Pokémon : Arceus et le Joyau de Vie : le film qui referme la trilogie de Sinnoh
Partager
4081 mots | Temps de lecture : 20 minute(s)
Une dette vieille de plusieurs siècles, et un créancier qui a créé le monde. Sorti au Japon le 18 juillet 2009, Pokémon : Arceus et le Joyau de Vie est le douzième long métrage de la saga et le dernier chapitre de la trilogie de Sinnoh. Il fait ce qu'aucun film Pokémon n'avait fait avant lui : il réunit les trois dragons de Sinnoh, ramène des personnages des deux volets précédents, et envoie Sacha lui-même dans le passé pour réparer une trahison qu'il n'a pas commise.
Sommaire
- Juillet 2009 : la conclusion annoncée un an à l'avance
- Ce que ce volet referme
- L'intrigue : une promesse rompue
- Arceus, celui qui aurait tout créé
- Dialga, Palkia et Giratina enfin réunis
- La première fois que Sacha remonte le temps
- Sheena, Damos, Marcus : les visages de Michina
- Production et musique : la Grèce et une éclipse
- Le film qui déverrouille HeartGold et SoulSilver
- La sortie française, et ce qu'il en reste
- Arceus et le Joyau de Vie en un coup d'œil
- Questions fréquentes
Juillet 2009 : la conclusion annoncée un an à l'avance
Le film sort dans les salles japonaises le 18 juillet 2009, onze ans jour pour jour après la première projection du tout premier long métrage de la franchise. La coïncidence n'est probablement pas fortuite pour un film qui parle d'origines et de dettes anciennes. Notre guide complet des films Pokémon replace ce douzième opus dans l'ensemble de la série.
Son titre japonais, アルセウス 超克の時空へ, se traduit à peu près par « Arceus : vers un espace-temps transcendé ». Le titre français, Pokémon : Arceus et le Joyau de Vie, préfère nommer l'objet du litige plutôt que l'ambition métaphysique — un choix nettement plus parlant pour le public visé, et fidèle à ce que raconte réellement le film.

Fait rare dans la saga : le film avait été confirmé un an plus tôt, en juillet 2008, à la fin du générique de Giratina et le Gardien du Ciel, avec un teaser montrant Giratina, Dialga et Palkia prêts à en découdre au-dessus de ruines. Annoncer une suite en post-générique était alors une pratique de blockbuster occidental, pas d'anime familial japonais.
Ce que ce volet referme
La trilogie de Sinnoh est la seule suite narrative continue des vingt-trois films Pokémon, et ce douzième opus en est la conclusion. Sa fonction est celle du rassemblement : là où L'ascension de Darkrai opposait Dialga à Palkia, et où Giratina et le Gardien du Ciel ajoutait le troisième larron, celui-ci les met enfin tous les trois dans le même plan.
La continuité n'est pas seulement affaire de créatures. Le film ramène à l'écran des personnages secondaires des deux volets précédents : Alice, Tonio et le Baron Alberto, croisés à Alamos, ainsi que Zéro et Newton Graceland, sortis du Monde Inversé. Ce sont des apparitions brèves, mais elles achèvent de souder les trois films en un seul ensemble.
Et sur le plan des dragons, la mécanique est limpide. Dialga est le seul à avoir traversé les trois films ; Palkia revient d'Alamos après avoir été absent du deuxième volet ; Giratina revient du Monde Inversé. Aucun autre film de la saga ne peut aligner un tel casting de retours.
Ce que ce volet apporte en propre, et qu'il ne faut pas confondre avec ses voisins : Arceus, la cité de Michina, le Joyau de Vie, les plaques élémentaires et le voyage dans le temps. Darkrai, Alamos et Oracion appartiennent au dixième film ; le Monde Inversé, Shaymin et Zéro au onzième. Ici, la menace n'est pas un accident cosmique : c'est une rancune.
L'intrigue : une promesse rompue
Sacha, Pierre et Aurore font halte à Michina, une bourgade bâtie au pied de ruines antiques. À peine arrivés, un tourbillon spatio-temporel s'ouvre au-dessus des lieux : Dialga surgit pour y répondre, Giratina le croit responsable et l'attaque, et les deux dragons manquent de démonter la vallée. Une jeune femme capable de communiquer mentalement avec les Pokémon, Sheena, parvient à les calmer.
