Pokémon Ranger et le temple des mers : Manaphy, le pirate Fantôme et la fin du cycle Advanced Generation
Partager
4027 mots | Temps de lecture : 20 minute(s)
Un œuf dérive entre deux courants, et toute une saga bascule. Sorti au Japon le 15 juillet 2006, Pokémon Ranger et le temple des mers est le neuvième long métrage de la série et le dernier de l'ère Rubis et Saphir. C'est aussi le seul long métrage de la saga bâti autour du métier de Pokémon Ranger, emprunté à une branche dérivée des jeux. Un film de clôture qui ne ressemble à aucun autre, avec un métier inédit à l'écran et un Pokémon fabuleux qui prend une adolescente pour sa mère.
Sommaire
- Un juillet japonais, une fin de cycle
- L'intrigue, jusqu'au seuil du temple
- Manaphy, le prince des mers
- Un Ranger, pas un dresseur
- Sacha, Pierre, Flora et Max : la dernière tournée
- Production et musique : des décors venus d'Italie
- Ce que le film apporte à la saga
- Accueil et audience
- La sortie française : deux ans plus tard, et en DVD
- L'héritage d'un film de clôture
- Pokémon Ranger et le temple des mers en un coup d'œil
- Questions fréquentes
Un juillet japonais, une fin de cycle
Comme presque tous les longs métrages de la série, celui-ci sort en plein mois de juillet japonais : le 15 juillet 2006, dans les salles de l'archipel. C'est un rituel que la saga n'a rompu qu'une seule fois en vingt-trois films, et le dossier consacré à l'ensemble des films Pokémon revient sur cette régularité de métronome. Au Japon, le film s'insère entre deux épisodes de la série télévisée, comme une parenthèse de vacances au milieu du feuilleton.
Il s'agit du quatrième et dernier film du cycle Rubis et Saphir, celui qui accompagnait les aventures de Sacha dans la région de Hoenn. La génération correspondante, détaillée dans notre dossier sur Pokémon Rubis et Saphir, arrivait alors en bout de course : les jeux Diamant et Perle étaient annoncés et sortiraient sur Nintendo DS quelques semaines plus tard. Le film est donc un adieu à une époque, tourné vers la suivante.
Le titre japonais, ポケモンレンジャーと蒼海の王子 マナフィ, se traduit littéralement par « Pokémon Ranger et le prince des mers : Manaphy ». Le titre français ne vient pas de là : il reprend l'exploitation anglophone, Pokémon Ranger and the Temple of the Sea, où le « prince » a laissé sa place au « temple ». Une bascule minuscule sur le papier, mais qui déplace tout le centre de gravité du titre : d'un personnage vers un lieu.
L'intrigue, jusqu'au seuil du temple
Le film s'ouvre loin des héros, sous l'eau : un œuf dérive au milieu des Pokémon marins, repéré par les projecteurs d'un sous-marin. À bord, un capitaine surnommé Fantôme rêve de mettre la main sur la couronne des mers et de se faire sacrer roi. Il croit tenir sa clé — et un de ses hommes lui arrache l'œuf des mains avant de s'enfuir par la mer. L'homme n'est pas un traître : c'est Jack Walker, un Pokémon Ranger infiltré, dont la mission est précisément de protéger cet œuf.
Quelque part sur la route, Sacha, Pierre, Flora et Max croisent une troupe de cirque itinérante qui fait danser des Pokémon Eau dans des bulles d'eau suspendues. L'œuf voyage avec eux, dissimulé dans un cylindre. La Team Rocket le repère et tente de s'en emparer — mal lui en prend : le contact déclenche Permucœur, et Jessie, James et Miaouss se retrouvent chacun dans le corps d'un autre. Le trio passera une bonne partie du film à réapprendre à marcher.
Le point de bascule tient en quelques secondes. Le cylindre se brise pendant une course-poursuite, Flora rattrape l'œuf de justesse, et il éclot entre ses mains. Le Manaphy qui en sort ouvre les yeux, la voit, et décide qu'elle est sa mère. Il refuse dès lors de la quitter, ce qui contrarie sérieusement une mission de Ranger conçue pour ramener discrètement un Pokémon fabuleux chez lui.
