Pokémon : Le film — Mewtwo, l'Île Neuve et les 2,2 millions d'entrées de l'an 2000
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4216 mots | Temps de lecture : 21 minute(s)
En France, le premier long métrage Pokémon ne s'appelle pas Mewtwo contre-attaque : il s'appelle simplement Pokémon : Le film. Sorti au Japon le 18 juillet 1998 puis dans les cinémas français le 5 avril 2000, il raconte l'histoire d'une créature fabriquée en laboratoire qui refuse le rôle qu'on lui a écrit. Derrière l'affiche jaune et le merchandising, c'est le film le plus sombre de toute la saga. Voici le dossier complet : ce qu'il raconte, comment il a été fait, et pourquoi il reste, encore aujourd'hui, le plus gros succès japonais jamais sorti dans les salles françaises.
Sommaire
- Un film sorti dans la tourmente
- L'intrigue, sans divulgâcher la fin
- Mewtwo, un antagoniste qui n'est pas un méchant
- Qui accompagne Sacha dans ce film-là
- Deux films en un : ce que la version japonaise dit de plus
- Production et musique
- Des critiques tièdes, un carton commercial
- La sortie française : 5 avril 2000
- Ce que le film a laissé derrière lui
- Pokémon : Le film en un coup d'œil
- Questions fréquentes
Un film sorti dans la tourmente
À l'été 1998, Pokémon n'est pas encore le phénomène planétaire que l'on connaît. La série animée vient de traverser sa pire crise : la diffusion de l'épisode 38, en décembre 1997, a provoqué des crises d'épilepsie chez de jeunes spectateurs japonais et l'anime a été suspendu quatre mois. Quand le film arrive dans les salles japonaises le 18 juillet 1998, la production sort à peine la tête de l'eau.
Cette interruption a une conséquence directe et très concrète sur le film. Les trois épisodes qui devaient préparer le terrain — ceux où l'on voit Mewtwo s'échapper et où Régis affronte Giovanni — n'ont été diffusés qu'en septembre et octobre 1998, soit après la sortie du film. Le public japonais a donc découvert Mewtwo au cinéma avant de le voir à la télévision. Sans cette pause forcée, le film serait sorti bien plus tard dans la chronologie de la série.
Takeshi Shudō, scénariste de la série, en a profité. Il souhaitait depuis longtemps donner à la franchise une couleur plus adulte, et il a fait accepter son scénario pendant que le studio avait la tête ailleurs, occupé à gérer la crise. Le résultat est un film qui parle de mort, de clonage et de discrimination, dans une franchise conçue pour vendre des jeux à des enfants de dix ans.
Techniquement, le projet est modeste. Son budget n'est pas établi : trois valeurs incompatibles circulent, 5 millions de dollars à l'infobox de Wikipédia en anglais, 10 millions chez JP Box-Office, 30 millions chez Box Office Mojo comme chez The Numbers, et aucune ne s'appuie sur un document de production. Dans toutes les hypothèses, la mise reste sans commune mesure avec ce que le film rapportera. Il est produit par le studio OLM, réalisé par Kunihiko Yuyama et distribué au Japon par la Toho. Au cinéma, il est présenté avec un court métrage en première partie, Les Vacances de Pikachu — un usage qui deviendra une tradition de la saga et que l'on retrouve dans notre dossier transversal sur les 23 films Pokémon.
L'intrigue, sans divulgâcher la fin
Tout commence dans un laboratoire financé par la Team Rocket. Des scientifiques y recréent un Pokémon à partir de matériel génétique de Mew, l'espèce la plus rare qui soit. Ils obtiennent Mewtwo. La créature dépasse toutes leurs prévisions, comprend ce qu'on attend d'elle, et refuse. Elle détruit le laboratoire et disparaît.
Quelque temps plus tard, un Dracolosse porte des invitations aux meilleurs dresseurs de la région. Un tournoi les attend sur l'Île Neuve, organisé par celui qui se présente comme le plus grand dresseur du monde. Une tempête d'une violence anormale se lève au moment où les bateaux devraient partir, et seule une poignée de dresseurs choisit d'affronter la mer : Neesha, Fergus et Alberto. Sacha et ses amis, eux, n'ont pas les Pokémon qu'il faudrait — c'est la Team Rocket, déguisée, qui les amène à bon port.
