Artwork de René pour Pokémon Diamant Étincelant et Perle Scintillante

René : le rival de Sinnoh qui voulait dépasser son père

1988 mots | Temps de lecture : 9 minute(s)

Il vous rentre dedans avant même de vous dire bonjour. À Bonaugure, René occupe la maison mitoyenne de la vôtre ; son père, Koner, règne sur la Tour de Combat de Sinnoh, et lui a déjà décidé tout seul que vous seriez son rival. Sa méthode tient en une ligne : partir avant d'avoir réfléchi, revenir plus déterminé après chaque défaite.

Sommaire


Bonaugure, une écharpe verte et un père célèbre

Le rival de Sinnoh se repère de loin : blond, un polo à rayures orange et blanches, une écharpe verte. Détail qui amuse les joueurs attentifs, il porte une Pokémontre orange sur ses artworks comme à l'écran — alors qu'à Charbourg, un habitant jure que le fabricant n'en sort qu'en bleu et en rose.

Sa maison jouxte celle du héros, Louka ou Aurore selon la partie que vous menez. Koner, son père, est l'Aigle qui tient la Tour de Combat, plantée au nord-est de la région : René ne démarre donc pas de zéro, il démarre avec une comparaison écrasante sur le dos et une seule idée en tête, passer devant.

Le tempérament suit. C'est un garçon au sang chaud, du genre à foncer d'abord et à réfléchir après, sans le moindre égard pour les précautions de base : partir en chasse sans rien préparer, s'aventurer parmi les hautes herbes alors qu'aucun Pokémon ne l'accompagne, et embarquer son voisin dans l'affaire. Un tic revient dans ses répliques : il réclame une amende dès que quelqu'un se présente en retard.


Une mallette oubliée dans les hautes herbes

L'aventure démarre sur un coup de tête. Il suffit d'un reportage télé consacré au Léviator Rouge pour que René embarque son voisin jusqu'au Lac Vérité, où les deux garçons croisent le Professeur Sorbier et le héros que le joueur n'a pas incarné, en train de redescendre — et d'abandonner derrière eux, dans les herbes, une mallette.

Son camarade le déconseille ; il y va quand même, et ce sont des Étourmi sauvages qui trancheront le débat en fondant sur eux. Les deux apprentis n'ont plus qu'à ouvrir la mallette et à se servir pour tenir bon, et Sorbier, une fois les choses expliquées, leur laisse les créatures.

Dans Diamant, Perle et leurs remakes, la scène suivante dit tout du personnage : trop pressé de filer, il ressort du laboratoire de Littorella en claquant la porte, sans laisser à Sorbier une seconde pour lui confier un Pokédex. Il faudra ensuite lui apporter, dans l'École des Dresseurs à Féli-Cité, la carte régionale restée chez lui.


Une équipe montée contre la vôtre

Platine rebat les cartes. C'est René qui débarque cette fois dans la chambre du protagoniste pour aller réclamer des Pokémon au professeur, avant de s'élancer dans les hautes herbes de la Route 201 — où Sorbier, de retour au même instant, l'arrête in extremis. Chacun prend une Ball, le premier duel s'enchaîne, et au Lac Vérité, faute de légendaire, ils tombent sur un inconnu à l'allure trouble : Hélio.

Ce duel n'est jamais équilibré par accident. Le Pokémon de départ qu'il garde est systématiquement celui qui domine le vôtre en type, et c'est autour de lui que le reste se construit : on connaît donc à René Tiplouf comme Ouisticram ou Tortipouss, selon la Ball que vous avez saisie. L'endroit de la rencontre, lui, change d'une version à l'autre — la Route 203, une fois Féli-Cité derrière vous, dans Diamant, Perle et leurs remakes ; la Route 201 dans Platine.

Son équipe grimpe ensuite très haut. Dans Platine, son Pokémon de départ culmine au niveau 85, record absolu pour un Pokémon de rival : en dehors des bâtiments de combat, seuls le Pikachu de Red et le Carchacrok de Cynthia font mieux, à 88.

🐧 Tiplouf, Ouisticram, Tortipouss : le trio de départ de Sinnoh a son rayon, voir les starters Pokémon.


Jupiter, le seul coup d'arrêt

La course aux Badges s'accompagne d'une longue série de revers. René trébuche Route 203, puis Route 209, puis à Verchamps, tandis que la Team Galaxie tisse sa conspiration en arrière-plan. À Joliberges, le Champion lui donne d'ailleurs moins de fil à retordre qu'à vous, et c'est lui que Sorbier dépêche pour vous récupérer quand vous sortez de l'Arène.

Le professeur lui confie ensuite une mission au Lac Savoir, et c'est là que la mécanique se grippe. Jupiter lui barre la route, Créhelf n'est pas sauvé : c'est l'unique moment de tout son parcours où son enthousiasme se fissure, lui qui repart d'ordinaire de chaque défaite la volonté raffermie.

Il obtient sa revanche aux Colonnes Lances : Jupiter y retombe sur lui, et il en vient à bout, Mars comprise, épaulé par le joueur. Vaincu à son tour au seuil de la Ligue, il file retrouver Koner au Secteur Combat, où il vous proposera désormais un combat chaque fin de semaine, à l'Aire de Combat dans Diamant, Perle et leurs remakes, à l'Aire de Survie dans Platine.


