Sprite de Nick pour Pokémon Ranger : Sillages de Lumière

Nick : l'apprenti menuisier d'Oblivia qui imagine toujours le pire

1829 mots | Temps de lecture : 9 minute(s)

Nick passe le jeu à imaginer la catastrophe qui n'arrivera pas. Apprenti menuisier au village Cocona, dans l'archipel d'Oblivia, il seconde Booker sur les chantiers de Pokémon Ranger : Sillages de Lumière — un ukulélé à réparer, une coque à colmater — et signe seul le pont du Chemin Ratorato. Le récit s'en sert d'abord comme d'un contrepoint comique, puis lui fait franchir une étape que peu de personnages secondaires obtiennent — il change d'avis sur le monde.

Sommaire


L'apprenti de Booker au village Cocona

Nick habite le village Cocona et travaille sous les ordres de Booker, le menuisier des lieux. Il se destine au métier de charpentier et veut construire des bateaux, objectif dont il ne dévie jamais, et il affirme admirer son maître autant qu'au premier jour de son apprentissage.

Sa place, elle, ne lui paraît jamais acquise. Quand le héros du jeu entre à l'atelier, il en déduit aussitôt qu'on vient lui prendre son établi et qu'il ne lui reste qu'à faire ses valises ; Booker coupe court en l'envoyant préparer le café. Le reste du temps, il promet de veiller sur le village et sur le vieil homme.

L'atelier pèse lourd dans la région. Booker a bâti le navire baptisé le Fédération, le Pont Booker et les moulins de Pentoblique — à peu près tout ce qui est en bois dans les îles d'Oblivia, résume son apprenti, pour qui son maître ne fait qu'un avec la matière. Nick apprend d'ailleurs en cours de route que le professeur Pressand, de la Fédération Ranger, est le frère cadet de Booker.


Le ukulélé de Pichu, sa première mission pour de vrai

Le ukulélé de Pichu est cassé, et la réparation bute sur le matériau : il faut un bois d'essence rare qu'on ne trouve que sur l'île Dolce, dans le creux d'une vieille souche. Booker, qui le renvoie d'ordinaire à ses exercices de découpe, le laisse s'en charger pour une fois.

L'expédition vire au sketch. Nick réveille des Tournegrin endormis dans la souche et s'excuse longuement, puis refuse de porter le bois lui-même, de peur d'y penser au point de ne plus savoir parler. Au retour, Booker lui confie la réparation elle-même et reconnaît ensuite le résultat : du bon travail, fait avec cœur.

Il n'en reste pas là et retouche l'instrument à plusieurs reprises. Le son gagne en ampleur et la mélodie résonne plus longtemps, ce qui rend les captures plus faciles pour le Pichu qui en joue. À la fête du village, la prestation de Nick et de Pichu Kulélé est saluée comme un moment qui restera dans les mémoires.

🎸 Pichu et les siens en version câline : voir le rayon peluches Pokémon.


« Peut-être bien que… » : la mécanique du pire

Le personnage tient dans une formule. Il ouvre sur « Peut-être bien que… » puis déroule une chaîne d'hypothèses qui va du détail au désastre : un promeneur se mordrait la langue en lisant un panneau, ne pourrait plus rien manger, s'affaiblirait, finirait à l'eau.

Son entourage le coupe systématiquement. Booker lui reproche de radoter et lui conseille d'employer ce temps à chercher des solutions ; Ralf lui rappelle qu'il pense trop. Nick l'admet lui-même et demande qu'on lui coupe la parole, faute de savoir s'arrêter seul.

Le jeu ne s'en tient pas au comique de répétition. Nick finit par se demander si son imagination n'est pas responsable d'une partie des malheurs d'Oblivia, s'affole à l'idée que la brouille entre Booker et son frère vienne de lui, et transforme les soucoupes des Poké Nappers en rayon miniaturisant qui aurait rétréci un Ranger porté disparu.


Le pont au nom le plus long du monde

Le pont du Chemin Ratorato est son ouvrage à lui, et sa fierté. Il reste pourtant sans nom jusqu'à la quête « L'éclair de génie de Ralf ! », où Ralf et Panéma s'en chargent à sa place et lui trouvent un intitulé à rallonge.

Le nom démarre par « Pont Rouge et Blanc et Rouge et Blanc et Rouge et Blanc À Travers la Forêt Verdoyante… » et continue longtemps : l'ouvrage y est déclaré assez solide pour ne pas grincer sous le passage du Grand Raikou, capable de relier le passé au futur, et bâti pour la fierté de tous et celle de Nick. Trois panneaux sont nécessaires pour l'écrire en entier, et Panéma finit par admettre qu'elle y a glissé un « Rouge et Blanc » de trop.

