Affiche de Pokémon : Jirachi, le génie des vœux

Pokémon : Jirachi, le génie des vœux — la comète du millénaire et le premier film de l'ère Hoenn

3827 mots | Temps de lecture : 19 minute(s)

C'est le film qui a inauguré tout un cycle. Sorti dans les salles japonaises le 19 juillet 2003, Pokémon : Jirachi, le génie des vœux est le premier des quatre longs métrages de l'ère Advance Génération : nouvelle région, nouveaux compagnons pour Sacha, et un fabuleux qui ne s'éveille que sept nuits tous les mille ans. C'est aussi le premier film de la saga dont la créature vedette a été distribuée dans les jeux, une mécanique qui deviendra la norme. En France, il a fallu attendre le 16 mai 2007 et un coffret de trois DVD.

Sommaire


Juillet 2003 : le premier film de l'ère Hoenn

Le sixième long métrage est arrivé dans les cinémas japonais le 19 juillet 2003, fidèle au rendez-vous estival de la saga. Son titre d'origine, 七夜の願い星 ジラーチ, signifie « L'étoile faiseuse de vœux des sept nuits : Jirachi ». En France, le titre officiel est Pokémon : Jirachi, le génie des vœux : contrairement au film précédent, il reprend bien le nom de la licence en tête, même si certaines fiches et jaquettes le raccourcissent.

Ce film ouvre une nouvelle page. C'est le premier des quatre longs métrages du cycle Advance Génération, celui qui accompagne la sixième saison de la série animée et l'arrivée de la région de Hoenn. Le guide complet des films Pokémon montre bien cette découpe : chaque génération de jeux amène son lot de films, ses compagnons et ses créatures.

Collier Pokémon - Jirachi Argenté
Collier Pokémon - Jirachi Argenté
Collier Pokémon - Jirachi Argenté

Le calendrier suit bien celui des jeux, mais celui du Japon. Le film sort huit mois après Pokémon Rubis et Saphir, publiés le 21 novembre 2002 dans l'archipel et seulement le 25 juillet 2003 sur notre continent. La saga a toujours calé ses longs métrages sur l'actualité japonaise de ses jeux ; que la sortie européenne des cartouches tombe six jours après la première japonaise du film n'est qu'une coïncidence.

Aux commandes, toujours Kunihiko Yuyama et le studio OLM, pour un film de quatre-vingt-une minutes. Au Japon, il était projeté avec un court métrage intitulé La base secrète des Pokémon dansants — le dernier court Pikachu à accompagner un long métrage avant Kyurem VS la Lame de la Justice, près de dix ans plus tard.


L'intrigue : une comète, un cristal et sept nuits

Tout part d'un phénomène céleste. La comète du millénaire ne traverse le ciel qu'une fois tous les mille ans, et reste visible sept nuits durant ; la ville qui la voit passer organise à cette occasion un grand festival. Sacha et ses amis y arrivent au moment des préparatifs, et tombent sur le spectacle d'un magicien nommé Butler, secondé par son assistante Diane.

C'est Max, le plus jeune du groupe, qui déclenche l'histoire. Un cristal détenu par le magicien l'interpelle par télépathie, et Butler lui explique que la pierre abrite une créature endormie qui attend deux choses pour se réveiller : la comète, et un ami. Le garçon se voit confier le cristal, à charge pour lui de tenir ce second rôle.

Jirachi s'éveille, et le film prend alors la forme d'un compte à rebours : sept jours, pas un de plus, avant que le fabuleux ne doive retourner dormir. Le récit est d'ailleurs découpé jour par jour, au fil de la comète. Max en profite pour formuler des vœux — dont un qui se réalise aux dépens d'un marchand du festival, séquence à la fois drôle et inquiétante sur ce que « exaucer un souhait » veut vraiment dire.