Dans l'anime, de Charbourg jusqu'au sommet de la tour

L'adaptation animée colle de près au modèle : même ville natale, mêmes parents, même caractère, mêmes frottements avec le héros. René y sillonne Sinnoh à la recherche de ses Badges et copie sans s'en cacher les méthodes de Paul, l'autre rival de la région.

Il apparaît pour la première fois à l'épisode 567, soit quatre numéros avant que la saison 12 ne commence et que les studios français ne changent son nom. Dans la mini-série Pokémon Évolutions, un cinquième épisode baptisé « Le rival » revient sur son parcours à partir de la virée au Lac Vérité : on l'y voit ouvrir la mallette de Sorbier aux côtés de Louka, s'emparer de la Ball contenant Tiplouf pour repousser deux Étourmi agressifs, puis arracher son premier Badge à Pierrick, dans l'Arène de Charbourg.

Le récit lui inflige le même arrêt brutal que le jeu — la défaite contre Jupiter au Lac Savoir ébranle ses ambitions — puis la même revanche : sous un ciel que Dialga déforme, il épaule Louka aux Colonnes Lances, l'un renversant Jupiter, l'autre Mars. Beaucoup plus tard, c'est dans la Tour de Combat qu'il joue sa carrière : il en gravit les étages jusqu'au dernier, sème en plein duel l'étui où dorment ses huit Badges, et gagne quand même avec son partenaire des premiers jours, sous les compliments de son père.

Paul face à René
L'adaptation animée colle de près au modèle : même ville natale, mêmes parents.

De Barry à René, l'histoire d'un nom

En français, le rival de Sinnoh a longtemps porté le prénom de Barry — au prix d'une homonymie avec un antagoniste venu d'ailleurs. René s'est imposé en 2019, à l'arrivée du jeu mobile, dont la bande-annonce nomme le garçon de Bonaugure sans détour. Côté anglais, allemand et italien, Barry demeure en revanche le nom canonique.

L'anime avait tranché neuf ans plus tôt. Le René animé est né en mai 2010, quand la France a diffusé pour la première fois l'épisode 576. Dans les jeux, de toute façon, le nom se fige pendant l'introduction, juste derrière celui du protagoniste : quatre propositions par version, ou ce que vous voulez tant que le compteur de caractères suit.

Le personnage accumule du coup les identités. Sur DS, un champ laissé vide le baptise Perlo si vous jouez Diamant, Diamant si vous jouez Perle, et l'un ou l'autre au hasard dans Platine ; les fichiers internes des versions anglaises, eux, l'appellent Cedric. Les fans, enfin, disent volontiers « Pearl », d'après son double de manga — Perle en version française, tandis que Shigekatsu Ihara, dans le sien, le prénomme Jun.

Barry dans le dessin animé
En français, le rival de Sinnoh a longtemps porté ce prénom avant que René ne s'impose.

René en un coup d'œil

Élément Détail
Rôle Rival du joueur dans Diamant, Perle, Platine et leurs remakes
Ville d'origine Bonaugure, dans la maison voisine de celle du héros
Famille Koner, l'Aigle de la Tour de Combat, est son père
Pokémon de départ Toujours celui qui a l'avantage de type sur le vôtre
Pokémon documentés Ouisticram, Tiplouf, Tortipouss, Étourmi
Seule défaite qui l'ébranle Son duel contre Jupiter au Lac Savoir
Ancien nom français Barry, jusqu'en 2019

Questions fréquentes

  • Pourquoi René s'appelait-il Barry ?
    Barry était son nom français officiel jusqu'à la sortie du jeu mobile en 2019, dont la bande-annonce l'a désigné sous le nom de René. Barry reste le nom canonique dans les versions anglaise, allemande et italienne, et l'anime avait déjà opéré le changement en mai 2010.
  • Quel Pokémon de départ choisit René ?
    Celui qui possède l'avantage de type sur le vôtre : il construit ensuite toute son équipe autour de ce choix. Ouisticram, Tiplouf et Tortipouss figurent donc tous les trois parmi les Pokémon qu'on lui connaît.
  • Qui est le père de René ?
    Koner, surnommé l'Aigle de la Tour de Combat, l'établissement situé au nord-est de Sinnoh. Le dépasser est l'objectif que René se fixe dès ses débuts de Dresseur, et l'anime lui accorde finalement cette victoire au dernier étage de la tour.
  • René perd-il un combat important ?
    Oui, contre Jupiter au Lac Savoir, où il échoue à sauver Créhelf. C'est le seul moment où sa détermination vacille. Il prend sa revanche aux Colonnes Lances, en battant Jupiter puis Mars avec l'aide du joueur.
  • Où affronte-t-on René pour la première fois ?
    Sur la Route 203, à la sortie de Féli-Cité, dans Diamant et Perle comme dans leurs remakes. Platine avance la rencontre sur la Route 201, juste après le départ du Professeur Sorbier.

En résumé

René tient debout parce que son moteur est parfaitement lisible : un père célèbre à dépasser, et aucune patience pour y arriver. Le jeu en fait un adversaire calibré contre votre propre équipe, l'anime lui accorde la seule victoire qu'il visait vraiment, et le jeu mobile finit par expliquer sa manie de taxer les retardataires — il économise pour s'offrir sa Tour de Combat à lui, et y recevoir son père. Un rival qui court plus vite qu'il ne réfléchit, mais qui n'a jamais changé de cap.

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