Pokémon : Giratina et le Gardien du Ciel : la seule vraie suite de la saga
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4085 mots | Temps de lecture : 20 minute(s)
C'est le seul film Pokémon qui commence là où un autre s'est arrêté. Sorti au Japon le 19 juillet 2008, Pokémon : Giratina et le Gardien du Ciel est le onzième long métrage de la saga et le deuxième volet de la trilogie de Sinnoh. Il ramasse les dégâts laissés par le film précédent, ouvre une dimension entière que les joueurs ne connaissaient pas encore, et confie son émotion à un hérisson végétal de vingt centimètres, capricieux et boudeur. C'est aussi le film le plus étrange visuellement de toute la série.
Sommaire
- Juillet 2008 : la suite arrive
- Ce que ce volet apporte à la trilogie
- L'intrigue : une dimension qui suffoque
- Le Monde Inversé, et pourquoi ce n'est pas tout à fait le Monde Distorsion
- Giratina, deux formes et une avant-première
- Shaymin, le gardien du ciel
- Sacha, Pierre, Aurore — et un misanthrope
- Production et musique : la Norvège en haute définition
- Accueil, box-office et distributions
- La sortie française, et ce qu'il en reste
- Giratina et le Gardien du Ciel en un coup d'œil
- Questions fréquentes
Juillet 2008 : la suite arrive
Le film sort dans les salles japonaises le 19 juillet 2008, un an jour pour jour ou presque après son prédécesseur. Le titre original, ギラティナと氷空の花束 シェイミ, se traduit approximativement par « Giratina et le bouquet du ciel glacé : Shaymin » — le kanji employé pour « ciel » y est celui du ciel de glace, ce qui annonce déjà le climat du film. Notre guide complet des films Pokémon situe cet opus dans l'ensemble de la saga.
Le titre français, Pokémon : Giratina et le Gardien du Ciel, suit l'exploitation anglophone (Giratina and the Sky Warrior). Le « Gardien du Ciel » du titre n'est pas Giratina : c'est Shaymin, ou plus exactement sa seconde forme, la Forme Céleste. Le titre annonce donc un duo, pas un héros solitaire — et c'est bien de cela qu'il s'agit.
Annoncé dès le début du mois de décembre 2007, le film arrive à un moment précis du calendrier : Pokémon Platine n'était pas encore sorti. Le long métrage sert littéralement de bande-annonce jouable à un jeu que personne n'avait encore en main, et notre dossier sur Pokémon Platine raconte l'autre moitié de cette histoire.
Ce que ce volet apporte à la trilogie
La trilogie de Sinnoh est la seule suite narrative continue de la saga, et ce onzième film en est le maillon central. Son rôle est celui de la conséquence : il part des dégâts causés par le combat de Dialga et Palkia dans L'ascension de Darkrai, et il montre qui, dans les coulisses de l'univers, en a payé le prix.
Le lien n'est pas suggéré, il est filmé. C'est le seul long métrage Pokémon à insérer un flash-back tiré d'un autre film, en l'occurrence celui d'Alamos. Et le Dialga qu'on voit ici n'est pas un Dialga quelconque : c'est le même individu que dans le volet précédent, ce qui n'était jamais arrivé d'un film à l'autre dans la saga.
Ce que ce film apporte en propre, et qu'on attribue parfois à tort à ses voisins : il ouvre le Monde Inversé, révèle la Forme Originelle de Giratina et la Forme Céleste de Shaymin, et fait débuter Regigigas à l'écran. Darkrai, Alamos et Oracion appartiennent au dixième film — Alamos ne revient ici que le temps d'un flash-back ; et Arceus, Michina et le voyage dans le temps n'arrivent qu'au douzième.
Il apporte aussi quelque chose de plus discret : un antagoniste humain. Le film précédent n'en avait aucun. Celui-ci a Zéro, et Arceus et le Joyau de Vie aura Marcus. C'est cette montée en régime, film après film, qui donne à la trilogie sa forme d'ensemble.
L'intrigue : une dimension qui suffoque
Le film s'ouvre de l'autre côté du décor. Le Monde Inversé, dimension parallèle et symétrique de la nôtre, a été gravement abîmé par la bataille du film précédent, et des nuages empoisonnés s'y répandent. Son maître, Giratina, tient Dialga pour responsable et l'attaque à la première occasion, l'entraînant dans son propre monde.