Les ruines racontent la suite. Il y a très longtemps, un météore s'est abattu sur Michina et Arceus a sauvé la région, y perdant les plaques élémentaires dont il tire sa puissance. Le roi du pays, Damos, les lui a rendues ; touché, Arceus lui a confié cinq de ses plaques — Eau, Plantes, Électricité, Sol et Dragon — fondues en un Joyau de Vie destiné à rendre à la terre sa fertilité, à charge pour Damos de le restituer le moment venu.
Damos ne l'a jamais rendu. Arceus, trahi et attaqué par les Pokémon du roi, s'est retiré dans sa dimension en promettant de revenir, et Sheena, descendante de Damos, possède l'instrument qui donne l'heure exacte de ce retour. Il est pour dans quelques heures.
La suite est une course : celle d'un peuple qui tente de se faire pardonner une faute vieille de plusieurs siècles, face à une créature dont la colère traverse les âges. Le film garde pour sa dernière partie ce que devient cette vengeance, et l'on n'en dira rien ici — sinon que Dialga finit par avoir son mot à dire sur la question du temps.
Arceus, celui qui aurait tout créé
Arceus est un Pokémon fabuleux de type Normal, numéro 493 du Pokédex national — le dernier de la quatrième génération, et le dernier du Pokédex de son époque. Sa silhouette équine, blanche, ceinte d'une roue dorée, emprunte au dieu créateur Brahma portant les védas, au qilin de la mythologie chinoise et aux roues bouddhiques du Dharma. Notre dossier sur les légendes et mythologies régionales revient sur ces emprunts.
Sa mécanique de jeu est directement celle du film. Arceus change de type selon la plaque qu'il tient : plaque de l'Eau, il devient Eau ; plaque du Dragon, il devient Dragon. Et il est le seul Pokémon à pouvoir apprendre Jugement, une capacité spéciale dont le type suit lui aussi la plaque tenue. Le long métrage rend cette règle littérale : c'est en cédant cinq de ses plaques qu'Arceus s'affaiblit.
Le film le présente comme la créature la plus rare et la plus puissante de tout le bestiaire, celle qui serait à l'origine du monde. C'est une position que la franchise a toujours entretenue avec prudence dans les jeux, où le mythe est raconté par des tablettes et des légendes plutôt qu'affirmé ; notre guide des légendaires et des fabuleux détaille cette hiérarchie.
C'est ici sa toute première apparition à l'écran, sous trois de ses formes typées. Le film fait par ailleurs débuter Heatran et un Pichu à l'oreille dépareillée dont il sera question plus loin. Il faudra attendre Légendes Pokémon : Arceus, treize ans plus tard, pour que les jeux osent enfin mettre son nom dans un titre.

Dialga, Palkia et Giratina enfin réunis
Le trio créateur de Sinnoh n'avait jamais partagé l'affiche. Dialga commande le temps, Palkia l'espace, Giratina l'antimatière : trois faces d'un même mythe, issu des jeux de la région et détaillé dans notre dossier sur Pokémon Diamant et Perle. Le film les traite comme une fratrie difficile plutôt que comme des adversaires.
Leur affrontement d'ouverture repose d'ailleurs sur un malentendu, ce qui est devenu la signature de la trilogie. Giratina attaque Dialga en le croyant responsable du tourbillon, exactement comme la ville d'Alamos avait accusé Darkrai à tort deux films plus tôt. Trois films, trois accusations injustes : la répétition finit par ressembler à une thèse.
Face à Arceus, cependant, les trois dragons ne pèsent pas lourd. Le film prend soin de montrer que la puissance combinée du trio ne suffit pas, ce qui établit d'un seul plan la place d'Arceus dans la hiérarchie. C'est une manière économique de rendre crédible un personnage dont tout le monde parle depuis trois ans sans l'avoir jamais vu.
Signalons enfin que Dialga tient ici un rôle bien plus actif que dans les deux volets précédents. C'est lui qui rend possible le cœur du film, en ouvrant la porte que Sheena et le groupe vont franchir.