L'argument de Ralf emporte tout : un nom que personne n'a envie de lire fera la célébrité du pont, et les touristes viendront s'y faire photographier. Nick décide alors de n'imaginer plus que du positif, et sa première projection optimiste est à sa mesure — il ne construira pas le nom le plus long, mais le plus long pont du monde, cent fois le Pont Booker, de quoi marcher jusqu'à Almia et Fiore.


Le Fédération, la brèche et la promesse des dix ans

Quand on lui annonce que le navire de la Fédération Ranger est réapparu, Booker refuse d'y croire avant de l'avoir vu de ses yeux, puis réclame de bons outils pour colmater le trou de la coque. Nick s'invite au chantier sans qu'on le lui demande : il veut aider, lui aussi.

Le vieux menuisier a construit ce bateau dans sa jeunesse et en parle comme d'un membre de la famille, ce que relève Samy. Nick assume la comparaison sans broncher : le navire a été fait avec amour, dit-il, et il n'y a aucune raison de s'en cacher.

Le bois sert aussi à sauver. Les canots patiemment assemblés par Booker permettent d'évacuer les Pichu de l'île Dolce, ainsi que tous les Pokémon incapables de voler ou de nager. C'est là-dessus que Nick greffe son but : dans dix ans, bâtir un second Fédération, et espérer que le Ranger en prenne les commandes.


L'épreuve du Héros et la coupe arc-en-ciel

Le jour de la fête, Nick tient le rôle du maître de cérémonie devant le plancher du Héros. Il ouvre sur un ton solennel, tient quelques phrases, puis renonce et redevient lui-même — parler ainsi, avoue-t-il, est au-dessus de ses forces. Personne n'était encore venu, et l'attente commençait à lui peser.

La règle qu'il expose est un casse-tête de parcours. Seize cases forment un carré de quatre sur quatre, dont deux brillent : on démarre sur l'une, on doit fouler toutes les autres sans jamais repasser où l'on a déjà marché, puis rejoindre la seconde case lumineuse. Sortir du carré renvoie au début, et les cases cassées restent interdites.

La récompense est la coupe arc-en-ciel, sans laquelle on ne quitte pas les lieux. Nick glisse au passage que Booker a pleuré pendant l'épreuve l'année précédente, prévient les vainqueurs qu'ils risquent de briser la coupe sur le chemin du retour, puis rêve tout haut de tenir le rôle du Héros l'an prochain — avant d'y renoncer en s'imaginant la laisser tomber.


Nick en un coup d'œil

Élément Détail
Rôle Apprenti menuisier, formé par Booker
Lieu Village Cocona, archipel d'Oblivia
Jeu Pokémon Ranger : Sillages de Lumière
Trait dominant Pessimisme et enchaînements d'hypothèses catastrophiques
Première mission Le bois rare de l'île Dolce, pour le ukulélé de Pichu
Construction personnelle Le pont du Chemin Ratorato, au nom à rallonge
Objectif affiché Bâtir un second Fédération d'ici dix ans

Questions fréquentes

  • Qui est Nick dans Pokémon Ranger : Sillages de Lumière ?
    C'est un habitant du village Cocona et l'apprenti du menuisier Booker. Il veut devenir charpentier et construire des bateaux, et il seconde son maître sur la plupart des chantiers en bois d'Oblivia.
  • Pourquoi Nick imagine-t-il toujours le pire ?
    C'est son ressort de personnage : il ouvre par « Peut-être bien que… » et enchaîne des hypothèses de plus en plus noires jusqu'à l'absurde. Booker et Ralf le coupent régulièrement, et il reconnaît lui-même ne pas savoir s'arrêter.
  • Quel est le rôle de Nick dans la réparation du ukulélé de Pichu ?
    Il va chercher sur l'île Dolce le bois d'essence rare caché dans une vieille souche, puis Booker lui confie la réparation elle-même. Il retouche ensuite l'instrument à plusieurs reprises : le son porte davantage et la mélodie dure plus longtemps.
  • Pourquoi le pont construit par Nick porte-t-il un nom aussi long ?
    Ralf et Panéma le baptisent pendant la quête « L'éclair de génie de Ralf ! ». Ralf soutient qu'un nom démesuré attirera les touristes et les photos souvenir. Il faut trois panneaux pour l'afficher en entier.
  • En quoi consiste l'épreuve du Héros présentée par Nick ?
    Un carré de seize cases dont deux brillent : on part de l'une, on passe par toutes les autres sans jamais revenir sur ses pas, et on rejoint la seconde. Sortir du carré ou repasser sur une case oblige à tout reprendre, et la victoire donne la coupe arc-en-ciel.

En résumé

Nick est un personnage de service que le jeu prend au sérieux jusqu'au bout : on rit de ses scénarios catastrophes, puis on le voit bâtir un pont, réparer un instrument et aider à colmater une coque. Son arc tient en une décision, prise face à un panneau ridicule : ne plus imaginer que le positif. La suite, un second Fédération dans dix ans, dit assez que la mesure n'a jamais été son fort.

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