Affiche de Pokémon : L'ascension de Darkrai

Pokémon : L'ascension de Darkrai : le film qui ouvre la trilogie de Sinnoh

4079 mots | Temps de lecture : 20 minute(s)

Une ville entière disparaît dans une dimension parallèle, et le coupable désigné n'y est pour rien. Sorti au Japon le 14 juillet 2007, Pokémon : L'ascension de Darkrai est le dixième long métrage de la saga, le premier de la quatrième génération, et surtout le premier chapitre de la seule trilogie dont les intrigues s'enchaînent directement d'un film à l'autre. Un film de bascule, à tous les sens du terme : nouvelle région, nouvelle compagne, nouvelle génération de jeux, et un récit qui, pour la première fois, appelle une suite.

Sommaire


Juillet 2007 : Sinnoh entre en scène

Le film sort dans les salles japonaises le 14 juillet 2007, fidèle au rendez-vous estival que la saga tient depuis 1998. Son titre original, ディアルガVSパルキアVSダークライ, est d'une franchise absolue : « Dialga VS Palkia VS Darkrai ». Il annonce un combat à trois, et il tient parole. Notre guide complet des films Pokémon replace ce dixième opus dans l'ensemble de la série.

C'est le premier long métrage de la quatrième génération, celle de Sinnoh et de la Nintendo DS, dont notre dossier sur Pokémon Diamant et Perle détaille la refonte. Les jeux étaient sortis au Japon fin 2006 ; le film arrive quelques mois plus tard, au moment exact où le public découvre Dialga, Palkia et la mythologie du Sommet Lance. Le timing n'a rien d'un hasard.

Le titre français, Pokémon : L'ascension de Darkrai, calque l'exploitation anglophone (The Rise of Darkrai) plutôt que le japonais. Il met en avant celui qu'on accuse, pas ceux qui se battent — un choix de traduction plutôt fin, puisque c'est exactement le sujet du film.


Le premier volet de la seule vraie trilogie de la saga

Sur vingt-trois longs métrages, la saga Pokémon a produit une seule suite narrative véritable : les films 10, 11 et 12, tournés pendant l'ère Diamant et Perle. Ce dixième film en est le point de départ, et son rôle dans l'ensemble est précis : il ne raconte pas la trilogie, il l'amorce.

Ce qu'il apporte, concrètement, tient en deux choses. Il met en scène l'affrontement entre Dialga et Palkia, et il laisse cet affrontement produire des dégâts que le film suivant devra réparer. Rien d'autre. Giratina, le Monde Inversé, Shaymin et Arceus n'apparaissent pas ici : ils appartiennent aux volets suivants, et c'est précisément le genre de détail qu'on mélange à tort d'un film à l'autre.

Le lien est explicite dès le film d'après. Giratina et le Gardien du Ciel s'ouvre sur les conséquences directes du combat d'Alamos, et va jusqu'à insérer un flash-back de ce dixième film — chose que la saga n'a faite nulle part ailleurs. Le troisième volet, Arceus et le Joyau de Vie, ramènera à l'écran les trois dragons et fera même réapparaître des personnages secondaires de celui-ci.

Autrement dit : on peut parfaitement regarder L'ascension de Darkrai seul, comme n'importe quel film Pokémon. Mais c'est le seul de la saga dont on peut dire qu'il a une suite au sens strict, et l'ordre de visionnage compte.


L'intrigue : une ville prise entre deux dieux

Sacha, Pierre et Aurore font route vers Alamos, une ville-jardin construite autour de la Tour de l'Espace-Temps, pour y disputer un Concours Pokémon. Ils y rencontrent Alice, une jeune femme qui leur sert de guide. La ville est belle, verte, suspendue au-dessus d'un ravin — et quelque chose ne tourne pas rond. Des phénomènes inexplicables se multiplient, et les habitants font des cauchemars.

L'explication est ailleurs, littéralement : dans une autre dimension, Dialga et Palkia se livrent un combat qui déchire l'espace-temps. Palkia, blessé, se réfugie à Alamos et emporte la ville entière dans une poche dimensionnelle. Les rues se replient sur elles-mêmes, les habitants tournent en rond, et le ciel se déchire au-dessus des toits.