Un petit Shaymin, peureux et de très mauvaise humeur, se retrouve pris au milieu du combat. Sa capacité Fulmigraine force un passage vers la réalité : Dialga s'échappe et laisse Giratina piégé chez lui, incapable de repasser la barrière par ses propres moyens. Le dragon spectral se met alors en tête d'utiliser Shaymin comme clé.
Pendant ce temps, Sacha, Pierre et Aurore rencontrent ce même Shaymin dans une ville et acceptent de le raccompagner jusqu'au jardin de Gracidées où vivent ses semblables. Le voyage tourne court : Giratina happe une partie du groupe dans le Monde Inversé, où ils croisent Newton Graceland, un savant qui étudie l'endroit depuis des années et sait comment en sortir.
Le vrai danger est ailleurs. Zéro, ancien élève de Newton, veut s'approprier le Monde Inversé pour vivre loin d'une humanité qu'il juge destructrice — et il a construit une machine pour cela. Le film enchaîne alors les fuites : par le train, par le ferry, à travers les reflets d'un monde qui n'a ni haut ni bas. Le dernier acte se joue au pied d'un glacier, et on n'en dira rien ici.
Le Monde Inversé, et pourquoi ce n'est pas tout à fait le Monde Distorsion
C'est le grand morceau de bravoure visuel du film. Le Monde Inversé est une dimension où la gravité, la perspective et l'échelle n'ont plus cours : des blocs de paysage flottent à l'envers, des rivières coulent verticalement, et les héros marchent sur des surfaces qui n'existent que le temps qu'on les regarde. En 2008, c'était une audace graphique considérable pour un film destiné aux enfants.
Sa règle interne est belle et simple : ce monde est le miroir du nôtre et il en encaisse les blessures. Les passages entre les deux dimensions s'ouvrent aux endroits où la réalité est polluée, et ce qui abîme l'un abîme l'autre. Le film en tire un discours écologique qui ne dit jamais son nom, et qui date bien mieux que la plupart des morales de la saga.
Un point de vocabulaire mérite d'être posé, parce qu'il prête à confusion. La dimension du film s'appelle le Monde Inversé ; celle de Pokémon Platine s'appelle le Monde Distorsion. Ce sont deux versions du même lieu — l'une pour le dessin animé, l'autre pour les jeux — et Poképédia les traite comme équivalentes tout en les distinguant. Les deux sont le domaine de Giratina, mais elles ne se ressemblent pas à l'écran et n'ont pas exactement les mêmes règles.
Cette dimension est enfin le prétexte à un joli renversement de personnage. Giratina n'est pas un envahisseur : il est chez lui, et c'est notre monde qui a débordé sur le sien. Le film ne le formule jamais aussi platement, mais toute sa dernière partie repose là-dessus.

Giratina, deux formes et une avant-première
Giratina est un Pokémon légendaire des types Spectre et Dragon, numéro 487 du Pokédex national. Il complète le trio créateur de Sinnoh aux côtés de Dialga et Palkia : au temps et à l'espace, il ajoute l'antimatière et le revers du décor. Il est le seul Pokémon à pouvoir apprendre Revenant, une attaque qui frappe en disparaissant momentanément du plan de combat.
Le film a fait quelque chose que la saga n'avait jamais osé à cette échelle : il a montré la Forme Originelle de Giratina avant que les joueurs ne puissent la voir dans un jeu. Jusqu'à Platine, Giratina n'existait que sous sa Forme Alternative, celle aux six pattes. Sa forme serpentine, sans membres, réservée au Monde Distorsion, a été révélée au grand public par ce long métrage.
Ce n'est pas un détail marketing anodin. Le film sert de vitrine à un jeu encore inédit, et les deux se répondent : au Royaume-Uni, la chaîne Jetix a diffusé le film le lendemain de la sortie de Platine. Notre guide des légendaires et des fabuleux revient sur ce trio de Sinnoh et sur la place particulière de Giratina.
