Pokémon : La destinée de Deoxys — une ville robotisée, deux visiteurs et un Rayquaza en colère
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3997 mots | Temps de lecture : 19 minute(s)
C'est le film le plus urbain et le plus mécanique de toute la saga. Sorti dans les salles japonaises le 17 juillet 2004, Pokémon : La destinée de Deoxys enferme Sacha et ses amis dans une cité entièrement automatisée, dessinée d'après Vancouver, pendant qu'un visiteur venu d'une météorite et le gardien du ciel règlent leurs comptes au-dessus des toits. C'est aussi le dernier long métrage de la licence réalisé pour l'essentiel sur cellulos peints à la main. En France, il n'est arrivé qu'en 2007, en DVD, dans un coffret partagé avec deux autres films.
Sommaire
- Juillet 2004 : le deuxième film de l'ère Hoenn
- Larousse City, une ville-machine dessinée d'après Vancouver
- L'intrigue : une météorite, deux visiteurs et un gardien
- Deoxys et Rayquaza : un fabuleux venu d'ailleurs contre le gardien du ciel
- Tory, les Lund et une bande de dresseurs locaux
- Production, musique et un doublage français à part
- Accueil : deuxième film d'animation japonaise de l'année 2004
- 16 mai 2007 : la France reçoit trois films le même jour
- L'héritage : le premier Pokémon de quatrième génération à l'écran
- Pokémon : La destinée de Deoxys en un coup d'œil
- Questions fréquentes
Juillet 2004 : le deuxième film de l'ère Hoenn
Le septième long métrage a ouvert dans les cinémas japonais le 17 juillet 2004, au rendez-vous estival que la saga n'a jamais manqué avant 2020. Son titre d'origine, 裂空の訪問者 デオキシス, se traduit par « Le visiteur qui déchire le ciel : Deoxys ». Le titre français retenu est Pokémon : La destinée de Deoxys, une formule plus sobre qui abandonne l'image du ciel fendu.
Il s'agit du deuxième des quatre films du cycle Advance Génération, rattaché à la septième saison de la série animée. Sacha y voyage avec Pierre, Flora et Max, exactement comme dans le film précédent : c'est un point à vérifier systématiquement d'un long métrage à l'autre, tant les compagnons changent d'une époque à l'autre. Le guide complet des films Pokémon détaille ces découpes en cycles.

Aux commandes, toujours Kunihiko Yuyama et le studio OLM, pour un long métrage d'environ cent minutes — l'un des plus longs de cette période. Contrairement aux six films qui l'ont précédé, celui-ci n'a pas été accompagné d'un court métrage Pikachu en première partie de séance, et la saga n'y reviendra qu'en 2012.
Un détail de production mérite d'être noté d'emblée, parce qu'il explique le grain de l'image : c'est le dernier film de la licence produit principalement en animation traditionnelle, sur cellulos peints à la main. La série télévisée était pourtant passée au numérique dès 2002 ; les longs métrages, eux, n'ont basculé qu'avec le huitième, en 2005.
Larousse City, une ville-machine dessinée d'après Vancouver
Le décor est le vrai personnage du film. Larousse City est une cité entièrement automatisée, où les habitants circulent sur des trottoirs mobiles, s'identifient par un passeport électronique et confient tout le fonctionnement de la ville à un réseau de blocs robotisés. L'arrivée du groupe en ville commence d'ailleurs par la remise de ces passeports, geste anodin qui deviendra décisif.
Le lieu a une source précise. En octobre 2003, Kunihiko Yuyama et son équipe ont passé quatre jours à Vancouver, au Canada, pour en tirer l'architecture de la ville. On retrouve dans le film cette impression de cité neuve, verticale et vitrée, très éloignée des bourgades de la série animée recensées dans le tour d'horizon des régions du monde Pokémon.
Une précision de nomenclature s'impose, parce qu'elle revient sans arrêt chez les spectateurs français. La ville est appelée Larousse City dans le film, mais son nom français officiel est Dicoville — deux appellations pour un même lieu, conséquence directe des choix de doublage de cette période. C'est aussi, la série l'apprendra plus tard, la ville natale de Drew, le rival de Flora.
