Affiche de Pokémon 4Ever : Celebi, la voix de la forêt

Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt — le premier film de la saga privé de salles françaises

4399 mots | Temps de lecture : 21 minute(s)

C'est le film qui marque la rupture : après trois passages au cinéma en quatorze mois, la saga Pokémon disparaît des salles françaises pour seize ans. Sorti au Japon le 7 juillet 2001, Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt a mis près de six ans à parvenir jusqu'au public français, et encore, uniquement en DVD. C'est pourtant l'un des scénarios les plus surprenants de la période classique : une histoire de voyage dans le temps qui relie discrètement le présent de Sacha à un passé vieux de quarante ans. Voici le dossier complet de ce quatrième long métrage.

Sommaire


Le film du basculement

Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt sort au Japon le 7 juillet 2001, dans le créneau de juillet que la franchise n'a jamais quitté. Sur le papier, rien n'a changé : Kunihiko Yuyama réalise, le studio OLM anime, la Toho distribue et Shinji Miyazaki compose. Dans les faits, c'est le film où la mécanique internationale de la saga se grippe pour de bon.

Le signal le plus net vient des États-Unis. Les trois premiers longs métrages y avaient été portés par Warner Bros. ; ce quatrième film change de mains et échoit à Miramax, qui l'exploite en sortie limitée à l'automne 2002 plutôt qu'en lancement national. La différence d'ambition est immédiatement lisible dans les chiffres, et elle a des conséquences en cascade sur tous les autres territoires, France comprise.

Veilleuse Pokémon - Celebi
Veilleuse Pokémon - Celebi
Veilleuse Pokémon - Celebi

Le scénario connaît lui aussi une passation. Takeshi Shudō, qui avait écrit les trois films précédents, cède la plume à Hideki Sonoda, son cosignataire sur le troisième. C'est la fin d'un cycle d'écriture : l'homme qui avait imposé la noirceur du premier film et le deuil du troisième n'est plus aux commandes.

Le film dure 75 minutes. Il était accompagné au Japon d'un court métrage en première partie de séance, L'excitant cache-cache de Pikachu — un complément de programme que le public français n'a jamais vu en salles, puisqu'il n'y a jamais eu de séance française. Sa place exacte dans l'ensemble de la saga est retracée dans notre panorama des 23 longs métrages.


L'intrigue, sans divulgâcher la fin

En route vers la Ligue de Johto, Sacha et ses amis traversent une grande forêt et y découvrent deux corps inanimés : un garçon d'une dizaine d'années prénommé Sammy, et un Celebi gravement blessé. Ni l'un ni l'autre ne viennent de cette époque. Quarante ans plus tôt, poursuivis par un chasseur de Pokémon, ils avaient été projetés dans le futur par le pouvoir de Celebi.

Le groupe décide de conduire la créature au Centre Pokémon de la forêt. C'est là que le film introduit son antagoniste : le Chasseur Masqué, un officier de la Team Rocket équipé d'une Dark Ball, une Poké Ball capable de corrompre un Pokémon capturé et de le retourner contre les siens. Son objectif n'est pas de vendre Celebi mais de s'en servir.

Commence alors une longue poursuite, pendant laquelle Sacha et Sammy se lient malgré les quarante ans qui les séparent. Le Chasseur Masqué finit par mettre la main sur Celebi, avec l'aide de Jessie, James et Miaouss — une alliance rare, puisque le trio comique se range ici franchement du côté du méchant. La créature ainsi corrompue devient une arme d'une puissance considérable.

C'est le moment que choisit Suicune pour entrer en scène. La dernière partie du film oppose le légendaire des eaux à la machine du Chasseur Masqué, tandis que Sacha et Sammy tentent de rappeler à Celebi ce qu'il a été. Le dénouement engage le lac autour duquel toute la forêt est organisée, et il réserve une révélation sur l'identité de Sammy que nous garderons pour plus loin dans ce dossier.


Celebi et Suicune, un fabuleux et un légendaire de Johto

Celebi est un Pokémon fabuleux, catégorie à laquelle appartiennent les espèces les plus difficiles d'accès de la franchise, détaillées dans notre guide des légendaires et des fabuleux. Il occupe dans la deuxième génération la place exacte que Mew occupait dans la première : dernier numéro du Pokédex régional, quasiment inaccessible en jeu, et entouré d'une aura de rareté entretenue par les médias.