La suite est un voyage vers le temple englouti, entre le sous-marin de Fantôme et les courants marins que Manaphy seul sait lire. Le film ménage sa grande séquence finale pour le temple lui-même — on n'en dira rien ici, sinon qu'il faut y remettre des cristaux dans le bon ordre et que la mer a son mot à dire.
Manaphy, le prince des mers
Manaphy est un Pokémon fabuleux de type Eau, numéro 490 du Pokédex national, introduit avec la quatrième génération. Sa capacité signature, Permucœur, échange les modifications de statistiques du lanceur et de sa cible : dans le film, elle échange carrément les esprits, ce qui est une licence poétique assumée. Il est resté longtemps le seul Pokémon capable de l'apprendre. Notre guide des légendaires et des fabuleux détaille ce statut à part.
Sa mécanique la plus déroutante est reproductive : mis à la Pension avec un Métamorph, Manaphy donne un œuf de Phione. Mais Phione n'est pas sa pré-évolution, n'évolue jamais en Manaphy, et ne pond que des Phione. C'est une bizarrerie assumée de la quatrième génération, et l'une des rares occasions où un fabuleux se reproduit.
Le vrai coup de génie du film est ailleurs : Manaphy n'était pas disponible dans les jeux principaux au moment de la sortie. Dans chacun des titres de la série Pokémon Ranger, une mission spéciale accessible via le Réseau Ranger débloque un Œuf de Manaphy, transférable ensuite vers n'importe quelle version de la quatrième génération — un seul par cartouche. Le film, le spin-off et les jeux principaux racontaient donc la même histoire depuis trois supports différents. Nos dossiers sur les spin-offs Pokémon et sur Pokémon Diamant et Perle couvrent les deux bouts de la chaîne.
Des distributions évènementielles ont accompagné la sortie, et elles diffèrent d'un territoire à l'autre. Au Japon, un Manaphy tenant une Roche Royale était offert aux acheteurs du DVD ; aux États-Unis et en Australie, le Manaphy distribué tenait un foulard rouge, en clin d'œil direct au bandana de Flora dans le film. Un détail de scénario devenu objet tenu : la saga fait rarement mieux comme passerelle.
L'autre créature marquante du film est Kyogre, le colosse des océans de Hoenn, qui répond à l'appel du temple. Sa présence rattache discrètement le film à la génération qu'il vient clore, sans jamais en faire un enjeu de scénario.

Un Ranger, pas un dresseur
Le héros adulte du film ne lance pas de Poké Ball. Jack Walker — Jackie pour les intimes — est un Pokémon Ranger, et son outil de travail est un Capstick : au lieu de capturer, il trace des cercles autour d'un Pokémon sauvage pour gagner sa confiance et son aide, le temps d'une mission. Le Pokémon repart libre ensuite. C'est une philosophie du contact radicalement différente de celle des dresseurs, et le film la met en scène sans jamais la commenter.
Cette profession ne sort pas de nulle part : elle vient de la série de jeux Pokémon Ranger, sur Nintendo DS, où l'on dessine des boucles au stylet pour rallier les Pokémon. C'est le seul long métrage de la saga bâti autour de ce métier, ce qui en fait la meilleure porte d'entrée en images vers une branche des jeux souvent oubliée — celle que retrace notre panorama des spin-offs.
Le film tire de cette différence un vrai conflit de personnages. Jackie veut séparer Manaphy de Flora, parce qu'un fabuleux qui s'attache à une humaine ne survivra pas seul, et parce que protéger un Pokémon est un travail de Ranger, pas de dresseurs. Il a raison sur le fond, et il a tort sur la manière : c'est exactement le genre de tension que la saga réussit le mieux quand elle s'y risque.

Sacha, Pierre, Flora et Max : la dernière tournée
C'est un point à ne jamais confondre d'un film à l'autre : ici, Sacha voyage avec Pierre, Flora et Max. Aurore n'existe pas encore à l'écran, et elle n'apparaîtra qu'à partir du film suivant. Cette équipe-là est celle de Hoenn, et ce neuvième film est sa dernière apparition sur grand écran. Le parcours complet du dresseur est retracé dans notre dossier sur Sacha et l'anime Pokémon.