La ville abrite enfin une Tour de Combat, où Sacha compte bien se mesurer aux dresseurs locaux. C'est là qu'il croise Tory, un garçon terrorisé par les Pokémon depuis un accident survenu dans son enfance — le vrai sujet émotionnel du film, sous la couche de science-fiction.

L'intrigue : une météorite, deux visiteurs et un gardien
Le film commence quatre ans avant l'histoire principale, près des pôles. Une météorite s'écrase à proximité d'une base scientifique, et il en émerge un Deoxys ; le père de Tory travaille sur place, et l'enfant assiste à la panique des Pokémon marins environnants. Percevant une menace sur son territoire, Rayquaza descend et engage le combat.
Quatre ans plus tard, les scientifiques étudient toujours le fragment de météorite rapporté du pôle, désormais conservé dans le laboratoire du professeur Lund, pendant que Sacha et ses amis arrivent à Larousse City. Deoxys, lui, revient chercher quelque chose : sa présence détraque un à un les appareils électroniques de la ville, ce qui, dans une cité qui repose entièrement dessus, revient à la paralyser.
L'affaire devient franchement inquiétante quand Deoxys se met à produire des copies de lui-même et à faire disparaître les habitants, avant que le retour de Rayquaza ne transforme le ciel de la ville en champ de bataille. Le groupe se retrouve coincé au sol, entre un affrontement qui le dépasse et un système de sécurité urbain qui finit par se retourner contre tout le monde.
Le film prend alors une tournure inattendue pour un long métrage de la saga : ses héros ne gagnent pas en combattant, mais en comprenant ce que cherche le visiteur, et c'est le personnage le plus effrayé du film qui doit prendre la décision. Nous n'irons pas plus loin : la résolution mérite d'être découverte sans avertissement.
Deoxys et Rayquaza : un fabuleux venu d'ailleurs contre le gardien du ciel
Deoxys est un Pokémon fabuleux de type Psy, apparu avec la troisième génération, et le film respecte scrupuleusement sa fiche : une créature née de la mutation d'un virus spatial, dotée d'un organe cristallin sur la poitrine qui lui sert de cerveau et capable de changer de forme. Le long métrage en met deux en scène, distingués par la couleur de leur cristal, vert et violet.
Un point de détail ravira les joueurs de l'époque. La forme Vitesse de Deoxys n'apparaît pas dans le film, et pour une raison très concrète : elle n'existait pas encore publiquement. Dans les jeux de troisième génération, la forme de Deoxys dépendait de la version utilisée — forme Normale dans Rubis et Saphir, forme Attaque dans Rouge Feu, forme Défense dans Vert Feuille, et forme Vitesse dans Émeraude, sorti au Japon le 16 septembre 2004, soit deux mois après le film.
Ce mécanisme, aujourd'hui oublié, illustre bien une habitude maison que décrit le dossier sur les Pokémon exclusifs de version. Le film a donc été conçu avec une connaissance partielle de sa propre vedette, ce qui explique certains choix de mise en scène.
Face à lui, Rayquaza joue un rôle qu'on lui connaît bien dans la mythologie de Hoenn : celui du gardien de la haute atmosphère, qui ne tolère aucune intrusion sur son territoire. Le film n'en fait ni un méchant ni un allié, simplement une force territoriale — une lecture fidèle à ce que raconte le dossier sur les Pokémon légendaires et fabuleux.

Tory, les Lund et une bande de dresseurs locaux
Le cœur du film n'est pas Sacha, mais Tory Lund, un enfant que la panique des Pokémon polaires a marqué à vie et qui ne supporte plus leur contact — pas même celui de Pikachu. Le film construit patiemment sa réconciliation, en partant d'un pique-nique raté et d'un Goinfrex voleur de nourriture.