Une précision utile pour éviter une erreur courante : Palkia figure sur la première affiche du film mais n'y joue aucun rôle. Il n'apparaît que dans un flash-back. Ce sont Giratina et Dialga qui portent l'intrigue légendaire, aux côtés de Shaymin.

Shaymin, le gardien du ciel
Shaymin est un Pokémon fabuleux de type Plante, numéro 492 du Pokédex national. Sous sa Forme Terrestre, c'est un petit hérisson vert et blanc qui tient dans deux mains. Il est le seul Pokémon capable d'apprendre Fulmigraine, une déflagration végétale qui, dans le film, sert littéralement à percer les parois entre les mondes.
Sa seconde forme est le vrai sujet du titre français. Au contact d'une fleur Gracidée, Shaymin adopte sa Forme Céleste : une créature élancée, aux oreilles en pétales, capable de voler. C'est ce Shaymin-là que le titre appelle le Gardien du Ciel, et comme pour Giratina, le film l'a montré avant sa sortie dans les jeux.
Le film prend un risque appréciable avec ce personnage : il le rend franchement désagréable pendant la moitié du métrage. Ce Shaymin est capricieux, ingrat, terrorisé, et il le fait savoir. Là où la saga a l'habitude des fabuleux adorables au premier regard, celui-ci se mérite — ce qui rend ses adieux nettement plus efficaces.
Détail de continuité que le film soigne : c'est Shaymin qui soigne Giratina par Aromathérapie avant la dernière ligne droite. Le petit Pokémon Plante n'est pas le compagnon décoratif du dragon : il est la seule chose qui le remette debout.

Sacha, Pierre, Aurore — et un misanthrope
Le trio est le même que dans le volet précédent : Sacha voyage avec Pierre et Aurore. Ni Flora ni Max, partis depuis le neuvième film ; le parcours complet du dresseur est retracé dans notre dossier sur Sacha et l'anime Pokémon. Le film les sépare habilement : Sacha part dans le Monde Inversé, Aurore et Pierre restent gérer l'urgence du côté réel.
Zéro est le premier antagoniste humain de la trilogie, et il est d'une espèce rare dans la saga. Ce n'est ni un voleur ni un conquérant : c'est un misanthrope, ancien disciple de Newton Graceland, convaincu que l'humanité détruit tout ce qu'elle touche et qu'il vaut mieux régner sur une dimension vide. Ses Magnéti, Magnéton et Magnézone lui servent de meute magnétique.
Newton Graceland, lui, est le contrepoint : un savant qui a passé sa vie à observer le Monde Inversé sans jamais chercher à le posséder. Il désactive la machine de son ancien élève, et c'est lui qui explique au spectateur les règles de la dimension sans jamais alourdir le récit.
Autour d'eux, le film glisse deux apparitions inédites au cinéma : la famille de Pierre et la mère d'Aurore, Johanna, apparaissent pour la première fois dans un long métrage. On croise aussi Layla et Moose, ainsi que Regigigas, qui fait ici ses débuts à l'écran en sortant de son sommeil dans un temple, suivi d'une horde de Mammochon. Le trio de la Team Rocket est de la partie, embarqué lui aussi dans le Monde Inversé.

Production et musique : la Norvège en haute définition
L'équipe ne change pas : Kunihiko Yuyama à la réalisation, Hideki Sonoda au scénario, Shinji Miyazaki à la musique, production OLM. Le film dure 96 minutes, sept de plus que son prédécesseur, et il en profite pour laisser respirer ses paysages.
Car le repérage géographique, devenu la marque de fabrique de la trilogie, s'est cette fois déplacé vers le nord. Les décors du film sont directement inspirés de la Norvège : le Sognefjord, le glacier de Jostedal et la ville de Geiranger pour les grands espaces, Bergen pour la ville du début. Le train qu'empruntent les héros renvoie à la ligne de Flåm qui longe le fjord, et les gares du film reprennent celles de Bergen et de Myrdal.
Ce choix a une conséquence directe sur le récit : le glacier n'est pas un décor, c'est une menace. Là où le film précédent bâtissait une ville-jardin méditerranéenne, celui-ci construit un paysage froid, vertical, instable — exactement le genre de terrain qui rend crédible un monde à l'envers.