Flora est le véritable personnage principal émotionnel du film, ce qui est rare pour une compagne de Sacha. C'est elle qui rêve du temple avant de le voir, elle entre les mains de qui l'œuf éclot, elle que Manaphy reconnaît. Sacha, lui, hérite du rôle qu'il tient le mieux : celui qui grimpe, qui court et qui remet les choses en place au dernier moment. Max sert de relais comique et documentaire, Pierre de voix raisonnable.
En face, le capitaine Fantôme est un antagoniste franchement théâtral : cape, sous-marin, équipage, Scarabrute et Parasect, et un second nommé Galen. Sa force physique surhumaine a une explication mécanique révélée dans la dernière partie du film, ce qui le range du côté des méchants de cinéma plutôt que des dresseurs.
La troupe de cirque, elle, appartient au peuple de l'eau : Lizabeth, ses parents Kayl et Meredith, et son grand-père Shem, gardiens d'une légende qu'ils transmettent en spectacle. C'est par eux que le film fait entrer la mythologie dans l'histoire, un procédé que la saga réutilisera abondamment et que détaille notre dossier sur les légendes et mythologies régionales. Le trio de la Team Rocket complète le tableau, cette fois dans les corps les uns des autres.

Production et musique : des décors venus d'Italie
Aux commandes, on retrouve l'équipe habituelle des grandes années : Kunihiko Yuyama à la réalisation, Hideki Sonoda au scénario, Shinji Miyazaki à la musique, le tout produit par le studio OLM. C'est le trio qui signe l'immense majorité des films de la saga, et sa signature s'entend : orchestre présent, thèmes reconnaissables d'un film à l'autre, montée symphonique réservée au climax.
Pour les décors, Yuyama est allé chercher son inspiration en Italie. Il a visité les ruines de Rome, la ville de Naples et l'île de Capri avant de dessiner le cadre du film, et le temple des mers lui-même emprunte son vocabulaire architectural aux temples romains. Cette méthode — envoyer l'équipe repérer un pays réel avant de bâtir un lieu imaginaire — deviendra une habitude de la maison sur les films suivants.
Un point technique mérite d'être rectifié, parce qu'on le lit souvent à l'envers. Ce n'est pas ce film qui referme l'ère du celluloïd : le dernier long métrage Pokémon produit pour l'essentiel en animation traditionnelle est le septième, Pokémon : La destinée de Deoxys, sorti en 2004. La série télévisée était passée au numérique dès 2002 ; les films ont suivi à partir du huitième, Pokémon : Lucario et le Mystère de Mew, en 2005. Ce neuvième volet est donc déjà un film numérique.
Avec une durée d'une centaine de minutes, c'est aussi l'un des plus longs films de la série — ses trois successeurs immédiats tournent respectivement autour de 89, 96 et 94 minutes. Dernière curiosité, relevée par Poképédia : contrairement à toutes les autres, l'affiche de ce film n'utilise pas le logo Pokémon habituel mais une déclinaison spécifique.
Ce que le film apporte à la saga
Sa contribution la plus durable est une passerelle. Le film fait exister à l'écran une profession née dans un spin-off, et transforme un objet de gameplay — le Capstick — en outil de mise en scène. Rares sont les longs métrages Pokémon à emprunter ailleurs qu'aux jeux principaux ; celui-ci le fait pendant tout son métrage.
Poképédia relève par ailleurs un détail amusant : c'est le premier film de la saga à ne pas mettre en avant un Pokémon de type Psy. Mewtwo, Lugia, les Zarbi, Celebi, Latias et Latios, Jirachi, Deoxys, Mew : les huit premiers films avaient tous placé une créature Psy au centre de l'affiche. Manaphy et Kyogre sont deux Pokémon Eau, et la saga sort enfin de son ornière.
Le film s'amuse aussi à annoncer la suite. À deux reprises, la Team Rocket évoque l'idée de s'enrichir « avec des diamants et des perles » — une allusion aux jeux du même nom, déjà annoncés mais pas encore sortis à l'époque. La version anglaise pousse la blague jusqu'à faire dire à Miaouss que ça ferait un bon nom de jeu.