Sur l'île, l'accueil est glaçant. Une infirmière Joëlle portée disparue les guide jusqu'à une salle où les attendent les autres dresseurs. Mewtwo se révèle alors et annonce son projet : opposer ses clones aux Pokémon originaux, puis effacer un monde qu'il juge indigne. Le premier affrontement est un massacre. Les clones de Tortank, de Florizarre et de Dracaufeu dominent sans difficulté leurs modèles.
Vient ensuite la partie la plus dure du film : la capture de tous les Pokémon présents sur l'île, la machine à cloner, et un affrontement généralisé où chaque créature se bat contre sa propre copie. Mew finit par apparaître pour arrêter Mewtwo, et le film bascule dans une scène finale restée célèbre pour sa gravité, dans laquelle Sacha s'interpose. La suite, on ne la racontera pas ici : c'est la séquence dont tout le monde se souvient, et elle mérite d'être vue plutôt que résumée.
Mewtwo, un antagoniste qui n'est pas un méchant
Mewtwo n'est pas un tyran classique. C'est un être fabriqué qui cherche à savoir pourquoi il existe, et dont toutes les réponses reçues jusque-là ont été utilitaires : tu es une arme, tu es une expérience, tu es la propriété de Giovanni. La violence du personnage naît de ce vide, pas d'une ambition de conquête. Le film le pose d'emblée comme un miroir tendu au spectateur : à quoi sert une créature qu'on a créée pour servir ?
Cette identité, le film la construit en opposition avec Mew, l'original. Là où Mewtwo est anguleux, verrouillé, tourmenté, Mew est joueur et léger, ce qui rend leur affrontement d'autant plus dérangeant. Mew appartient à la catégorie des Pokémon fabuleux, ces espèces que l'on ne croise pas dans le cours normal du jeu, tandis que Mewtwo est un légendaire, catégorie voisine mais distincte, comme le détaille notre guide des légendaires et des fabuleux.
Le scénariste Takeshi Shudō a expliqué s'être inspiré de son propre travail antérieur sur une série de magical girl pour donner à Mewtwo une quête d'identité et une révolte d'être artificiel. Le personnage est donc pensé comme un sujet, pas comme un obstacle — ce qui explique pourquoi il reviendra plus tard dans un épisode spécial de la série, puis dans un remake intégral en images de synthèse sorti en 2019.
Un détail de scénario a d'ailleurs eu une longue postérité. Le principe consistant à s'emparer des Pokémon d'un dresseur pour les corrompre ou les recopier sera repris cinq ans plus tard dans un jeu entier, avec les Pokémon Obscurs que nous détaillons dans le dossier Pokémon Colosseum et XD.

Qui accompagne Sacha dans ce film-là
C'est le point sur lequel les souvenirs se mélangent le plus souvent, parce que l'entourage de Sacha change d'un film à l'autre. Dans Pokémon : Le film, Sacha voyage avec Ondine et Pierre, la formation historique du début de la série. Le parcours complet du héros est retracé dans notre dossier Sacha et l'anime Pokémon.
Côté équipe, Sacha aligne les Pokémon de sa première période : Pikachu, bien sûr, mais aussi Bulbizarre, Carapuce et un Dracaufeu encore capricieux. Le Togepi que l'on voit dans le film appartient à Ondine, pas à Sacha — une confusion fréquente. Ce Togepi partage d'ailleurs avec le Smogogo de James un statut singulier : ce sont les deux seuls Pokémon présents sur l'Île Neuve à ne pas être clonés.
Les trois dresseurs invités sur l'île — Neesha, Fergus et Alberto — n'apparaissent nulle part ailleurs dans la série télévisée, mais on les retrouve dans la refonte de 2019, Pokémon : Mewtwo contre-attaque – Évolution. Ils servent de mesure : ce sont les meilleurs, et ils perdent en quelques secondes. Le film utilise leur défaite pour établir la supériorité écrasante des clones avant même que Sacha n'entre en jeu.