La première fois que Sacha remonte le temps
C'est la grande première du film, et elle mérite d'être formulée précisément. Des amis de Sacha avaient déjà voyagé dans le temps auparavant dans la saga ; lui, jamais. Ce douzième long métrage est la première occasion où le dresseur lui-même est envoyé dans le passé, aux côtés de Pierre, d'Aurore et de Sheena. Le parcours complet du personnage est retracé dans notre dossier sur Sacha et l'anime Pokémon.
Le procédé sert un projet narratif assez ambitieux pour un film destiné aux enfants : il ne s'agit pas d'assister à l'Histoire, mais de la corriger. Le premier saut place le groupe au moment exact de la trahison ; il faudra en tenter un second, quelques heures plus tôt, pour espérer changer quoi que ce soit.
Le film en tire aussi son meilleur ressort dramatique : la légende que tout le monde répète depuis des siècles n'est peut-être pas la vérité. Damos, présenté comme un traître par sa propre postérité, ne se souvient pas d'avoir voulu trahir. Réhabiliter un ancêtre calomnié, c'est un sujet inhabituel pour la franchise, et le film ne le traite pas à la légère.
Le procédé a évidemment ses paradoxes, que le film résout avec une désinvolture assumée. Mieux vaut le regarder pour ce qu'il est — un récit mythologique — que pour la rigueur de sa mécanique temporelle.
Sheena, Damos, Marcus : les visages de Michina
Le trio de voyage est inchangé depuis le dixième film : Sacha est accompagné de Pierre et d'Aurore, et c'est leur troisième long métrage ensemble : le trio se retrouvera une dernière fois l'année suivante, dans Zoroark : Le Maître des Illusions. Aucune trace de Flora ni de Max, partis depuis le neuvième film — la confusion est fréquente sur cette période, elle n'a pas lieu d'être.
Sheena est le personnage central du film côté humain. Descendante de Damos, elle communique mentalement avec les Pokémon et porte la culpabilité d'une faute qu'elle n'a pas commise. Kevin, qui garde avec elle les ruines de Michina, l'accompagne. Ce sont eux, et non Sacha, qui portent l'enjeu moral de l'histoire.
Damos, le roi de la légende, est le personnage le plus intéressant du lot : un homme que l'Histoire a condamné et que le film propose de rejuger. En face, Marcus est l'antagoniste humain, le bras droit de Damos dans l'administration des terres de Michina, qui asservit les Pokémon au moyen d'armures de contrainte et justifie tout par le salut de son pays. La trilogie aura ainsi eu son absence d'antagoniste dans le premier volet, son misanthrope dans le deuxième et son manipulateur dans le troisième.
Le film glisse aussi quelques visages familiers en arrière-plan : Cynthia et Palmer y font une apparition, tout comme les personnages d'Alamos et du Monde Inversé déjà évoqués. Le trio de la Team Rocket tient pour sa part un rôle décisif, sans l'avoir voulu, en mettant la main sur un objet dont il ne mesure pas l'importance.

Production et musique : la Grèce et une éclipse
L'équipe reste celle de toute la trilogie : Kunihiko Yuyama à la réalisation, Hideki Sonoda au scénario, Shinji Miyazaki à la musique, produit par OLM. Le film dure 94 minutes.
Fidèle à la méthode maison, l'équipe est partie repérer un pays réel avant de dessiner un lieu fictif. Le réalisateur et les producteurs se sont rendus en Grèce en août 2008 : Michina et ses ruines empruntent à l'Acropole d'Athènes, aux sites de Mycènes et de Delphes, tandis que le piton rocheux qui porte la cité vient tout droit des Météores. Le pont que le groupe contemple à la toute fin du film est le pont Rion-Antirion, qui relie la Grèce continentale au Péloponnèse.
Après la Barcelone du dixième film et la Norvège du onzième, ce troisième repérage européen achève de donner à la trilogie son identité visuelle : trois films, trois pays réels, trois architectures qui portent chacune une mythologie différente. Aucune autre période de la saga n'a été aussi cohérente sur ce point.
Une coïncidence céleste a accompagné la sortie. Le film utilise une éclipse solaire comme signe annonciateur du retour d'Arceus — et l'éclipse la plus longue du XXIᵉ siècle a été visible depuis le Japon le 22 juillet 2009, quatre jours seulement après la première. Difficile de rêver meilleure promotion.
