Booker : le menuisier d'Oblivia qui cache des canots pour les Pokémon
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1992 mots | Temps de lecture : 9 minute(s)
Booker fabrique des bateaux que personne ne lui a commandés. Vieux menuisier du village Cocona, dans l'archipel d'Oblivia, il est le premier visage que croise le héros de Pokémon Ranger : Sillages de Lumière, échoué et trempé sur une plage. Presque tout ce qui tient en bois dans la région sort de son atelier — un pont, un navire, un ukulélé — et il a laissé sous ce palmarès une brouille de vingt ans avec son propre frère.
Sommaire
- L'homme qu'on rencontre en premier
- Des canots de sauvetage que personne ne lui a demandés
- Pichu Kulélé, un instrument taillé dans les chutes
- Un pont, un navire, et un apprenti qu'il rudoie
- Le vieil homme qui sait des choses
- Vingt ans de silence et une Baie rouge
- Booker en un coup d'œil
- Questions fréquentes
L'homme qu'on rencontre en premier
Booker habite le village Cocona, sur l'île Ré-en-ciel, mais c'est ailleurs que le joueur tombe sur lui : sur l'île Dolce, où il venait d'accoster en canot après avoir vu des soucoupes volantes foncer vers elle depuis sa propre plage. Il arrive trop tard pour empêcher l'enlèvement des Pokémon de l'île et n'aperçoit la scène que de loin, sans comprendre à qui il a affaire.
Le Ranger, lui, vient d'échouer là, sans coéquipier et les vêtements trempés. Le vieil homme refuse de le laisser dormir dehors et l'embarque chez lui, sur l'île voisine, pour la nuit. Toute la première heure de jeu tient dans cette décision : c'est par ce menuisier que le héros entre dans l'archipel.
On le reconnaît d'abord à sa langue — élisions, exclamations désuètes, tutoiement immédiat — et ensuite à l'étendue de ce qu'il sait. Il connaît l'histoire et la géographie des îles mieux que personne, et c'est lui qui oriente le joueur vers Targos, le Ranger Secteur du coin, en glissant que la fille de celui-ci fait des merveilles avec les machines et saura peut-être remettre en état un Capstick hors service.
Des canots de sauvetage que personne ne lui a demandés
L'île Dolce n'a aucun relief : le moindre raz de marée la recouvrirait en entier. Booker s'y rend donc régulièrement pour y assembler de petites embarcations, dans le seul but que les Pokémon incapables de nager ou de voler aient de quoi flotter le jour où cela se produirait.
Ces barques, il ne les laisse pas en évidence. Il les dissimule dans les fourrés de l'île, prêtes à servir, sans commande, sans client et sans que les intéressés en sachent quoi que ce soit. C'est une précaution prise seul, contre une catastrophe que rien n'annonce.
Le jour où l'île disparaît pour de bon, Booker avoue n'avoir jamais imaginé pareille catastrophe : les Pokémon sont sauvés, l'île non. Booker admet ne pas s'en remettre, tout en jugeant que l'essentiel a été sauvé. Sa prévoyance a d'ailleurs un revers comique — trop pressé, il oublie un jour d'amarrer son propre canot et doit faire mettre à l'eau celui, inachevé, qu'il était en train de monter.
Pichu Kulélé, un instrument taillé dans les chutes
Il parle aux Pichu de l'île Dolce comme à ses propres enfants, et l'un d'eux a droit à un traitement à part. Le surnom de Pichu Kulélé est de son invention, et l'instrument bleu qui le lui vaut sort de ses mains : il l'a taillé dans le bois resté en trop après la construction des canots.
L'objet est un cadeau de remerciement, et un jouet plus qu'un instrument de musique. Le petit Pokémon n'en joue pas vraiment : ce sont ses décharges électriques qui font vibrer les cordes, ce qui suffit à produire une mélodie. Le menuisier avoue que regarder cette frimousse lui remet les idées en place quand la journée de découpe a été longue.
Cette musique n'a rien de décoratif. Elle apaise les Pokémon et rend les captures plus faciles, et Booker prend le temps d'en expliquer l'usage avant le départ du héros. Il lui propose surtout de prendre Pichu Kulélé comme Pokémon Partenaire : c'est donc un artisan de village, et non la Fédération Ranger, qui confie au joueur le compagnon de toute son aventure.
Il s'occupe aussi de l'après. Une fois l'archipel tranquille, il a recueilli sept Pichu rescapés de l'île Dolce, dont un est resté chez lui et six se sont éparpillés à travers l'archipel ; la quête « Les Pichu de l'île Dolce » consiste à ramener ces six-là pour que le sien cesse de broyer du noir. L'île Ré-en-ciel devient leur nouvelle terre d'accueil.
🎸 Le petit protégé de Booker en version câline : voir le rayon peluches Pokémon.
Un pont, un navire, et un apprenti qu'il rudoie
Le bois d'Oblivia porte presque partout sa marque. Il a monté la quasi-totalité des ouvrages en bois de l'archipel avant de se replier sur les petites coques, et deux pièces dominent la liste : le Pont Booker, qui relie l'île Ré-en-ciel à Mironda, et le Fédération, le navire de la Fédération Ranger.
Quand le pont est détruit, il ne délègue rien. Il annonce qu'il le remettra debout lui-même et demande quelques jours, avec l'aide des habitants de l'île. Le Fédération, lui, resurgit au port de Pentoblique avec un trou dans la coque : Booker réclame de bons outils, inspecte le navire, le déclare bien entretenu, et Samy vient le remercier une fois le chantier terminé.