Reste le problème du bouc émissaire. Un Darkrai vit dans le parc de la ville, et tout le monde le tient pour responsable des cauchemars — au premier rang desquels le Baron Alberto, notable local aussi bruyant que sûr de lui. Le film prend son temps pour retourner cette accusation, et c'est là qu'il est le meilleur.

La solution passe par la Tour de l'Espace-Temps elle-même, conçue un siècle plus tôt par un architecte nommé Gaudy, et par une mélodie appelée Oracion, capable d'apaiser les colères les plus terrifiantes. Encore faut-il atteindre le sommet d'une tour pendant que la ville se démonte autour de vous. Le film garde pour son dernier acte ce que devient Darkrai — on n'en dira rien de plus ici.


Darkrai, le fabuleux qu'on accuse

Darkrai est un Pokémon fabuleux de type Ténèbres, numéro 491 du Pokédex national, apparu avec la quatrième génération. Il forme le duo lunaire avec Cresselia : l'un provoque les cauchemars, l'autre les dissipe. Son talent, Mauvais Rêve, blesse les adversaires endormis, et il est le seul Pokémon capable d'apprendre Trou Noir, une capacité qui endort tout ce qui se trouve en face.

Sur le papier, c'est donc le suspect idéal. Le film construit tout son propos sur ce malentendu : une créature dont le pouvoir est effrayant n'est pas pour autant malveillante. Dans les jeux, Darkrai a d'ailleurs une réputation ambiguë selon les titres, tantôt fléau, tantôt solitaire incompris — notre guide des légendaires et des fabuleux revient sur ce statut particulier.

Le film est aussi son tout premier passage à l'écran, et il n'est pas le seul : vingt espèces de la quatrième génération y font leurs débuts animés, une concentration qu'on ne retrouve que dans les films d'ouverture de génération. Simiabraz, Pingoléon, Torterra, Luxray, Griknot et beaucoup d'autres y apparaissent pour la première fois en mouvement.

Enfin, Darkrai n'est pas resté au cinéma. Un Darkrai évènementiel a été distribué dans les salles japonaises et dans diverses boutiques ailleurs dans le monde, avec deux capacités qui ne lui appartiennent pas : Hurle-Temps et Spatio-Rift, les attaques signatures de Dialga et de Palkia. Un souvenir de film glissé dans une cartouche.

Darkrai flottant dans les airs, dans Pokémon : L'ascension de Darkrai
Talent Mauvais Rêve, capacité Trou Noir : sur le papier, Darkrai est le coupable idéal.

Dialga et Palkia, le temps contre l'espace

Dialga commande le temps, Palkia commande l'espace : ce sont les deux mascottes de Diamant et de Perle, et le film les traite comme des forces de la nature plutôt que comme des personnages. Ils ne parlent pas, ne négocient pas, et ne s'intéressent pas une seconde aux humains qu'ils écrasent au passage. C'est un choix de mise en scène assumé, et il fonctionne.

Leur querelle est le moteur de tout : c'est elle qui fissure les dimensions, elle qui pousse Palkia à séquestrer Alamos, elle qui rend l'air de la ville irrespirable. Le film ne cherche jamais à départager le temps et l'espace ; il montre simplement ce qui arrive quand deux absolus se percutent au-dessus d'une ville habitée.

Cette mythologie n'est pas inventée pour le film : elle vient directement des jeux et du panthéon de Sinnoh, que notre dossier sur les légendes et mythologies régionales détaille région par région. Le film s'y greffe sans jamais la contredire, ce qui est loin d'être toujours le cas dans la saga.

Un détail vaut la peine d'être signalé : c'est le seul film de l'ère Diamant et Perle sans véritable antagoniste humain. Le Baron Alberto est un fâcheux, pas un méchant. Les deux volets suivants, eux, auront chacun le leur — et cette différence de construction saute aux yeux quand on enchaîne les trois.

Palkia déformant l'espace
Dialga plie le temps, Palkia plie l'espace : leur affrontement déchire la ville.

Aurore entre en scène

C'est ici que le trio change de visage. Sacha voyage désormais avec Pierre et Aurore, la coordinatrice de Sinnoh, dont c'est la toute première apparition dans un long métrage. Flora et Max, présents dans les quatre films précédents, ont quitté la série : les confondre d'un film à l'autre est l'erreur la plus fréquente sur cette période, et la plus facile à éviter. Le parcours complet du héros est retracé dans notre dossier sur Sacha et l'anime Pokémon.