Côté musique, la version française ouvre sur Oui, fonce ! et referme sur trois titres, dont Changeons l'histoire, dont le titre résume à lui seul le programme du film.
Le film qui déverrouille HeartGold et SoulSilver
C'est ici que le douzième film se distingue vraiment de ses deux aînés. Ses distributions évènementielles ne pointaient pas vers les jeux de Sinnoh, mais vers les remakes de Johto, Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver, sortis au Japon quelques semaines après le film. Le long métrage annonce donc la génération suivante autant qu'il conclut la sienne — un clin d'œil renforcé par l'apparition, dans le passé de Michina, des trois starters de Johto.
L'Arceus distribué en salles japonaises et dans certaines enseignes à l'étranger connaissait quatre capacités : Hurle-Temps, Spatio-Rift, Revenant et Jugement — les attaques signatures de Dialga, Palkia, Giratina et la sienne. Transféré dans HeartGold ou SoulSilver et placé en tête d'équipe aux Ruines d'Alpha, il déclenchait la téléportation vers les Ruines Sinjoh, où l'on repartait avec l'Œuf d'un des trois dragons de Sinnoh, au niveau 1.
La seconde distribution est plus discrète et tout aussi ingénieuse. Un Pichu chromatique était offert aux spectateurs japonais ayant réservé leur billet ; amené à l'Autel du Bois aux Chênes dans HeartGold ou SoulSilver, il faisait apparaître le Pichu Troizépi, une forme unique reconnaissable à son oreille dépareillée — celle-là même qui débute dans le film. Notre dossier sur les Pokémon bébés et les pré-évolutions revient sur ce cas isolé.
Autrement dit, ce film est celui dont les objets promotionnels ont le plus durablement modifié les jeux. Les Ruines Sinjoh n'existent que parce qu'un Arceus de cinéma pouvait y être amené ; c'est l'un des rares contenus de la série principale à n'avoir jamais été accessible sans passer par un événement.
La sortie française, et ce qu'il en reste
La France a été particulièrement bien servie pour ce film, ce qui n'est pas si courant dans cette saga. Il a été diffusé à la télévision française le 3 décembre 2009, puis édité en DVD le 11 décembre 2009 — soit une semaine avant la sortie du DVD japonais, prévue le 18 décembre. Pour une fois, le public français n'a pas attendu des années : quelques mois ont suffi. L'édition était accompagnée d'une carte collector Arceus, complétant la série entamée avec Darkrai puis Regigigas.
Aux États-Unis, le film est diffusé sur Cartoon Network dès le 20 novembre 2009. C'est le premier long métrage Pokémon à sortir en Amérique la même année qu'au Japon, et 2009 devient ainsi la première année à voir deux films Pokémon arriver outre-Atlantique — le onzième en février, celui-ci en novembre.
La version française, enregistrée en Belgique comme toute la trilogie, conserve ses voix habituelles : Aurélien Ringelheim pour Sacha, Alexandra Corréa pour Aurore, Antoni Lo Presti pour Pierre, rejoints par Benoît Grimmiaux en Arceus, Maïa Baran en Sheena, Martin Spinhayer en Damos et Romain Barbieux en Marcus. La direction artistique revient à Jean-Marc Delhausse.
Un détail rappelle que le film n'est pas tout à fait tendre : en Suisse, il aurait été déconseillé aux moins de seize ans, pour sa violence et pour ses références religieuses. On parle tout de même d'un dieu créateur trahi qui revient anéantir un peuple, ce qui n'est pas le programme habituel d'un film d'été pour enfants.
🎁 Pour prolonger le voyage à Michina côté étagère, notre sélection d'idées cadeaux Pokémon regroupe de quoi faire plaisir aux amateurs de légendaires.
Reste, quinze ans plus tard, un film qui referme proprement la seule trilogie enchaînée de la saga et qui ose des idées que la franchise ne reprendra plus : un mythe fondateur discuté, un ancêtre réhabilité, et un héros qui change le passé au lieu de sauver le présent. Les films suivants reviendront à des aventures autonomes, et la saga ne retentera jamais l'expérience.