Le film marque aussi une première technique pour la franchise : c'est la première production liée à la série Pokémon diffusée en haute définition en plus de la définition standard, dès sa première diffusion. Autre première, plus anecdotique : le générique d'ouverture se déroule pendant la séquence de titre, ce que la saga n'avait jamais fait.
Côté musique, le générique de fin japonais est ONE, interprété par la chanteuse Crystal Kay ; la version française referme le film sur Ce monde est merveilleux, un titre dont l'ironie n'échappe à personne après quatre-vingt-dix minutes passées à regarder deux mondes s'abîmer l'un l'autre.
Accueil, box-office et distributions
Au Japon, le film prend la deuxième place du box-office lors de son week-end d'ouverture, battu par Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki, sorti presque en même temps. Près de 982 000 spectateurs — 981 543 exactement — et 1,019 milliard de yens sur les trois jours de ce week-end d'ouverture, du 19 au 21 juillet, lundi férié compris : un très bon score, mais 90 % du démarrage du dixième film, qui avait réuni 1 074 000 spectateurs et 1,13 milliard de yens sur ses trois premiers jours. Sur l'ensemble de leur exploitation japonaise, l'écart est bien plus mince : 4,8 milliards de yens pour ce onzième film contre 5,02 pour son aîné, soit 4,4 % de moins. Se retrouver face à un Ghibli en plein été n'est pas la position la plus confortable.
Les distributions évènementielles associées au film sont particulièrement bien pensées. Les spectateurs japonais qui réservaient leur billet recevaient un Regigigas connaissant Tête de Fer, Éboulement et Vent Glace — trois capacités qui évoquent Registeel, Regirock et Regice. Ce Regigigas permettait précisément de débloquer les trois colosses dans Platine, puis d'y capturer un Regigigas de niveau 1. Une distribution qui se referme sur elle-même, comme un jeu de poupées russes ; notre dossier sur les trios et duos légendaires détaille ce petit clan.
En salles, c'est Shaymin qui était distribué, accompagné de la Gracidée permettant de le faire passer en Forme Céleste. Là encore, le film et le jeu racontent la même chose : la fleur qu'on voit à l'écran est l'objet qu'on obtient dans la cartouche.
À l'international, le film est diffusé sur Cartoon Network aux États-Unis le 13 février 2009, avant une édition vidéo le 31 mars. Comme tous ses prédécesseurs depuis le sixième, il ne connaît aucune exploitation en salles hors d'Asie. Une adaptation en manga a également suivi.
La sortie française, et ce qu'il en reste
En France, le film est diffusé pour la première fois le 10 mars 2009 sur Jetix, puis édité en DVD le 8 avril 2009, accompagné d'une carte promotionnelle Regigigas. Comme la quasi-totalité de la saga après 2001, il n'a pas eu de sortie dans les salles françaises : seuls les trois premiers longs métrages y ont connu une véritable exploitation cinéma, en 2000 et 2001, deux films bien plus tardifs se contentant de passages limités — Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017 et Volcanion et la merveille mécanique les 22 et 23 novembre 2025. Le guide complet des films détaille ce basculement vers la vidéo et la télévision.
La version française est enregistrée en Belgique, avec la distribution stable de la trilogie : Aurélien Ringelheim pour Sacha, Alexandra Corréa pour Aurore, Antoni Lo Presti pour Pierre, sous la direction artistique de Daniel Nicodème. C'est l'une des rares périodes de la saga où l'on peut enchaîner trois films sans changer une seule voix.
Le calendrier français a d'ailleurs eu un effet inattendu et plutôt heureux : six mois seulement séparent les DVD français des dixième et onzième films, contre un an au Japon. Pour une fois, le désordre chronique des sorties françaises a joué en faveur d'une trilogie qui se regarde mieux d'un bloc.
Ce qu'il reste de ce film, quinze ans plus tard, tient en trois images : un monde retourné, un dragon serpentin qu'on a vu au cinéma avant de le rencontrer dans un jeu, et un petit hérisson vert qui refuse d'être mignon. C'est le film le plus visuellement inventif de la saga, et le seul dont on puisse dire qu'il est la suite directe d'un autre.