Son pouvoir, le voyage dans le temps, est le vrai moteur du film. Le scénario s'en sert non pour multiplier les paradoxes mais pour créer une amitié entre deux enfants que quarante ans séparent, ce qui est une utilisation étonnamment sobre d'une capacité aussi spectaculaire. Le film évite soigneusement les boucles temporelles et les explications techniques.

Suicune, lui, appartient au trio des fauves légendaires de Johto, avec Entei et Raikou. C'est sa première apparition dans un long métrage de la saga : contrairement à ce qu'on lit parfois, il n'était pas présent dans le troisième film, où seul Entei figurait, et encore sous la forme d'une illusion. Le fonctionnement de ces groupes est expliqué dans notre dossier sur les trios et duos légendaires.

Le film respecte fidèlement l'attribut mythologique de Suicune, celui de purificateur des eaux. Son intervention ne consiste pas à gagner un combat mais à rendre au lac sa pureté, ce qui le rattache directement aux récits fondateurs que nous explorons dans notre dossier sur les légendes et mythologies régionales.

Suicune dans Pokémon 4Ever : Celebi, la voix de la forêt
Suicune, le légendaire de Johto, veille sur la forêt où Celebi se réfugie.

Qui accompagne Sacha, et qui n'est pas là

Dans ce quatrième film, Sacha voyage avec Ondine et Pierre, la formation classique. Le point mérite d'être précisé, parce que le deuxième film avait remplacé Pierre par Jacky le temps des Îles Orange : ici, on revient à l'attelage habituel. Le parcours d'ensemble du héros est retracé dans notre dossier Sacha et l'anime Pokémon.

Jacky, justement, fait l'objet d'une curiosité d'adaptation. Il apparaît brièvement dans la version japonaise, lors d'une conversation téléphonique avec le professeur Chen, mais cette scène a été coupée à l'export. On l'aperçoit malgré tout au générique de fin de la version occidentale, où il découvre un carnet à dessin — un raccord qui n'a plus grand sens une fois la scène d'origine supprimée.

L'équipe de Sacha situe le film avec précision dans la série : son Germignon a évolué en Macronium, ce qui place l'action dans une fenêtre étroite de la période Johto. Le film contient d'ailleurs une petite première pour la saga : c'est le premier long métrage dans lequel un Pokémon évolue à l'écran, en l'occurrence un Chrysacier qui devient Papilusion.

Côté antagonistes, le Chasseur Masqué est une nouveauté bienvenue après le Mewtwo tourmenté du premier film, le collectionneur du deuxième et l'absence totale de méchant dans le troisième. C'est un professionnel froid, sans motivation intime, qui traite les Pokémon comme du matériel. Sa Dark Ball connaîtra une postérité inattendue : le principe du Pokémon corrompu et volé sera repris trois ans plus tard dans un jeu entier, comme le détaille notre dossier Pokémon Colosseum et XD.

Enfin, ce film contient deux premières concernant le trio comique. C'est le premier long métrage où Jessie, James et Miaouss prêtent directement main-forte au méchant principal, et le premier où ils décollent dans les airs à la façon de la série télévisée.


La révélation finale, pour qui a déjà vu le film

Cette section dévoile le dénouement : si vous n'avez pas encore vu le film, passez directement à la suivante. Le garçon venu du passé, Sammy, n'est autre que le professeur Chen enfant. Le film sème les indices sans jamais les souligner, puis les fait converger dans une dernière scène où le professeur, appelé au téléphone, connaît le prénom du garçon avant qu'on ne le lui donne.

Le détail qui verrouille la révélation est un Reptincel. Sammy fait appel pendant la bataille à l'évolution d'un Salamèche, ce qui établit au passage que le futur professeur Chen a possédé un Pokémon de la lignée du starter de feu de Kanto. La galerie complète des chercheurs de la franchise est réunie dans notre guide des Professeurs Pokémon.

Cette idée a une conséquence de fond sur la série. Elle installe rétrospectivement le professeur Chen comme un ancien dresseur de terrain, et non comme le savant sédentaire que les jeux laissaient imaginer. Le personnage gagne une jeunesse, une aventure et une raison personnelle de s'intéresser aux Pokémon rares.