La Team Rocket, elle, joue ici un rôle inhabituel. Jessie, James et Miaouss ne sont pas les antagonistes mais des passagers clandestins, et ce sont eux qui permettent au groupe d'atteindre l'île. Giovanni, en revanche, apparaît dans la partie initiale du film, en commanditaire du programme de clonage.
Trois erreurs de doublage ont traversé les décennies sans jamais être corrigées, et elles viennent toutes les trois de l'adaptation américaine dont la version française est tirée. Le Roucarnage du film est appelé Roucoups, et pendant la séquence du laboratoire, la Team Rocket désigne un Insécateur par le nom d'Alakazam et un Sablaireau par celui de Sabelette. Ce sont des repères utiles pour reconnaître à quel point cette première adaptation occidentale a été réalisée dans l'urgence, sur un matériau que personne, à l'époque, ne pensait devoir survivre plus de deux ou trois ans.

Deux films en un : ce que la version japonaise dit de plus
Le film que les spectateurs français ont vu en 2000 n'est pas exactement celui sorti au Japon. L'adaptation occidentale a retiré une grande partie du prologue, qui montrait l'enfance de Mewtwo, sa rencontre avec le clone d'une petite fille et la mort des autres sujets d'expérience sous ses yeux. Seule subsiste la scène de découverte du matériel génétique, avec une voix off entièrement réécrite.
Les dialogues ont eux aussi été remaniés en profondeur. Dans la version japonaise, le film tourne autour de questions restées sans réponse — qui suis-je, pourquoi ai-je été créé, que suis-je par rapport à Mew. La version occidentale les remplace par une morale explicite sur la vraie force qui viendrait du cœur, et transforme Mewtwo en aspirant à la domination du monde, c'est-à-dire en méchant plus conventionnel.
La bande-son a subi le même traitement. La partition japonaise laisse beaucoup de silence entre les morceaux ; la version internationale a été largement recomposée et remplit l'espace, au point de substituer une chanson pop à la musique de combat pendant l'affrontement entre les Pokémon et leurs clones. L'ambiance du film en est sensiblement modifiée.
Une version longue japonaise, dite kanzenban, a été diffusée à la télévision dès juillet 1999 avec le prologue complet et de nouvelles séquences. Le film a également été rediffusé en haute définition sur TV Tokyo le 3 mai 2013, quinze ans après sa sortie, pour accompagner la promotion du seizième film de la saga.

Production et musique
La fiche technique est celle qui servira de modèle à toute la première décennie de la saga. Kunihiko Yuyama réalise, le studio OLM anime, la Toho distribue au Japon et Shinji Miyazaki compose la partition originale. Le scénario est signé Takeshi Shudō, l'homme qui écrit alors l'essentiel de la série télévisée. Le long métrage dure 75 minutes.
Ce quatuor Yuyama–OLM–Toho–Miyazaki restera en place film après film, ce qui donne à la période une cohérence visuelle et sonore très reconnaissable. C'est l'une des raisons pour lesquelles les quatre premiers films se ressemblent autant sur le plan de la facture, malgré des intrigues très différentes.
Pour l'exploitation occidentale, une équipe musicale entièrement distincte a été réunie autour de John Loeffler, avec des orchestrations confiées notamment à Ralph Schuckett. Le générique d'ouverture international reprend le thème chanté de la série, et le générique de fin enchaîne des titres interprétés par des artistes pop de l'époque, dont Christina Aguilera. C'est une stratégie assumée : vendre le film comme un événement musical autant que comme un dessin animé.
Ce choix explique en partie l'écart de perception entre les deux versions. Le film japonais est un drame d'animation ; le film occidental est un produit de divertissement familial, et les deux montages racontent des choses assez différentes avec les mêmes images.
Des critiques tièdes, un carton commercial
La presse occidentale n'a pas été tendre. Les reproches portent sur l'animation inégale, sur la morale plaquée du doublage et, rétrospectivement, sur la suppression des enjeux éthiques de la version originale. Le film a pourtant dominé le box-office nord-américain dès son week-end de sortie, en novembre 1999, sans le moindre soutien critique.