Aurore n'est pas là en figurante : elle dispute le Concours Pokémon d'Alamos, remporté au bout du compte par une concurrente nommée Allegra, et elle repart du film avec une Plume Lune, l'objet censé chasser les mauvais rêves. C'est une manière élégante de raccrocher l'intrigue du film à ses préoccupations de coordinatrice, plutôt que de la reléguer au rôle de spectatrice.

Autour d'eux gravitent Alice, guide et musicienne, et Tonio, chercheur maladroit et arrière-petit-fils de l'architecte de la tour. Le film leur confie une romance discrète et une enquête : c'est Tonio qui comprend ce qui arrive à la ville, et Alice qui détient, sans le savoir, la clé musicale du dénouement, héritée de son aïeule Alicia.

Le trio de la Team Rocket est présent, mais en retrait. Le film ne leur donne pas de rôle décisif, ce qui est cohérent avec son ton : Alamos est en train de se dissoudre, ce n'est pas le moment de voler un Pikachu.

Les Pokémon d'Aurore, de Sacha et de Pierre réunis sur la côte, dans la séquence d'ouverture du dixième film
Premier long métrage pour Aurore : Flora et Max ont quitté la série, et le trio change de visage.

Production et musique : Gaudí, Barcelone et Ronda

L'équipe est celle des grands films de la saga : Kunihiko Yuyama à la réalisation, Hideki Sonoda au scénario, Shinji Miyazaki à la musique, produit par le studio OLM. Le film dure 89 minutes, un format nettement plus resserré que le précédent.

Alamos n'existe pas, mais tout ce qu'on y voit existe. La ville est bâtie sur un collage de Barcelone et de Ronda, en Andalousie : la Tour de l'Espace-Temps s'inspire directement de la Sagrada Família, le parc où vit Darkrai reprend le Parc Güell, la cité perchée au-dessus de sa gorge et son pont d'accès viennent de Ronda, et les montagnes de l'arrière-plan évoquent le massif de Montserrat. L'architecte fictif de la tour s'appelle Gaudy : la référence à Antoni Gaudí n'est même pas déguisée.

La mélodie centrale suit la même logique. Oracion emprunte son nom au mot Oración — « prière » en espagnol — qu'on peut lire gravé sur un flanc de la Sagrada Família. Un film qui va chercher son thème musical sur la façade du bâtiment qui lui a servi de modèle, c'est une cohérence rare.

Un point technique se lit souvent à l'envers : ce n'est pas ce film qui fait passer le cinéma Pokémon au numérique. Les longs métrages ont basculé dès le huitième, Lucario et le Mystère de Mew, en 2005 ; le dernier produit pour l'essentiel sur cellulos peints à la main reste le septième, La destinée de Deoxys, sorti en 2004. Le film précédent, Pokémon Ranger et le temple des mers, était donc déjà entièrement numérique. Le procédé sert ici les effets de distorsion dimensionnelle, impossibles à obtenir proprement à la main.

Le film a par ailleurs beaucoup changé entre sa promotion et sa sortie. Deux séquences montrées dans les bandes-annonces ne figurent pas dans le montage final : l'une où Sacha survole Alamos sur un Roucarnage, l'autre où il se retrouve face à une version sombre de lui-même. La seconde en dit long sur la direction que le film a un moment envisagée — celle du cauchemar intime plutôt que de la catastrophe urbaine — avant de choisir un registre plus large.

Dernière curiosité de production : le générique d'ouverture du film est celui de la saison suivante, Nous serons les héros, et non celui de la saison en cours. C'est la première fois que la saga procède ainsi. Les génériques de fin, Je penserai toujours à toi et Exister dans l'ombre, accompagnent le retour au calme.

La ville de Ronda perchée sur sa falaise et le Puente Nuevo, en Andalousie
Alamos n'existe pas, mais Ronda oui : la ville du film est un collage de Barcelone et de l'Andalousie. Photo : Tesla Delacroix, CC BY-SA 4.0.

Accueil, box-office et distributions

Au Japon, le film fait une entrée franche : première place du box-office national lors de son week-end de sortie, toutes catégories confondues, puis six semaines consécutives en tête ou juste derrière chez les films nationaux. Il totalise 5,02 milliards de yens de recette brute en salles — un chiffre que la saga ne reverra plus de sitôt, et son meilleur score depuis 1999. La statistique annuelle de l'Eiren le place deuxième film japonais de 2007 et sixième tous films confondus. Les conversions en dollars qui circulent pour ce film ne sont pas comparables entre elles : Wikipédia en anglais écrit 47 millions de dollars quand Box Office Mojo en publie 42,5 ; l'écart tient au taux de change retenu, pas à la recette.