Autour de lui gravitent son père, le professeur Lund, et son assistante Yuko, qui portent l'exposition scientifique du film. Le récit leur confie l'explication de ce qui s'est joué quatre ans plus tôt, et c'est Rebecca, une dresseuse venue elle aussi disputer la Tour de Combat, qui formule l'hypothèse décisive sur ce que Deoxys est venu chercher.
Larousse City fournit aussi un petit groupe de dresseurs — Rafe, Sid, Audrey et Catherine — qui accompagnent le groupe pendant le siège. C'est l'un des rares films de la saga où Sacha partage l'affiche avec une bande entière de personnages inédits plutôt qu'avec un unique invité du jour, ce qui donne au huis clos urbain sa densité.
Le trio de la Team Rocket, lui, est réduit à la figuration. C'est le deuxième film de la saga où Sacha et ses amis ne croisent jamais Jessie, James et Miaouss, après Les Héros Pokémon — un choix qui en dit long sur le ton du film, décrit dans le dossier consacré à la Team Rocket. Le dossier sur le parcours de Sacha replace cette période dans l'ensemble de la série.

Production, musique et un doublage français à part
Le film est le dernier d'une longue série de « dernières fois ». C'est le dernier long métrage Pokémon distribué par Miramax, le dernier édité en VHS en Amérique du Nord, et le dernier doublé en français québécois avant Détective Pikachu, quinze ans plus tard. La fin d'un modèle de distribution occidentale, autant que d'une technique d'animation.
Côté musique, la supervision revient à John Siegler, avec des compositions additionnelles signées Larry Alexander, Manny Corallo et Julian Schwartz. Le générique de fin international, This Side of Paradise, est interprété par Bree Sharp. Le film ne s'ouvre pas sur le thème de la saison, comme le sixième film avant lui : le cinquième avait été le dernier à le reprendre — sans remixage, contrairement aux quatre premiers — et le huitième sera le seul du cycle Advance Génération à renouer avec l'usage.
Le doublage français, lui, est celui d'un studio différent de celui de la série. Comme le sixième film, celui-ci a été confié à MediaDub International, avec une équipe de comédiens qui n'est pas celle du dessin animé, et une décision qui déroute encore : la plupart des Pokémon y annoncent leur nom en anglais, parfois avec le doublage français superposé.
Une anecdote pour finir, que les spectateurs attentifs relèvent immanquablement : c'est dans ce film que le nom de famille de Sacha, Ketchum, est prononcé pour la première fois. Un détail minuscule pour un personnage suivi depuis 1997.
Accueil : deuxième film d'animation japonaise de l'année 2004
Les chiffres japonais sont solides. Le film a rapporté 4,38 milliards de yens au Japon, total que Box Office Mojo publie converti en 34,3 millions de dollars, ce qui en a fait le deuxième film d'animation japonaise de l'année 2004 dans l'archipel, derrière Le Château ambulant de Hayao Miyazaki mais devant les longs métrages de Doraemon, de Conan, de Crayon Shin-chan et de Naruto. Toutes animations confondues, il n'est que troisième : Le Monde de Nemo, crédité de 11 milliards de yens sur le millésime 2004, le devance lui aussi. Toutes catégories confondues, il termine dixième de la statistique annuelle de l'Eiren, derrière le film de Miyazaki, deux mélodrames japonais et six blockbusters américains.
Le traitement international est en revanche très inégal. Aux États-Unis, le film a d'abord été diffusé à la télévision, le 22 janvier 2005, avant sa sortie vidéo du 15 février — une première pour la saga, qui jusque-là passait par les salles ou directement par la vidéo. La version télévisée était largement amputée, à quatre-vingt-sept minutes, avant qu'une diffusion ultérieure ne restitue presque tout le film.
Ailleurs, les écarts sont considérables. Le film n'a jamais été diffusé à la télévision au Royaume-Uni, et n'a tout simplement jamais été doublé en Espagne ; en Amérique latine, il a été doublé en Argentine plutôt qu'au Mexique, avec une distribution vocale entièrement différente, et n'a été vu que sur quelques chaînes locales. Le DVD britannique n'est paru qu'en 2012, l'australien en 2016.
