle a quitté le grand écran, où elle n'est revenue que deux fois : douze jours d'exploitation limitée pour Je te choisis !, du 5 au 17 novembre 2017, puis deux journées de séances événementielles consacrées à Volcanion et la merveille mécanique, les 22 et 23 novembre 2025.

Pour qui souhaite découvrir la période classique, ce troisième film reste le meilleur point d'entrée après le premier : plus court, plus émouvant, et parfaitement autonome. Il ne suppose aucune connaissance préalable de la série, ce qui est loin d'être vrai de tous les longs métrages de la saga.


Pokémon 3 : Le sort des Zarbi en un coup d'œil

Élément Détail
Titre français Pokémon 3 : Le sort des Zarbi
Titre japonais L'empereur de la tour de cristal : Entei
Numéro dans la saga 3e des 23 longs métrages
Sortie japonaise 8 juillet 2000, au cinéma
Sortie française 13 juin 2001, au cinéma — dernier film Pokémon à avoir eu une véritable exploitation en salles en France
Sortie vidéo française 13 décembre 2001, en DVD et VHS, avec une carte Zarbi J
Recettes mondiales 68,4 millions de dollars (Box Office Mojo)
Résultat japonais 4,85 milliards de yens de recette brute — 1er film japonais de l'année et 3e tous films confondus dans les salles japonaises
Durée 74 minutes, la plus courte des quatre premiers films
Réalisation Kunihiko Yuyama
Scénario Takeshi Shudō et Hideki Sonoda
Studio et distributeur japonais OLM, distribué par la Toho
Musique originale Shinji Miyazaki
Pokémon vedettes les Zarbi et Entei
Compagnons de Sacha Ondine et Pierre, rejoints par la dresseuse Lisa

Questions fréquentes

  • Quel est le titre français exact du troisième film Pokémon ?
    Son titre français officiel est Pokémon 3 : Le sort des Zarbi. Le titre japonais se traduit par L'empereur de la tour de cristal : Entei, et le titre américain ajoute la mention Spell of the Unown: Entei. La version française ne conserve que la référence aux Zarbi.
  • L'Entei du troisième film est-il le vrai Pokémon légendaire ?
    Non. L'Entei que l'on voit dans le film est une illusion fabriquée par les Zarbi à partir du souhait de Molly Hale, qui veut retrouver son père disparu. Il en possède l'apparence et la puissance, mais son existence dépend entièrement du désir de l'enfant.
  • Raikou et Suicune apparaissent-ils dans ce film ?
    Non. Bien qu'Entei fasse partie du trio des fauves légendaires de Johto, ses deux compagnons Raikou et Suicune sont absents du troisième film. Suicune n'apparaîtra qu'à partir du quatrième long métrage de la saga, aux côtés de Celebi.
  • Quand le troisième film Pokémon est-il sorti en France ?
    Il est sorti dans les cinémas français le 13 juin 2001, puis en DVD et VHS le 13 décembre 2001. Sa sortie japonaise datait du 8 juillet 2000.
  • Pourquoi dit-on que c'est le dernier film Pokémon sorti au cinéma en France ?
    Parce que seuls trois longs métrages de la saga ont connu une véritable exploitation dans les salles françaises : le premier le 5 avril 2000, le deuxième le 20 décembre 2000 et le troisième le 13 juin 2001. À partir du quatrième film, la France est passée à la sortie directe en DVD, puis à la télévision et au streaming. Le cinéma français a tout de même revu la saga deux fois depuis : Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017, puis Volcanion et la merveille mécanique en séances événementielles les 22 et 23 novembre 2025.
  • Ce film a-t-il un lien avec les jeux Pokémon Or et Argent ?
    Oui. Les Zarbi et Entei ont été introduits dans les jeux vidéo avec la deuxième génération, sortie au Japon en novembre 1999, soit avant le film. Contrairement au deuxième long métrage, dont la vedette Lugia n'existait alors dans aucun jeu, celui-ci met en scène des créatures que les joueurs pouvaient déjà rencontrer dans leurs cartouches.

En résumé

Pokémon 3 : Le sort des Zarbi est le film le plus doux et le plus triste de la saga, et sans doute le mieux écrit de sa période classique. En remplaçant le méchant par un chagrin et la conquête du monde par une maison qui se change en cristal, il prouve qu'un long métrage Pokémon peut émouvoir sans hausser le ton. Pour le public français, il porte en plus une charge particulière : c'est la dernière fois que la saga a occupé durablement un écran de cinéma chez nous, un 13 juin 2001 dont personne, à l'époque, n'imaginait qu'il refermerait la parenthèse pour près d'un quart de siècle.
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