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Giratina et le Gardien du Ciel en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Sortie japonaise | 19 juillet 2008, en salles |
| Sortie française | Jetix le 10 mars 2009, puis DVD le 8 avril 2009 |
| Rang dans la saga | 11ᵉ long métrage sur 23 |
| Titre japonais | ギラティナと氷空の花束 シェイミ, « Giratina et le bouquet du ciel glacé : Shaymin » |
| Titre américain | Giratina and the Sky Warrior |
| Place dans la trilogie | 2ᵉ volet, entre L'ascension de Darkrai et Arceus et le Joyau de Vie |
| Pokémon vedettes | Giratina et Shaymin, le « Gardien du Ciel » du titre |
| Autres créatures majeures | Dialga et Regigigas ; Palkia seulement en flash-back |
| Compagnons de Sacha | Pierre et Aurore |
| Antagoniste | Zéro, ancien élève de Newton Graceland |
| Lieu central | Le Monde Inversé, domaine de Giratina |
| Premières à l'écran | Forme Originelle de Giratina et Forme Céleste de Shaymin, avant Pokémon Platine |
| Réalisation, scénario, musique | Kunihiko Yuyama, Hideki Sonoda, Shinji Miyazaki |
| Durée | 96 minutes |
| Décors inspirés de | La Norvège : Sognefjord, glacier de Jostedal, Geiranger, Bergen, ligne de Flåm |
Questions fréquentes
-
Quel est le titre français exact du onzième film Pokémon ?
Le titre français officiel est Pokémon : Giratina et le Gardien du Ciel. Il reprend le titre anglophone Giratina and the Sky Warrior. Le « Gardien du Ciel » désigne Shaymin sous sa Forme Céleste, et non Giratina. Le film est sorti au Japon le 19 juillet 2008. -
Faut-il avoir vu L'ascension de Darkrai avant celui-ci ?
C'est vivement conseillé. Ce film est la suite directe du dixième : il part des dégâts causés par le combat de Dialga et Palkia raconté dans L'ascension de Darkrai, il en insère même un flash-back, et le Dialga qu'on y voit est le même individu. C'est le seul cas de suite véritable dans toute la saga des films Pokémon. -
Le Monde Inversé et le Monde Distorsion, est-ce la même chose ?
Ce sont deux versions du même lieu. Le Monde Inversé est la dimension telle qu'elle apparaît dans le dessin animé et dans ce film ; le Monde Distorsion est sa contrepartie dans le jeu Pokémon Platine. Les deux sont le domaine de Giratina, mais leur apparence et leurs règles diffèrent d'un support à l'autre. -
Pourquoi ce film montre-t-il des formes absentes des jeux de l'époque ?
Parce qu'il sert de vitrine à Pokémon Platine, qui n'était pas encore sorti. La Forme Originelle de Giratina et la Forme Céleste de Shaymin ont été révélées au public par ce long métrage avant d'apparaître dans un jeu. Au Royaume-Uni, la chaîne Jetix a même diffusé le film le lendemain de la sortie du jeu. -
Qui accompagne Sacha dans ce film ?
Sacha voyage avec Pierre et Aurore, comme dans les deux autres films de la trilogie de Sinnoh. Le film est aussi le premier long métrage où apparaissent la famille de Pierre et Johanna, la mère d'Aurore. -
Arceus apparaît-il dans ce film ?
Non. Arceus, la région de Michina et le voyage dans le temps appartiennent au douzième film, Pokémon : Arceus et le Joyau de Vie, qui referme la trilogie. Ce onzième volet met en scène Giratina, Shaymin, Dialga et Regigigas. -
Le film a-t-il bien marché au Japon ?
Il a pris la deuxième place du box-office japonais sur les trois jours de son week-end d'ouverture, du 19 au 21 juillet 2008, avec 981 543 spectateurs et 1,019 milliard de yens, derrière Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki. Ce démarrage représente 90 % de celui du film précédent, L'ascension de Darkrai ; sur l'ensemble de leur exploitation japonaise, en revanche, l'écart n'est que de 4,4 % : 4,8 milliards de yens contre 5,02. L'ascension de Darkrai reste le plus gros succès de la trilogie.