Autour de la sortie, la mécanique évènementielle tourne à plein régime. Un Deoxys était offert aux spectateurs japonais ayant réservé leur billet, et le choix de ce Pokémon n'était pas arbitraire : il avait été désigné par un sondage public parmi les vedettes des films précédents. Le Darkrai, lui, se téléchargeait dans les grandes salles, avec des explications fournies à l'écran par Miaouss avant et après la séance.

Aux États-Unis, le film ne passe pas par les salles : il est diffusé sur Cartoon Network le 24 février 2008, avant une édition vidéo. C'est le premier long métrage Pokémon classé PG outre-Atlantique, signe que le ton avait sensiblement durci. Une adaptation en manga a également été publiée.

Des cartes promotionnelles ont accompagné l'exploitation japonaise, dans une série commémorative du dixième film — un rituel que détaille notre dossier sur le Jeu de Cartes à Collectionner Pokémon. Chaque film de cette période a laissé sa trace en carton autant qu'en pellicule.


La sortie française : télévision d'abord, DVD ensuite

En France, le film n'est jamais passé en salles. Il est diffusé à la télévision française le 10 août 2008, puis édité en DVD le 8 octobre 2008, plus d'un an après la sortie japonaise. Seuls les trois premiers longs métrages de la saga ont eu droit à une véritable exploitation en salles en France, entre 2000 et 2001 ; les suivants sont arrivés par la vidéo ou le petit écran, seuls Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017 et Volcanion, le temps de deux séances événementielles les 22 et 23 novembre 2025, ayant retrouvé les salles françaises.

L'édition française avait son argument de collection : le DVD était accompagné d'une carte collector Darkrai, une promotionnelle de la série Diamant et Perle. C'est un dispositif que l'éditeur reconduira pour les deux volets suivants, avec Regigigas puis Arceus — de quoi reconstituer la trilogie en trois cartes.

La version française a été enregistrée en Belgique, comme l'ensemble des films de cette période. Aurélien Ringelheim y prête sa voix à Sacha, Alexandra Corréa à Aurore et Antoni Lo Presti à Pierre, une distribution stable qui traversera toute la trilogie. La direction artistique est signée Daniel Nicodème.

Un mot enfin sur l'ordre de découverte, particulièrement retors pour cette période. Le onzième film est sorti en DVD français six mois seulement après le dixième, en avril 2009, alors qu'un an les sépare au Japon : la trilogie s'est donc découverte en France à un rythme plus serré qu'ailleurs. Le guide complet des films remet tout ce calendrier à plat.


Ce qu'il en reste

L'ascension de Darkrai a durablement changé la manière dont la saga écrit ses films. Jusque-là, chaque long métrage était une bulle : un lieu, un fabuleux, une leçon, et on n'en reparlait plus. À partir de celui-ci, et pour deux films encore, les conséquences survivent au générique de fin.

Il a aussi imposé un modèle visuel. Le repérage architectural en Europe — Barcelone ici, la Norvège pour le film suivant, la Grèce pour le troisième — devient la signature de la trilogie, et donne à ces trois films une identité de décor que la saga n'avait jamais eue. Les régions du monde Pokémon, détaillées dans notre dossier sur les régions de Kanto à Paldea, n'avaient jamais été aussi tangibles.

🌙 Envie de garder Darkrai à portée de main plutôt qu'à portée de cauchemar ? Nos figurines Pokémon comptent quelques légendaires de Sinnoh qui tiennent très bien sur une étagère.

Reste, enfin, le sujet du film lui-même : une créature jugée sur son apparence et sur son pouvoir, avant qu'on ait pris la peine de regarder ce qu'elle fait. C'est un thème que la saga a souvent effleuré, rarement traité aussi frontalement. Le film suivant reprendra le flambeau avec Giratina, un dragon spectral encore plus intimidant — et encore moins coupable qu'il n'en a l'air.