La version occidentale a d'ailleurs jugé la révélation trop discrète pour son public. Des scènes ont été modifiées et ajoutées à l'export pour rendre l'identité de Sammy plus explicite, là où la version japonaise se contentait de la suggérer. C'est un cas rare où l'adaptation occidentale clarifie le récit au lieu de l'affadir.


Ce que ce film a changé dans la série

Le quatrième film a réglé, sans le dire, une intrigue laissée en suspens dans la série télévisée. La fameuse GS Ball, cette Poké Ball dorée que Sacha devait convoyer et dont le contenu n'était jamais révélé, devait initialement abriter un Celebi. Le film ayant pris le sujet à son compte, l'idée a été abandonnée et la GS Ball est restée oubliée chez un fabricant de Poké Balls, sans explication. C'est l'un des fils narratifs les plus célèbres jamais laissés en plan par la franchise.

Le film a aussi été précédé d'une rumeur restée fameuse. Une prétendue interview de la comédienne japonaise qui prête sa voix à Sacha, dans laquelle elle aurait annoncé quitter le rôle après le quatrième film, s'est répandue à partir d'un forum et a fini par être relayée jusque dans la presse américaine. TV Tokyo a démenti qu'une telle interview ait jamais eu lieu. Ironie de l'affaire : le film évoqué existait bel et bien, et le troisième long métrage se terminait au Japon par une brève bande-annonce montrant Celebi.

Sur le fond, ce quatrième film prolonge la logique inaugurée par le deuxième : faire du long métrage annuel la vitrine d'un Pokémon rare du jeu du moment. Celebi accompagne la deuxième génération, dont les dossiers Or et Argent et Cristal détaillent le contenu.

Il annonce enfin la fin d'une ère de production. C'est l'avant-dernier film de la période Johto : seul Les Héros Pokémon, sorti au Japon le 13 juillet 2002, s'intercale encore avant que la série ne bascule vers Hoenn et une nouvelle génération de personnages, avec le renouvellement d'équipe que cela implique à l'écran comme derrière la caméra.


Production, doublage et musique

La fiche technique reste stable : Kunihiko Yuyama à la réalisation, Hideki Sonoda au scénario, Shinji Miyazaki à la musique originale, OLM à l'animation et la Toho à la distribution japonaise, pour 75 minutes. Le film est visuellement plus sobre que le deuxième, avec un décor unique — la forêt et son lac — exploité du début à la fin.

C'est sur le plan sonore que ce film se distingue nettement de ses prédécesseurs. Contrairement aux trois premiers longs métrages, dont la partition avait été largement recomposée pour l'Occident, la bande-son japonaise est ici conservée dans l'ensemble. Seuls les génériques et le thème de l'écran-titre ont été remplacés. Le spectateur francophone entend donc, pour la première fois, à peu près la musique que le public japonais a entendue.

L'export a en revanche ajouté une introduction absente de la version japonaise — et cette introduction n'est pas issue du film lui-même : elle est reprise du long métrage suivant, déjà sorti au Japon à l'époque du doublage, et accompagnée de musiques américaines empruntées au premier film. Une scène humoristique consacrée à la Team Rocket est également propre à la version occidentale.

Un point intéresse particulièrement le public francophone : le doublage de ce film n'a pas été réalisé en Belgique, contrairement à l'usage de la série à cette époque, mais en France. Deux petites erreurs subsistent dans cette version : une capacité traduite littéralement de l'anglais, et un Togepi qui prononce son propre nom « Tojepi » dans certaines scènes.


Un échec commercial sans appel

Les chiffres de ce film ne se comparent à aucun de ceux qui l'ont précédé. Aux États-Unis, il sort en exploitation limitée le 11 octobre 2002 et récolte 717 061 dollars sur son premier week-end dans 249 salles, à la dix-huitième place du box-office nord-américain du week-end. La première officielle a lieu le 25 octobre. Il faut mettre ce résultat en regard des 8,2 millions de dollars que le troisième film avait réunis sur son seul premier week-end, dix-huit mois plus tôt, dans 2 675 salles.

Au Japon, le film réalise 3,9 milliards de yens de recette brute en salles, et son total mondial s'établit à 28,0 millions de dollars chez Box Office Mojo — 1 727 447 dollars en Amérique du Nord et 26 296 116 dollars ailleurs. Le total de 40,8 millions de dollars que publient les infobox additionne ce résultat nord-américain, 79 642 dollars de recettes néerlandaises et la recette japonaise convertie au taux de cent yens pour un dollar, soit 39 millions de dollars là où il s'agit de 3,9 milliards de yens. La pente est vertigineuse quand on aligne les quatre premiers longs métrages à base constante, chez Box Office Mojo : 163,6 millions de dollars, puis 133,9, puis 68,4, puis 28,0. En quatre ans, la saga a perdu plus de quatre cinquièmes de son audience internationale.