Le versant sombre arrive avec Butler. Le magicien a fait partie de la Team Magma, et sa véritable ambition est de se servir de l'énergie de la comète, canalisée par Jirachi, pour ramener à la vie un Groudon. Le groupe fuit vers Forina, la vallée où Jirachi doit retrouver son sommeil, avec un Absol pour compagnon de route. Nous nous arrêtons là : le dernier acte du film mérite d'être découvert sans avertissement.


Jirachi, le fabuleux qui ne s'éveille que sept nuits

Jirachi est un Pokémon fabuleux de type Acier et Psy, apparu avec la troisième génération. Sa légende repose entièrement sur une contrainte de temps : il dort mille ans, se réveille sept jours quand passe la comète, exauce les vœux inscrits sur les étiquettes accrochées à sa tête, puis se rendort. Le film reprend cette fiche de jeu à la lettre plutôt que de l'inventer.

La distinction entre légendaire et fabuleux compte ici, même si Jirachi n'est pas le premier fabuleux porté à l'écran : Mew et Celebi tenaient déjà l'affiche des premier et quatrième films. Jirachi est un fabuleux, c'est-à-dire une créature qu'on n'obtient normalement pas en jouant, mais par un événement — une catégorie détaillée dans le guide des légendaires et fabuleux. À partir de ce sixième film, chaque long métrage de la saga aura le sien à l'affiche.

Le film soigne aussi son décor mythologique. Forina, la vallée où Jirachi retourne dormir, est présentée comme un sanctuaire coupé du monde, avec ses formations rocheuses et son ciel dégagé — le genre de lieu que la série réserve à ses créatures les plus rares. Cette façon d'ancrer un fabuleux dans une géographie et une croyance locale traverse toute la licence, comme le montre le dossier sur les légendes et mythologies régionales.

Un mot enfin sur la relation entre Jirachi et Max. Le film place le vœu du côté de l'amitié plutôt que de la puissance, et fait du plus jeune membre du groupe son personnage principal — un choix rare dans la saga, où Sacha occupe habituellement toute la place.

Jirachi dans Pokémon : Jirachi, le génie des vœux
Jirachi ne s'éveille que sept nuits, et retourne dormir mille ans.

Un nouveau groupe autour de Sacha, et un magicien encombrant

C'est ici que le piège de la contamination entre films guette. Ondine n'accompagne plus Sacha : le sixième film est le premier où le groupe se compose de Flora et de son petit frère Max, aux côtés de Pierre et de Pikachu. Ondine est seulement évoquée en dialogue. Le dossier consacré au parcours de Sacha retrace ces changements d'équipage saison après saison.

Les Pokémon de l'équipe reflètent la nouvelle région : Sacha voyage avec son Arcko, Pierre avec son Gobou, et Flora avec son Poussifeu. Curiosité relevée par les fans : Arcko et Gobou figurent sur la jaquette du film alors qu'ils n'apparaissent pratiquement pas dans l'intrigue principale.

Butler, le magicien, est le vrai antagoniste, et il apporte une première à la saga. C'est le premier film où une organisation criminelle autre que la Team Rocket est mentionnée : Butler est un ancien de la Team Magma, l'un des deux groupes rivaux de Hoenn décrits dans le dossier Team Aqua et Team Magma. Son équipe comprend un Kirlia et un Téraclope.

Deux apparitions valent d'être signalées. Diane, l'assistante de Butler, est le contrepoids moral du film, celle qui voit venir la dérive de son compagnon. Et l'on croise brièvement Brice, le personnage masculin jouable de Rubis et Saphir, accompagné d'un Galeking et d'un Tengalice : une passerelle discrète entre le jeu et le film.

Les Pokémon de Flora, de Pierre et de Sacha dans l'ouverture du sixième film
Nouveau groupe : Flora et Max accompagnent désormais Sacha et Pierre.

La première distribution événementielle liée à un film

C'est l'apport le plus concret de ce sixième film à l'histoire de la licence. Jirachi est la première créature fabuleuse distribuée dans les jeux pour accompagner la sortie d'un long métrage, et non simplement montrée à l'écran. Les films précédents mettaient en scène des légendaires ; celui-ci les met entre les mains des joueurs.