Le film a connu une seconde vie en 2011. Il fait partie des deux premiers longs métrages Pokémon édités en Blu-ray, dans un pack à deux films partagé avec Les Héros Pokémon — une association un peu arbitraire, puisque le sixième film s'intercale entre les deux.
16 mai 2007 : la France reçoit trois films le même jour
En France, Pokémon : La destinée de Deoxys n'est passé ni par les salles ni par une première télévisée marquante. Il est arrivé le 16 mai 2007, en DVD, dans un coffret de trois disques intitulé Les Aventures des Pokémon, aux côtés du quatrième et du sixième film de la saga. Trois longs métrages japonais de 2001, 2003 et 2004 sont donc sortis chez nous le même jour.
Le contraste avec le film précédent résume tout le problème français. Le cinquième film, Les Héros Pokémon, était disponible en DVD depuis le 13 juillet 2005, soit près de deux ans avant ce coffret. Un spectateur qui aurait suivi l'ordre des sorties françaises aurait vu les compagnons de Sacha changer, revenir, puis changer de nouveau, sans qu'aucune logique n'apparaisse.
Les éditions se sont ensuite enchaînées à leur rythme. Une édition DVD simple est parue le 2 avril 2009, suivie d'une version sous fourreau accompagnée de dix cartes Pokémon le 8 septembre 2010, puis d'une réédition en DVD simple le 1er avril 2017. C'est par ces éditions séparées que la plupart des foyers français ont réellement découvert le film.
Le repère à garder en tête reste le même pour toute la collection : seuls les trois premiers films Pokémon ont connu une véritable exploitation dans les salles françaises, les 5 avril 2000, 20 décembre 2000 et 13 juin 2001 ; deux longs métrages y sont revenus bien plus tard, Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017 et Volcanion et la merveille mécanique en séances événementielles les 22 et 23 novembre 2025. La date japonaise donne la place du film dans la saga, la date française ne dit que la date d'arrivée du disque.
L'héritage : le premier Pokémon de quatrième génération à l'écran
Son apport le plus souvent cité tient en un seul nom. C'est le premier film de la saga à montrer un Pokémon de quatrième génération, en l'occurrence Goinfrex, deux ans avant la sortie japonaise de Diamant et Perle. Le procédé, inauguré dès Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi avec Lugia, puis repris par Les Héros Pokémon avec Latios et Latias, devient ici une véritable habitude de la maison, décrite dans le panorama des générations Pokémon.
Le film a aussi été rattrapé par la série animée, ce qui n'est pas systématique. Un épisode ultérieur consacré aux Pokémon Rangers fait explicitement référence à l'apparition de Deoxys à Larousse City et aux recherches du professeur Lund, confirmant que le long métrage appartient bien à la continuité de la série. Les Rangers, eux, ont leur propre branche de jeux, recensée dans le panorama des spin-offs.
Contrairement au sixième et au huitième film, celui-ci n'a pas laissé de distribution événementielle marquante : la liste de référence des Pokémon distribués pour accompagner les longs métrages ne recense rien pour ce septième volet. Il fait ainsi figure d'exception dans son cycle : les trois autres films de l'ère Advance Génération ont chacun eu la leur.
🛍️ Deoxys et Rayquaza comptent parmi les silhouettes les plus reconnaissables de Hoenn : retrouvez-les côté goodies Pokémon, du mug à l'accessoire du quotidien.