Enfin, il ferme une porte pour en ouvrir une autre. Le dixième film lancera la trilogie de Sinnoh, seule vraie suite narrative de la saga, avec une nouvelle compagne et une nouvelle région. Pokémon Ranger et le temple des mers n'en fait pas partie : c'est le film qui range les décors juste avant.
Accueil et audience
Au Japon, l'exploitation générale s'étend sur six semaines, du 15 juillet au 25 août 2006. Le film se classe deuxième du box-office national lors de son week-end d'ouverture, et premier des films d'animation sur les deux premiers week-ends, avant de glisser lentement dans le classement pendant l'été — une trajectoire d'événement estival, exactement ce qu'on attend d'un film Pokémon.
La machine internationale suit son rythme habituel. Le doublage coréen sort cinq jours seulement après la première japonaise, ce qui est remarquablement rapide. Aux États-Unis, en revanche, le film ne passe pas par les salles : il est diffusé sur Cartoon Network le 23 mars 2007, avant une édition DVD le 3 avril. C'est le premier long métrage doublé sous la houlette de Pokémon USA, un changement de prestataire qui s'entend sur la version anglaise.
Le film a également donné lieu à une adaptation en manga signée Makoto Mizobuchi, publiée au Japon en 2006 puis traduite en anglais. Les différences avec le film y sont notables, notamment sur la séparation finale entre Flora et Manaphy, sensiblement adoucie sur le papier.
La sortie française : deux ans plus tard, et en DVD
En France, le film arrive le 18 juin 2008, directement en DVD, avec des autocollants en bonus. Presque deux ans après le Japon, et sans le moindre passage en salles : seuls les trois premiers longs métrages de la saga ont connu une véritable exploitation en salles en France, entre 2000 et 2001. Les suivants sont passés par la vidéo, la télévision, puis bien plus tard par le streaming — deux d'entre eux sont tout de même revenus au cinéma bien après, Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017 et Volcanion le temps de deux séances événementielles, les 22 et 23 novembre 2025.
Ce décalage a une conséquence qu'on oublie souvent : l'ordre français ne correspond pas à l'ordre japonais. Le cinquième film japonais, Les Héros Pokémon, était sorti en DVD français dès le 13 juillet 2005, soit avant le quatrième film, paru chez nous en 2007. Un spectateur français des années 2000 a donc découvert la saga dans un désordre qui n'a rien à voir avec sa chronologie de production ; le guide complet des films Pokémon remet toute cette séquence à plat.
La version française n'a pas non plus été traitée avec le même soin que la version originale. La chanson du générique de fin n'a jamais été doublée en français, et le court métrage qui accompagnait le film aux États-Unis n'a pas été repris dans l'édition française. Ce sont les petites coupes de l'époque, invisibles aujourd'hui mais bien réelles pour qui a acheté le DVD.
L'héritage d'un film de clôture
Vu d'aujourd'hui, Pokémon Ranger et le temple des mers occupe une place étrange : c'est un film de transition qui se comporte comme un film de fin. Il boucle un quatuor de personnages, une génération de jeux et une manière de raconter — le film-aventure autosuffisant, sans continuité d'un épisode à l'autre. Tout ce qui vient après sera plus feuilletonnant.
Son final englouti reste l'une des séquences les plus citées de la saga, et Manaphy l'un des fabuleux les plus attachants du panthéon, précisément parce qu'il n'a rien d'un colosse. C'est un bébé bleu de trente centimètres qui appelle une adolescente « maman », et le film construit tout son enjeu émotionnel là-dessus plutôt que sur une menace cosmique. Les trois films suivants feront exactement l'inverse.
🌊 Si ce bleu de fond marin vous parle, nos peluches Pokémon comptent quelques créatures aquatiques qui font très bien l'affaire sur un lit d'enfant.
Reste enfin sa place de charnière. C'est le dernier long métrage à porter les couleurs de Hoenn : le suivant, Pokémon : L'ascension de Darkrai, ouvrira la seule trilogie enchaînée de la saga — mais c'est une autre histoire, et un autre trio de compagnons.