L'ascension de Darkrai en un coup d'œil

Élément Détail
Sortie japonaise 14 juillet 2007, en salles
Sortie française Télévision le 10 août 2008, puis DVD le 8 octobre 2008
Rang dans la saga 10ᵉ long métrage sur 23
Titre japonais ディアルガVSパルキアVSダークライ, « Dialga VS Palkia VS Darkrai »
Titre américain The Rise of Darkrai
Place dans la trilogie 1ᵉʳ volet de la trilogie de Sinnoh, avant Giratina puis Arceus
Pokémon vedette Darkrai, fabuleux de type Ténèbres (nᵒ 491)
Autres créatures majeures Dialga et Palkia
Compagnons de Sacha Pierre et Aurore — première apparition d'Aurore au cinéma
Lieu Alamos et sa Tour de l'Espace-Temps
Réalisation Kunihiko Yuyama
Scénario Hideki Sonoda
Musique Shinji Miyazaki ; mélodie centrale : Oracion
Durée 89 minutes
Décors inspirés de L'Espagne : Sagrada Família et Parc Güell à Barcelone, la cité perchée de Ronda, le massif de Montserrat

Questions fréquentes

  • Quel est le titre français exact du dixième film Pokémon ?
    Le titre français officiel est Pokémon : L'ascension de Darkrai. Il reprend le titre anglophone The Rise of Darkrai, et non le titre japonais, qui s'intitule littéralement « Dialga VS Palkia VS Darkrai ». Le film est sorti au Japon le 14 juillet 2007.
  • Faut-il avoir vu les autres films pour comprendre celui-ci ?
    Non. L'ascension de Darkrai se suffit à lui-même et n'a besoin d'aucun film antérieur. En revanche, il ouvre la trilogie de Sinnoh : il faut le voir avant Giratina et le Gardien du Ciel puis Arceus et le Joyau de Vie, car ces deux films s'appuient directement sur ce qui se passe ici.
  • Giratina ou Arceus apparaissent-ils dans ce film ?
    Non, et c'est une confusion fréquente. Le dixième film met en scène Dialga, Palkia et Darkrai, à Alamos. Giratina et le Monde Inversé arrivent dans le onzième film, Arceus dans le douzième. Le combat de Dialga et Palkia raconté ici est simplement ce qui déclenche la suite.
  • Qui accompagne Sacha dans ce film ?
    Sacha voyage avec Pierre et Aurore. C'est la première apparition d'Aurore, la coordinatrice de Sinnoh, dans un long métrage Pokémon. Flora et Max, ses compagnons des quatre films précédents, ne sont plus de l'aventure.
  • Qu'est-ce qu'Oracion ?
    Oracion est la mélodie diffusée depuis la Tour de l'Espace-Temps d'Alamos, capable d'apaiser les colères les plus violentes. Son nom vient du mot espagnol Oración, « prière », que l'on peut lire gravé sur un flanc de la Sagrada Família de Barcelone, le bâtiment dont s'inspire la tour du film.
  • Où le film a-t-il été diffusé en France ?
    En France, le film est passé à la télévision le 10 août 2008, puis est sorti en DVD le 8 octobre 2008, accompagné d'une carte collector Darkrai. Il n'a jamais été projeté en salles : seuls les trois premiers longs métrages Pokémon ont connu une véritable exploitation en salles françaises, en 2000 et 2001. Deux films bien plus tardifs y sont revenus ponctuellement, Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017 et Volcanion les 22 et 23 novembre 2025.
  • Peut-on obtenir le Darkrai du film dans les jeux ?
    Un Darkrai évènementiel a été distribué autour de la sortie, dans les cinémas japonais et dans diverses enseignes à l'étranger. Il connaissait Hurle-Temps et Spatio-Rift, les capacités signatures de Dialga et de Palkia, en clin d'œil au combat du film. En dehors de ces distributions, Darkrai reste un Pokémon fabuleux, indisponible par les moyens ordinaires.

En résumé

Le film qui a appris à la saga à écrire une suite. Pokémon : L'ascension de Darkrai ouvre la trilogie de Sinnoh avec une ville engloutie dans une poche de réalité, deux dieux qui s'ignorent et un fabuleux qu'on condamne avant de l'écouter. C'est aussi le premier film avec Aurore, le premier volet d'une trilogie, et le plus gros succès de la saga dans les salles japonaises depuis 1999. Le suivant ramassera les morceaux qu'il laisse derrière lui : le Monde Inversé n'est pas loin.
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