La distribution s'est faite en trois temps et sur trois supports. Au Japon, en 2003, le Jirachi surnommé Negaiboshi a été distribué directement pour Rubis et Saphir. En 2004, l'Amérique du Nord a reçu le Jirachi « WISHMKR » via un disque bonus fourni avec Pokémon Colosseum, tandis que l'Europe et l'Australie récupéraient le Jirachi « CHANNEL » à partir du logiciel Pokémon Channel, l'un des objets les plus étranges du catalogue GameCube recensés dans le panorama des spin-offs.

Les caractéristiques de ces Jirachi sont restées identiques d'une région à l'autre. Il s'agit d'un Jirachi de niveau 5, doté du talent Sérénité et des capacités Vœu, Choc Mental et Repos, tenant une baie selon la version. C'est un exemplaire de collection plus qu'une pièce de combat, mais il a longtemps été le seul moyen légitime d'obtenir l'espèce.

Le film a aussi laissé sa trace dans les jeux eux-mêmes. Une dresseuse de Pokémon Colosseum aligne une équipe entièrement composée des créatures du film, Jirachi en tête, et deux dresseurs d'élite de la région de Sinnoh reprennent, dans la version japonaise, les noms et les équipes de Butler et Diane.


Production, musique et une voix disparue avant la sortie

Le film porte un deuil que peu de spectateurs connaissent. Tomiko Suzuki, la comédienne japonaise qui prête sa voix à Jirachi, est morte d'une crise cardiaque une semaine et demie avant la sortie en salles : ce long métrage est le dernier auquel elle a participé. Le rôle d'une créature qui exauce les vœux prend, rétrospectivement, une couleur particulière.

Côté musique, le film innove sur un point précis. Le générique de fin, Make a Wish, interprété par Cindy Mizelle, est la première fois que la version anglaise conserve le thème de fin japonais plutôt que de le remplacer, en y greffant simplement des paroles anglaises. La voix chantée de Flora est également conservée dans le doublage. En revanche, le film n'ouvre pas sur le générique de la saison, autre première pour la saga.

Le générique de fin cache un petit jeu que peu de spectateurs remarquent : plusieurs constellations réelles y servent de cadre à des Pokémon choisis pour leur correspondance mythologique — la Grande et la Petite Ourse pour les deux ours de la deuxième génération, le Dragon pour Milobellus, le Scorpion pour Scorplane. Un clin d'œil qui colle au thème de l'étoile qui exauce les vœux.

Le doublage français, enfin, est un cas à part. Ce film a été confié au studio MediaDub International, avec une équipe de comédiens différente de celle de la série et des autres longs métrages — et une décision surprenante : les noms des Pokémon n'ont pas été traduits et restent prononcés en anglais tout au long du film. Comme le film suivant, il partage ce sort ; les chansons ne sont pas doublées non plus.


Accueil : 4,5 milliards de yens au Japon

Commercialement, le film a tenu son rang. Il a rapporté 4,5 milliards de yens de recette brute dans les salles japonaises, ce qui en fait le deuxième film japonais de l'année 2003, et le neuvième tous films confondus au classement annuel de l'Eiren. La saga tenait alors son rythme d'un film par été, et 2003 marque même un rebond de 68,5 % sur l'année précédente : de 1998 à 2005, aucun de ses longs métrages n'est sorti du top 4 des films japonais de l'année.

À l'international, le traitement est nettement plus modeste. C'est le premier film Pokémon à sortir directement en vidéo aux États-Unis, le 1er juin 2004, sans passage en salles — la fin d'une période où les longs métrages de la licence étaient distribués au cinéma hors du Japon. Cette bascule vaut aussi pour l'Europe.

Les versions locales ont ensuite pris des chemins très différents. En Amérique latine, ce film et le suivant ont été doublés en Argentine plutôt qu'au Mexique, avec une distribution vocale entièrement différente, et n'ont été diffusés que sur quelques chaînes locales ; en Espagne, ils n'ont tout simplement jamais été doublés. La première diffusion italienne, elle, n'est intervenue qu'en mars 2012.