L'explication tient largement au changement de distributeur. Une sortie limitée signée Miramax n'a ni la couverture, ni le budget marketing d'un lancement Warner Bros., et le film n'a jamais eu l'occasion de rencontrer un large public en salles hors du Japon. Le désengagement était devenu une décision commerciale rationnelle après trois résultats en baisse continue.

Il faut se garder d'en conclure que le film est mauvais. Son scénario est l'un des mieux construits de la période, et la révélation finale reste l'un des grands moments de continuité de toute la franchise. Ce n'est pas la qualité qui s'est effondrée entre 1998 et 2001, c'est l'intensité du phénomène commercial qui portait la saga.


La sortie française : 2007, en DVD, six ans après

C'est ici que se joue la particularité française de ce film, et elle est spectaculaire. Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt n'est jamais sorti dans les salles françaises. Les trois longs métrages précédents y avaient été exploités — le premier le 5 avril 2000, le deuxième le 20 décembre 2000 et le troisième le 13 juin 2001 — et ce sont les trois seuls de toute la saga à avoir connu une véritable exploitation en salles chez nous : le cinéma français n'a revu la franchise que deux fois depuis, avec Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017, puis Volcanion et la merveille mécanique en séances événementielles les 22 et 23 novembre 2025. À partir de ce quatrième film, la France est définitivement passée à la vidéo, puis à la télévision et au streaming.

La date de parution française est le 16 mai 2007, soit près de six ans après la sortie japonaise. Et le film n'est même pas arrivé seul : ce 16 mai 2007 a vu paraître trois longs métrages Pokémon d'un coup, le quatrième, le sixième et le septième, dans un rattrapage éditorial massif.

Le canal de sortie mérite aussi d'être précisé, car il explique la confusion fréquente sur cette date. Le film n'est pas paru en DVD simple mais dans un coffret de trois disques intitulé Les Aventures des Pokémon. Il a fallu attendre le 2 avril 2009 pour le voir édité seul, puis mai 2010 pour une version accompagnée de cartes à collectionner, et 2017 pour une réédition.

La conséquence sur la chronologie française est franchement absurde, et elle vaut la peine d'être posée noir sur blanc : le cinquième film de la saga est paru en France le 13 juillet 2005, soit près de deux ans avant le quatrième. Les spectateurs français ont donc découvert la suite avant l'épisode qu'elle suivait. Ce désordre est cartographié dans notre dossier sur l'ensemble des films.

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Ce qu'il en reste aujourd'hui

Le principal héritage de ce film est un personnage secondaire devenu central. En donnant au professeur Chen une enfance d'aventurier, il a transformé une figure d'exposition en personnage doté d'un passé, et la série n'a plus jamais tout à fait considéré le savant de Bourg Palette de la même façon.

Il a aussi durablement associé Celebi au thème du temps et de la forêt, bien au-delà de ce que les jeux en disaient. Là où la cartouche se contentait d'un Pokémon rare doté d'une capacité exotique, le film lui a donné une fonction narrative et un lieu. C'est le même service que le troisième film avait rendu aux Zarbi.

Pour le public français, enfin, ce film occupe une place mélancolique. C'est le premier de la saga que la France a raté, et il inaugure une longue série de sorties tardives, désordonnées et confidentielles qui a duré presque vingt ans. Beaucoup de spectateurs francophones qui avaient vu les trois premiers films au cinéma ne savent même pas que celui-ci existe.

C'est pourtant l'un des plus faciles à recommander à un nouveau venu. Le film est court, autonome, il ne demande aucune connaissance préalable de la série, et sa dernière scène récompense ceux qui connaissent l'univers sans exclure les autres. Pour qui veut comprendre la période Johto, il constitue avec le troisième film le meilleur point d'entrée disponible.


Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt en un coup d'œil

Élément Détail
Titre français Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt
Titre japonais La rencontre hors du temps : Celebi
Numéro dans la saga 4e des 23 longs métrages
Sortie japonaise 7 juillet 2001, au cinéma
Sortie française 16 mai 2007, en DVD, dans le coffret Les Aventures des Pokémon
Sortie en salles en France Aucune — les films 1, 2 et 3 sont les seuls de la saga à avoir eu une véritable exploitation au cinéma en France
Sortie américaine 11 octobre 2002, en exploitation limitée, distribuée par Miramax
Recettes mondiales 28,0 millions de dollars (Box Office Mojo) ; au Japon, 3,9 milliards de yens de recette brute
Durée 75 minutes
Réalisation Kunihiko Yuyama
Scénario Hideki Sonoda
Studio et distributeur japonais OLM, distribué par la Toho
Musique originale Shinji Miyazaki
Pokémon vedettes Celebi et Suicune
Compagnons de Sacha Ondine et Pierre

Questions fréquentes

  • Quel est le titre français exact du quatrième film Pokémon ?
    Son titre français officiel est Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt. Le titre japonais se traduit par La rencontre hors du temps : Celebi, et le titre américain se réduit le plus souvent à Pokémon 4Ever. La mention Celebi, la voix de la forêt fait bien partie du titre français complet.
  • Le quatrième film Pokémon est-il sorti au cinéma en France ?
    Non. Il n'a jamais connu d'exploitation en salles françaises. Seuls trois longs métrages de la saga y ont eu une véritable exploitation en salles : le premier le 5 avril 2000, le deuxième le 20 décembre 2000 et le troisième le 13 juin 2001. À partir de ce quatrième film, la France est passée à la sortie directe en vidéo. Le cinéma français n'a revu la saga que deux fois depuis : Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017, puis Volcanion et la merveille mécanique en séances événementielles les 22 et 23 novembre 2025.
  • Quand ce film est-il sorti en France, et sous quelle forme ?
    Il est paru le 16 mai 2007, soit près de six ans après sa sortie japonaise du 7 juillet 2001, et uniquement en DVD. Il n'était pas vendu seul mais dans un coffret de trois disques intitulé Les Aventures des Pokémon. Une édition en DVD simple n'est arrivée que le 2 avril 2009.
  • Pourquoi le cinquième film est-il sorti en France avant le quatrième ?
    Parce qu'à partir du quatrième film, les sorties françaises se sont faites au rythme des éditions vidéo et non plus dans l'ordre japonais. Le cinquième film est paru en France le 13 juillet 2005, alors que le quatrième a attendu le 16 mai 2007. Ce jour-là, trois films sont d'ailleurs parus simultanément : le quatrième, le sixième et le septième.
  • Suicune apparaissait-il déjà dans le troisième film Pokémon ?
    Non. Le quatrième film est la première apparition de Suicune dans un long métrage de la saga. Le troisième film mettait en scène Entei, un autre membre du trio des fauves légendaires de Johto, et encore s'agissait-il d'une illusion créée par les Zarbi, pas du véritable Pokémon légendaire.
  • Qu'est-ce que la Dark Ball utilisée par le Chasseur Masqué ?
    C'est une Poké Ball modifiée qui corrompt le Pokémon qu'elle capture et le transforme en créature agressive au service de son détenteur. Le principe sera repris trois ans plus tard dans le jeu Pokémon Colosseum, sous la forme des Pokémon Obscurs que l'on vole à d'autres dresseurs au lieu de les capturer à l'état sauvage.
  • Quel est le rapport entre ce film et la GS Ball de la série animée ?
    La GS Ball, cette Poké Ball dorée que Sacha devait livrer dans la série et dont le contenu n'a jamais été révélé, devait à l'origine contenir un Celebi. Le quatrième film ayant traité ce Pokémon, l'idée a été abandonnée et l'intrigue de la GS Ball est restée définitivement sans conclusion.

En résumé

Pokémon 4Ever - Celebi, la voix de la forêt est le film le plus injustement méconnu de la période classique en France. Il porte pourtant l'une des plus belles idées de continuité de toute la franchise, celle qui relie un garçon perdu dans le temps à une figure que les joueurs croyaient connaître par cœur. Son malheur n'est pas d'être raté mais d'être arrivé au mauvais moment : quand la vague commerciale est retombée, quand les distributeurs se sont retirés, et quand la France a cessé d'ouvrir ses salles à Pokémon. Six ans de retard et un coffret de trois DVD : c'est ainsi qu'il a fini par nous parvenir.
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