Pokémon : La destinée de Deoxys en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Place dans la saga | Septième film Pokémon, deuxième du cycle Advance Génération |
| Titre français | Pokémon : La destinée de Deoxys |
| Titre japonais | 裂空の訪問者 デオキシス, « Le visiteur qui déchire le ciel : Deoxys » |
| Sortie japonaise | 17 juillet 2004, en salles |
| Sortie américaine | 22 janvier 2005, d'abord à la télévision, puis en vidéo le 15 février 2005 |
| Sortie française | 16 mai 2007, en DVD, dans le coffret trois films Les Aventures des Pokémon |
| Éditions françaises suivantes | DVD simple le 2 avril 2009, fourreau avec dix cartes le 8 septembre 2010, réédition le 1er avril 2017 |
| Pokémon vedette | Deoxys, fabuleux de type Psy, présent en deux exemplaires dans le film |
| Autre créature majeure | Rayquaza, gardien de la haute atmosphère |
| Réalisation | Kunihiko Yuyama, studio OLM |
| Durée | Environ 100 minutes |
| Compagnons de Sacha | Pierre, Flora et Max |
| Décor principal | Larousse City, cité automatisée dessinée d'après Vancouver, dont le nom français officiel est Dicoville |
| Recettes japonaises | 4,38 milliards de yens au Japon (34,3 millions de dollars chez Box Office Mojo), deuxième film d'animation japonaise de l'année 2004 derrière Le Château ambulant, dixième tous films confondus au classement de l'Eiren |
| Particularité technique | Dernier long métrage Pokémon produit principalement sur cellulos peints à la main |
Questions fréquentes
-
Quel est le titre français exact du septième film Pokémon ?
Pokémon : La destinée de Deoxys. Le titre japonais d'origine signifie « Le visiteur qui déchire le ciel : Deoxys », une image que la version française n'a pas conservée. Le film est aussi connu sous le titre anglais Pokémon: Destiny Deoxys. -
Quand le film est-il sorti en France, et sur quel support ?
Le 16 mai 2007, en DVD, à l'intérieur d'un coffret de trois disques intitulé Les Aventures des Pokémon qui réunissait aussi le quatrième et le sixième film. Il n'est jamais sorti dans les salles françaises. Une édition DVD simple a suivi le 2 avril 2009, puis une version sous fourreau avec dix cartes Pokémon le 8 septembre 2010 et une réédition le 1er avril 2017. -
Pourquoi la forme Vitesse de Deoxys n'apparaît-elle pas dans le film ?
Parce qu'elle n'était pas encore connue du public au moment de la sortie. Dans les jeux de troisième génération, la forme de Deoxys dépendait de la version utilisée : forme Normale dans Rubis et Saphir, forme Attaque dans Rouge Feu, forme Défense dans Vert Feuille et forme Vitesse dans Émeraude. Or Émeraude n'est sorti au Japon que le 16 septembre 2004, deux mois après le film. -
Où se déroule le film ?
À Larousse City, une ville entièrement automatisée où les habitants s'identifient par un passeport électronique et où des blocs robotisés assurent tout le fonctionnement urbain. Son nom français officiel est Dicoville. Le réalisateur Kunihiko Yuyama et son équipe ont passé quatre jours à Vancouver, au Canada, en octobre 2003, pour en concevoir l'architecture. Le prologue, lui, se situe près des pôles. -
Qui accompagne Sacha dans ce film ?
Pierre, Flora et son petit frère Max, comme dans le sixième film. Ondine ne fait plus partie du groupe depuis la fin du cycle précédent. Le film s'appuie surtout sur un personnage inédit, Tory Lund, un enfant terrorisé par les Pokémon depuis un accident survenu quatre ans plus tôt. -
Le film a-t-il bien marché ?
Au Japon, oui : 4,38 milliards de yens de recettes, que Box Office Mojo publie converties en 34,3 millions de dollars. C'est le deuxième film d'animation japonaise de l'année 2004 dans l'archipel, derrière Le Château ambulant de Hayao Miyazaki, et le dixième tous films confondus au classement de l'Eiren. Ailleurs, l'accueil a été très inégal : première diffusion à la télévision aux États-Unis, aucune diffusion télévisée au Royaume-Uni, et aucun doublage en Espagne. -
Y a-t-il eu une distribution événementielle liée à ce film ?
Non. Contrairement au sixième film, qui a donné lieu à une distribution de Jirachi, et au huitième, accompagné d'une distribution de Mew et du trio des golems, la liste de référence des Pokémon distribués pour accompagner les longs métrages ne recense aucune opération pour ce septième volet.