Pokémon Ranger et le temple des mers en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Sortie japonaise | 15 juillet 2006, en salles |
| Sortie française | 18 juin 2008, directement en DVD (avec autocollants) |
| Rang dans la saga | 9ᵉ long métrage sur 23 |
| Titre japonais | ポケモンレンジャーと蒼海の王子 マナフィ, « Pokémon Ranger et le prince des mers : Manaphy » |
| Titre américain | Pokémon Ranger and the Temple of the Sea |
| Pokémon vedette | Manaphy, fabuleux de type Eau (nᵒ 490) |
| Autre créature majeure | Kyogre |
| Compagnons de Sacha | Pierre, Flora et Max — pas Aurore |
| Cycle de la série | 4ᵉ et dernier film de l'ère Rubis et Saphir |
| Réalisation | Kunihiko Yuyama |
| Scénario | Hideki Sonoda |
| Musique | Shinji Miyazaki |
| Studio | OLM |
| Technique | Animation numérique, comme le huitième film ; le dernier long métrage sur celluloïd reste La destinée de Deoxys (2004) |
| Décors inspirés de | L'Italie : Rome, Naples, Capri |
Questions fréquentes
-
Quel est le titre français exact du neuvième film Pokémon ?
Le titre français officiel est Pokémon Ranger et le temple des mers. Il reprend le titre anglophone, Pokémon Ranger and the Temple of the Sea, et non le titre japonais, qui parle du « prince des mers » et non d'un temple. Le film est sorti au Japon le 15 juillet 2006 et en DVD en France le 18 juin 2008. -
Le film est-il sorti au cinéma en France ?
Non. Seuls les trois premiers longs métrages Pokémon ont connu une véritable exploitation en salles en France, en avril 2000, décembre 2000 et juin 2001. Deux films bien plus tardifs y sont revenus ponctuellement : Je te choisis ! du 5 au 17 novembre 2017, et Volcanion le temps de deux séances événementielles, les 22 et 23 novembre 2025. Le neuvième film, lui, est arrivé directement en DVD, le 18 juin 2008, soit près de deux ans après sa sortie japonaise. -
Qui est Manaphy et peut-on l'obtenir dans les jeux ?
Manaphy est un Pokémon fabuleux de type Eau, numéro 490 du Pokédex national, apparu avec la quatrième génération. Il n'était pas disponible dans les jeux principaux à la sortie du film : on obtenait son Œuf dans les jeux Pokémon Ranger, via une mission spéciale du Réseau Ranger, avant de le transférer vers un jeu de quatrième génération. Des distributions évènementielles ont également eu lieu autour de la sortie du DVD. -
Quels compagnons accompagnent Sacha dans ce film ?
Sacha voyage avec Pierre, Flora et Max. C'est l'équipe de la région de Hoenn, et c'est sa dernière apparition dans un long métrage. Aurore, qui accompagne Sacha à partir du dixième film, n'apparaît pas ici. -
Ce film fait-il partie de la trilogie de Sinnoh ?
Non. La trilogie de Sinnoh regroupe les trois films suivants : L'ascension de Darkrai, Giratina et le Gardien du Ciel, puis Arceus et le Joyau de Vie. Pokémon Ranger et le temple des mers est une aventure autonome, qui clôt le cycle Rubis et Saphir et n'a aucun lien narratif avec ces trois-là. -
Faut-il avoir joué à Pokémon Ranger pour comprendre le film ?
Pas du tout. Le film explique tout ce qu'il faut savoir : un Ranger protège les Pokémon sauvages et les rallie temporairement avec un appareil appelé Capstick, au lieu de les capturer. Connaître les jeux Pokémon Ranger sur Nintendo DS ajoute simplement le plaisir de reconnaître un métier et un outil venus d'ailleurs. -
Ce film est-il le dernier film Pokémon peint à la main ?
Non, c'est une confusion fréquente. Le dernier long métrage de la franchise produit pour l'essentiel en animation traditionnelle, sur des celluloïds peints, est le septième, Pokémon : La destinée de Deoxys, sorti en 2004. La série télévisée était passée à l'animation numérique dès 2002 et les films ont suivi dès le huitième, Lucario et le Mystère de Mew : ce neuvième volet est déjà entièrement numérique.