Les chiffres donnent la mesure du phénomène. Au Japon, le film termine deuxième film national de l'année 1998, avec un revenu de distribution (配給収入) de 4,15 milliards de yens, la seule statistique que le Japon publiait avant 2000. La recette brute en salles, rétablie après coup, est de 7,24 milliards de yens, soit 74 % de plus : c'est le sommet jamais réatteint de la saga. En Amérique du Nord, il totalise 85,7 millions de dollars, auxquels s'ajoutent 77,9 millions recensés sur les autres territoires par Box Office Mojo, soit 163,6 millions de dollars, le total que retient ce dossier — The Numbers publie le même. Le chiffre de 172,7 millions que l'on rencontre aussi est celui de JP Box-Office, qui crédite le reste du monde de 87 millions de dollars là où Box Office Mojo en retient 77,9 : les 9,1 millions d'écart portent entièrement sur l'international. Aucun rapport de rentabilité ne peut être calculé, faute de budget établi.
Le succès s'est prolongé bien au-delà des salles. Le film s'est écoulé à dix millions d'unités en vidéo aux États-Unis, dont 4,2 millions de cassettes vendues sur la seule année 2000. À l'échelle de l'animation japonaise exportée, ce niveau de diffusion restera longtemps sans équivalent.
Un chiffre résume tout : le film a détenu pendant plus de vingt-cinq ans le record de recettes en salles aux États-Unis pour un film d'animation japonais. Ses 85,7 millions de dollars n'ont été dépassés qu'en 2025 par Demon Slayer - Kimetsu no Yaiba : La Forteresse Infinie, qui a porté son total nord-américain à 136 950 340 dollars.
La sortie française : 5 avril 2000
En France, le film arrive avec près de deux ans de retard sur le Japon, le 5 avril 2000, distribué par Warner Bros. Il ouvre le trio des longs métrages sortis en salles chez nous — les deux autres sont le deuxième film, le 20 décembre 2000, et le troisième, le 13 juin 2001 — avant seize ans d'absence du grand écran français. Après juin 2001, la France est passée au DVD, puis à la télévision, puis au streaming, et plus aucun film Pokémon n'y a connu d'exploitation classique en salles : la saga n'est revenue sur les écrans français que pour le passage limité de Je te choisis !, du 5 au 17 novembre 2017, puis pour les séances événementielles consacrées à Volcanion et la merveille mécanique, les 22 et 23 novembre 2025.
Le programme proposé en salles ne se limitait pas au long métrage. La séance française durait environ une heure trente-cinq, parce qu'elle enchaînait le court métrage Les Vacances de Pikachu et les 75 minutes du film lui-même. C'est la formule japonaise d'origine, reprise telle quelle.
Le résultat est spectaculaire et mérite d'être écrit noir sur blanc : 2 224 432 entrées en France. Ce total en fait, encore aujourd'hui, le film japonais le plus vu en salles dans notre pays, devant l'ensemble de la production d'animation nippone exportée depuis. Aucun autre film Pokémon n'en a jamais approché.
L'exploitation vidéo a suivi en novembre 2000, en DVD et en VHS. Les éditions françaises étaient accompagnées d'une carte promotionnelle de Mewtwo, un objet devenu recherché des collectionneurs et typique de l'époque où le film et le jeu de cartes à collectionner se vendaient mutuellement.
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Ce que le film a laissé derrière lui
Sur le plan narratif, Pokémon : Le film a fixé une formule qui tiendra plus de vingt ans : un long métrage par an, un Pokémon rare en vedette, un enjeu qui dépasse le cadre du voyage de Sacha. Les 22 films suivants s'inscrivent dans ce moule, avec des variations que détaille notre panorama des 23 longs métrages.
Sur le plan du ton, en revanche, il est resté seul de son espèce. Aucun autre film de la saga n'est allé aussi loin dans le traitement de la mort et de la fabrication du vivant, et la franchise a rapidement corrigé le tir vers un registre plus lumineux dès le deuxième film.
Mewtwo, lui, est devenu un personnage récurrent de la culture Pokémon bien au-delà du film : il revient dans un épisode spécial, dans les jeux de combat, dans les cartes, et son histoire est reprise intégralement en images de synthèse par le vingt-deuxième film de la saga, en 2019. Ce remake raconte la même intrigue et ne doit pas être confondu avec l'original de 1998, dont il reprend les plans à l'identique dans une technique entièrement différente.