Ces disparités expliquent en partie la réputation flottante du film. Selon le pays, on l'a découvert au bon moment, avec des années de retard, ou pas du tout — un phénomène que le guide complet des films Pokémon décrit pour l'ensemble de la saga.


16 mai 2007 : trois films d'un coup dans un coffret

En France, ce film n'est jamais passé par les salles ni par une première diffusion télévisée remarquée. Il est arrivé le 16 mai 2007, en DVD, à l'intérieur d'un coffret de trois disques intitulé Les Aventures des Pokémon, aux côtés du quatrième et du septième film de la saga. Trois longs métrages sortis au Japon en 2001, 2003 et 2004 sont donc arrivés chez nous le même jour.

Ce coffret est la meilleure illustration du désordre français. Le cinquième film, Les Héros Pokémon, était déjà disponible en DVD depuis le 13 juillet 2005 : le public français a donc vu le cinquième avant le quatrième, puis a reçu les quatrième, sixième et septième d'un seul bloc, presque deux ans plus tard. La date japonaise dit la place dans la saga ; la date française ne dit rien d'autre que le moment où le disque est arrivé.

Les éditions se sont ensuite succédé. Une édition DVD simple est parue le 2 avril 2009, suivie d'une version sous fourreau accompagnée de quatre cartes Pokémon le 20 janvier 2010, puis d'une réédition en DVD simple le 1er avril 2017. C'est par ces rééditions, plus que par le coffret d'origine, que la plupart des foyers français ont découvert le film.

Un repère utile pour s'y retrouver : seuls les trois premiers films de la saga sont sortis dans les salles françaises, les 5 avril 2000, 20 décembre 2000 et 13 juin 2001. Tous les suivants, celui-ci compris, sont arrivés par la vidéo, puis par la télévision et le streaming.


Ce que le film a laissé à la saga

Son héritage principal n'est pas narratif, il est structurel. Avec ce film s'installe le modèle qui gouvernera la saga pendant quinze ans : un fabuleux à l'affiche, une distribution événementielle dans les jeux du moment, et un long métrage qui sert autant de récit que de vitrine. Tous les films suivants, ou presque, reprendront ce schéma.

Le film a aussi rendu Jirachi durablement populaire. Sa silhouette d'étoile endormie, avec ses étiquettes à souhaits, en a fait l'un des fabuleux les plus reconnaissables de la troisième génération, à égalité avec Deoxys, star du film suivant. Il est régulièrement revenu dans les distributions officielles au fil des générations.

Enfin, ce sixième volet a un statut de charnière que les amateurs de la série remarquent vite : c'est le seul film du cycle Advance Génération où aucune créature de la génération suivante n'apparaît. Les trois suivants glisseront tous un Pokémon de la quatrième génération avant l'heure, prolongeant l'habitude inaugurée par Les Héros Pokémon.

🎁 Jirachi et les fabuleux de Hoenn se prêtent particulièrement bien à la vitrine : jetez un œil à nos figurines Pokémon pour retrouver les vedettes de cette génération.


Pokémon : Jirachi, le génie des vœux en un coup d'œil

Élément Détail
Place dans la saga Sixième film Pokémon, et premier du cycle Advance Génération
Titre français Pokémon : Jirachi, le génie des vœux
Titre japonais 七夜の願い星 ジラーチ, « L'étoile faiseuse de vœux des sept nuits : Jirachi »
Sortie japonaise 19 juillet 2003, en salles
Sortie américaine 1er juin 2004, directement en vidéo
Sortie française 16 mai 2007, en DVD, dans le coffret trois films Les Aventures des Pokémon
Éditions françaises suivantes DVD simple le 2 avril 2009, fourreau avec quatre cartes le 20 janvier 2010, réédition le 1er avril 2017
Pokémon vedette Jirachi, fabuleux de type Acier et Psy
Autre créature majeure Groudon, que le magicien Butler cherche à ramener à la vie
Réalisation Kunihiko Yuyama, studio OLM
Durée 81 minutes
Compagnons de Sacha Pierre, Flora et Max, pour la première fois dans un long métrage
Court métrage associé La base secrète des Pokémon dansants, au Japon
Recettes japonaises 4,5 milliards de yens de recette brute au Japon, deuxième film japonais de l'année 2003 et neuvième tous films confondus (Eiren)
Distribution événementielle Jirachi Negaiboshi au Japon en 2003, Jirachi WISHMKR via Pokémon Colosseum et Jirachi CHANNEL via Pokémon Channel en 2004