L'atelier compte un apprenti, Nick, garçon appliqué mais dévoré par son imagination, qui déroule au moindre prétexte des scénarios catastrophes. Booker le coupe sans ménagement et lui reproche de perdre en hypothèses le temps qu'il pourrait passer à chercher des solutions — on lui trouve la main lourde avec lui, ce qui ne l'empêche pas de reconnaître un travail bien fait quand il en voit un.
Le vieil homme qui sait des choses
La coupe arc-en-ciel exhibée pendant la fête du village est un faux, et c'est lui qui l'a faite. Il a moulé la copie dans de l'argile cuite et bâti l'autel assorti, faute de mieux : personne au village n'était jamais parvenu jusqu'à la vraie, gardée au fond de la grotte Sarape.
La clé de la salle où se tient la véritable épreuve est également entre ses mains. Il accompagne le joueur jusqu'à la grotte pour lui ouvrir la porte, en prévenant que des villageois s'y sont cassé les dents des dizaines d'années plus tôt et qu'on n'en vient à bout qu'en gardant son sang-froid.
Sa mémoire sert une dernière fois sur la plage Lokhlass, où les adultes du village s'entichent d'une pierre bleue qu'ils prennent pour un trésor de légende. Booker y reconnaît sur-le-champ un Œuf de Manaphy, pour en avoir croisé un au large du temps où il naviguait, et se charge de le faire confier à un dresseur d'une autre région pour qu'il reparte là où il doit aller.
Vingt ans de silence et une Baie rouge
Le professeur Pressand, la tête chercheuse de la série Pokémon Ranger, est son frère cadet, et Ralf, le gamin du village, son petit-fils. Les deux frères s'étaient perdus de vue depuis des années, et le jeu ne lâche l'information qu'au détour d'une quête secondaire.
La rupture remonte à la construction du Fédération, plus de vingt ans plus tôt : Booker avait réuni de jeunes artisans pour le bâtir, et son frère lui avait décroché un poste de capitaine au sein de la Fédération Ranger. Il a refusé, ne se voyant pas quitter sa terre. Chacun a traité l'autre d'ingrat, et deux caractères aussi entiers n'ont plus trouvé le chemin du retour.
Le geste de rapprochement vient du cadet : au lieu de laisser le navire partir à la casse, il l'a envoyé servir à Oblivia. La quête « La précieuse Baie rouge » demande au joueur de secouer le bon arbre de l'archipel pour rapporter le fruit rare que le vieux menuisier veut offrir à son frère. Les retrouvailles dérapent aussitôt sur une maquette de bateau cassée des décennies plus tôt, ce qui règle la question de la ressemblance familiale.
Booker en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Métier | Menuisier et constructeur de bateaux |
| Lieu | Village Cocona, île Ré-en-ciel, archipel d'Oblivia |
| Jeu | Pokémon Ranger : Sillages de Lumière |
| Grandes œuvres | Le Pont Booker, le navire Fédération, le ukulélé de Pichu |
| Famille | Frère aîné du professeur Pressand, grand-père de Ralf |
| Apprenti | Nick, qu'il forme à la construction navale |
| Rôle décisif | Il confie Pichu Kulélé au joueur comme Pokémon Partenaire |
Questions fréquentes
-
Qui est Booker dans Pokémon Ranger : Sillages de Lumière ?
C'est le menuisier du village Cocona, sur l'île Ré-en-ciel. Il est le premier habitant d'Oblivia que le joueur croise, il le recueille après son échouage et lui sert ensuite de mémoire vivante sur l'histoire et la géographie de l'archipel. -
Pourquoi Booker construit-il des canots sur l'île Dolce ?
Parce que l'île n'a aucun point haut et serait entièrement submergée par un raz de marée. Il y assemble de petites embarcations et les cache dans les fourrés, pour que les Pokémon qui ne savent ni nager ni voler puissent s'échapper le cas échéant. -
Qui a fabriqué le ukulélé de Pichu Kulélé ?
Booker, avec le bois resté en trop après la construction de ses canots, et en cadeau de remerciement. Le surnom du Pichu vient également de lui. L'animal n'en joue pas : ses décharges électriques font vibrer les cordes, et la mélodie obtenue apaise les Pokémon. -
Quel lien unit Booker et le professeur Pressand ?
Ils sont frères, Booker étant l'aîné. Une dispute autour d'un poste de capitaine refusé à la Fédération Ranger les a séparés pendant des années, jusqu'à la quête de la Baie rouge qui les remet face à face. -
Que garde Booker dans la grotte Sarape ?
La clé de la salle où se déroule la véritable épreuve du Héros, au fond de laquelle se trouve l'authentique coupe arc-en-ciel. La coupe montrée pendant la fête du village n'est qu'une copie d'argile qu'il a lui-même façonnée.
En résumé
Booker est un artisan de village que le jeu place à toutes les charnières : il ramasse le héros naufragé, lui donne son Pokémon Partenaire, répare le pont, colmate le navire qui sauvera l'archipel et détient la clé de son épreuve la plus ancienne. Son geste le plus révélateur reste pourtant le moins spectaculaire — des canots planqués dans les fourrés d'une île, pour des Pokémon qui ne lui ont rien demandé et ne sauront jamais qui les a mis là.