Arceus et le Joyau de Vie en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Sortie japonaise | 18 juillet 2009, en salles |
| Sortie française | Télévision le 3 décembre 2009, puis DVD le 11 décembre 2009 |
| Rang dans la saga | 12ᵉ long métrage sur 23 |
| Titre japonais | アルセウス 超克の時空へ, « Arceus : vers un espace-temps transcendé » |
| Titre américain | Arceus and the Jewel of Life |
| Place dans la trilogie | 3ᵉ et dernier volet, après Darkrai puis Giratina |
| Pokémon vedette | Arceus, fabuleux de type Normal (nᵒ 493), première apparition à l'écran |
| Autres créatures majeures | Dialga, Palkia et Giratina réunis ; débuts de Heatran et du Pichu Troizépi |
| Compagnons de Sacha | Pierre et Aurore, troisième de leurs quatre films ensemble |
| Antagoniste | Marcus, bras droit de Damos à Michina |
| Première pour la saga | Sacha voyage lui-même dans le temps |
| Réalisation, scénario, musique | Kunihiko Yuyama, Hideki Sonoda, Shinji Miyazaki |
| Durée | 94 minutes |
| Décors inspirés de | La Grèce : Acropole d'Athènes, Mycènes, Delphes, Météores |
| Lien avec les jeux | Distributions Arceus et Pichu vers Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver |
Questions fréquentes
-
Quel est le titre français exact du douzième film Pokémon ?
Le titre français officiel est Pokémon : Arceus et le Joyau de Vie. Il reprend le titre anglophone Arceus and the Jewel of Life, alors que le titre japonais se traduit plutôt par « Arceus : vers un espace-temps transcendé ». Le film est sorti au Japon le 18 juillet 2009. -
Faut-il avoir vu les deux films précédents ?
C'est fortement conseillé. Ce film conclut la trilogie de Sinnoh ouverte par L'ascension de Darkrai et poursuivie par Giratina et le Gardien du Ciel. Il réunit les trois dragons vus dans les deux premiers volets et fait réapparaître plusieurs de leurs personnages secondaires, comme Alice, Tonio, Zéro ou Newton Graceland. -
Qu'est-ce que le Joyau de Vie ?
C'est un objet créé par Arceus à partir de cinq de ses plaques élémentaires — Eau, Plantes, Électricité, Sol et Dragon — et confié au roi Damos pour rendre sa fertilité à la région de Michina, à charge pour lui de le restituer. C'est le non-respect de cette promesse qui déclenche la colère d'Arceus et toute l'intrigue du film. -
Est-ce la première apparition d'Arceus dans un film ?
Oui. Le douzième film est la toute première apparition d'Arceus à l'écran, sous plusieurs de ses formes typées. Le Pokémon existait dans les jeux depuis Diamant et Perle en 2006, mais restait presque exclusivement accessible par des distributions évènementielles. -
Qui accompagne Sacha dans ce film ?
Sacha voyage avec Pierre et Aurore, comme dans les deux autres volets de la trilogie de Sinnoh. C'est leur troisième long métrage ensemble, avant un quatrième et dernier en 2010 avec Zoroark : Le Maître des Illusions. Flora et Max, compagnons des films de l'ère Hoenn, n'apparaissent pas. -
Quel lien le film a-t-il avec les jeux HeartGold et SoulSilver ?
Les distributions évènementielles liées au film pointaient vers ces remakes de Johto. Un Arceus offert en salles permettait, une fois transféré et placé en tête d'équipe aux Ruines d'Alpha, d'accéder aux Ruines Sinjoh et d'y obtenir l'Œuf d'un Dialga, d'un Palkia ou d'un Giratina de niveau 1. Un Pichu chromatique offert en précommande permettait quant à lui de rencontrer le Pichu Troizépi à l'Autel du Bois aux Chênes. -
Quand le film est-il sorti en France ?
Il a été diffusé à la télévision française le 3 décembre 2009, puis édité en DVD le 11 décembre 2009, avec une carte collector Arceus. Le DVD français est donc paru une semaine avant le DVD japonais, ce qui est exceptionnel pour cette saga, habituée à des sorties françaises très tardives.