Enfin, ce film a servi de porte d'entrée à une génération entière. Beaucoup d'adultes qui achètent aujourd'hui des figurines à leurs enfants ont découvert Pokémon dans une salle obscure au printemps 2000, entre le premier jeu Rouge et Bleu arrivé en France quelques mois plus tôt et les cartes qui inondaient les cours de récréation.
Pokémon : Le film en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Titre français | Pokémon : Le film |
| Titre japonais | Mewtwo contre-attaque (Myūtsū no gyakushū) |
| Numéro dans la saga | 1er des 23 longs métrages |
| Sortie japonaise | 18 juillet 1998, au cinéma |
| Sortie française | 5 avril 2000, au cinéma (distribution Warner Bros.) |
| Sortie vidéo française | Novembre 2000, en DVD et VHS, avec une carte Mewtwo |
| Entrées en France | 2 224 432, meilleur score d'un film japonais en salles françaises |
| Recettes mondiales | 163,6 millions de dollars (Box Office Mojo, The Numbers) ; 172,7 millions dans le décompte de JP Box-Office. Budget non établi : de 5 à 30 millions de dollars selon les sources |
| Durée | 75 minutes |
| Réalisation | Kunihiko Yuyama |
| Scénario | Takeshi Shudō |
| Studio et distributeur japonais | OLM, distribué par la Toho |
| Musique originale | Shinji Miyazaki |
| Pokémon vedettes | Mewtwo et Mew |
| Court métrage associé | Les Vacances de Pikachu |
Questions fréquentes
-
Le premier film Pokémon s'appelle-t-il Mewtwo contre-attaque ?
Non, pas en France. Le titre français officiel du premier long métrage est Pokémon : Le film. Mewtwo contre-attaque est la traduction du sous-titre japonais et il n'apparaissait pas dans le titre de l'exploitation en salles françaises de 2000. On le rencontre parfois comme titre alternatif, mais ce n'est pas le titre officiel. -
Quand le premier film Pokémon est-il sorti en France ?
Il est sorti dans les cinémas français le 5 avril 2000, soit près de deux ans après sa sortie japonaise du 18 juillet 1998. L'édition vidéo française, en DVD et en VHS, a suivi en novembre 2000. -
Combien d'entrées le premier film Pokémon a-t-il fait en France ?
Il a réuni 2 224 432 spectateurs dans les salles françaises. C'est le meilleur résultat jamais enregistré par un film japonais en France, tous genres confondus, et de très loin le meilleur score de la saga Pokémon dans notre pays. -
Pourquoi le premier film Pokémon est-il considéré comme le plus sombre de la saga ?
Parce qu'il aborde frontalement la mort, le clonage et le rejet, à travers un Mewtwo qui cherche à comprendre pourquoi il a été créé. Son scénariste Takeshi Shudō voulait donner à la franchise une dimension plus adulte, et il a fait accepter son scénario pendant que le studio gérait la crise provoquée par la suspension de la série animée. -
Quelle différence entre la version japonaise et la version française du film ?
L'adaptation occidentale a supprimé la majeure partie du prologue consacré à l'enfance de Mewtwo, réécrit les dialogues pour en atténuer la violence, remplacé une grande partie de la musique et ajouté une morale explicite absente de l'original. La version japonaise laisse au contraire les questions existentielles de Mewtwo sans réponse. -
Faut-il confondre ce film avec Mewtwo contre-attaque Évolution de 2019 ?
Non. Le film de 2019 est un remake intégral du premier, réalisé en images de synthèse. Il raconte la même histoire et reprend de nombreux plans à l'identique, mais il s'agit d'un long métrage distinct, le vingt-deuxième de la saga, avec une technique d'animation entièrement différente. -
Quel court métrage était projeté avec le film en salles ?
Les Vacances de Pikachu, un court métrage sans dialogue centré sur les Pokémon en vacances. Il était projeté en première partie de séance, ce qui portait la durée totale du programme français à environ une heure trente-cinq. Ce court métrage n'est pas un film de la saga : il n'entre pas dans le décompte des 23 longs métrages.