Questions fréquentes

  • Quel est le titre français exact du sixième film Pokémon ?
    Pokémon : Jirachi, le génie des vœux. Certaines jaquettes et fiches le raccourcissent en Jirachi, le génie des vœux, mais le titre officiel comporte bien le nom de la licence en tête. Le titre japonais d'origine signifie « L'étoile faiseuse de vœux des sept nuits : Jirachi ».
  • Quand le film est-il sorti en France, et comment ?
    Le 16 mai 2007, en DVD, à l'intérieur d'un coffret de trois disques intitulé Les Aventures des Pokémon qui contenait aussi le quatrième et le septième film de la saga. Il n'est jamais sorti dans les salles françaises. Une édition DVD simple a suivi le 2 avril 2009, puis une version sous fourreau avec quatre cartes Pokémon le 20 janvier 2010 et une réédition le 1er avril 2017.
  • Pourquoi Ondine n'est-elle pas dans ce film ?
    Parce que le film accompagne la sixième saison de la série animée, celle de la région de Hoenn, où Sacha voyage désormais avec Pierre, Flora et son petit frère Max. C'est le premier long métrage de la saga sans Ondine dans le groupe. Elle est toutefois mentionnée en dialogue par Sacha.
  • Jirachi a-t-il été distribué dans les jeux vidéo ?
    Oui, et c'est le premier film de la saga dont la créature vedette a fait l'objet d'une distribution événementielle. Un Jirachi surnommé Negaiboshi a été distribué au Japon en 2003 pour Pokémon Rubis et Saphir. En 2004, l'Amérique du Nord a reçu un Jirachi WISHMKR grâce à un disque bonus livré avec Pokémon Colosseum, et l'Europe un Jirachi CHANNEL à partir du logiciel Pokémon Channel.
  • Qui est Butler, l'antagoniste du film ?
    Un magicien de spectacle, ancien membre de la Team Magma, l'une des deux organisations criminelles de la région de Hoenn. Il veut utiliser l'énergie de la comète du millénaire, canalisée par Jirachi, pour ramener un Groudon à la vie. C'est le premier film Pokémon où une organisation criminelle autre que la Team Rocket est impliquée.
  • Combien de temps Jirachi reste-t-il éveillé ?
    Sept jours, le temps que la comète du millénaire reste visible dans le ciel. Selon sa légende, reprise telle quelle des jeux vidéo, Jirachi dort mille ans entre deux passages de la comète. Le récit du film est d'ailleurs découpé jour par jour, ce qui lui donne la forme d'un compte à rebours.
  • Le film a-t-il bien marché au Japon ?
    Oui. Il a rapporté 4,5 milliards de yens de recette brute dans les salles japonaises et a terminé deuxième film japonais de l'année 2003 au classement annuel de l'Eiren, neuvième tous films confondus. À l'international en revanche, il est le premier film Pokémon à être sorti directement en vidéo, sans exploitation en salles.

En résumé

Le sixième film a fait bien plus qu'ouvrir un cycle : il a inventé la formule que la saga suivra pendant quinze ans. Un fabuleux à l'affiche, une distribution dans les jeux, un enfant plutôt qu'un dresseur au centre du récit — tout y est déjà. En France, il aura fallu attendre presque quatre ans et un coffret de trois DVD pour le découvrir, dans un doublage qui laisse les Pokémon annoncer leurs noms en anglais.
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