Pokémon, le film : Le pouvoir est en nous : Fula, le Festival du Vent et Zeraora
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3782 mots | Temps de lecture : 18 minute(s)
Deuxième volet de la continuité alternative ouverte par Je te choisis !, Pokémon, le film : Le pouvoir est en nous est sorti au Japon le 13 juillet 2018. Il laisse de côté les compagnons de route habituels pour suivre cinq habitants d'une ville en fête, Fula, dont le Festival du Vent tourne au désastre. Lugia et le fabuleux Zeraora se partagent l'affiche, et Sacha n'y est qu'un personnage parmi d'autres.
Sommaire
- Contexte et sortie : le vingt-et-unième film de la saga
- L'intrigue : quand le Festival du Vent tourne au cauchemar
- Zeraora, le fabuleux électrique du film
- Lugia, le gardien qui a donné ses vents
- Cinq inconnus à la place des compagnons de route
- Ce que le film apporte à la saga
- Production et musique
- Accueil et box-office
- La sortie française : décembre 2018, directement en vidéo
- L'héritage du film
- Le pouvoir est en nous en un coup d'œil
- Questions fréquentes
Contexte et sortie : le vingt-et-unième film de la saga
Le film est annoncé au Japon le 10 décembre 2017, dans l'émission matinale Oha Suta. La première bande-annonce complète arrive le 27 février 2018, jour anniversaire de la licence, et dévoile d'emblée les visages de personnages humains inédits — un choix de communication rare pour la saga, qui met d'ordinaire ses créatures en avant. La sortie japonaise a lieu le 13 juillet 2018, dans 364 salles.
Ce vingt-et-unième long métrage s'inscrit dans la continuité alternative ouverte l'année précédente par Je te choisis !, le film des vingt ans de la série animée. Cette chronologie parallèle réécrit la rencontre entre Sacha et Pikachu et se passe des compagnons historiques : elle n'a donc pas à respecter l'ordre des saisons télévisées, ce qui laisse aux scénaristes une liberté que les films précédents n'avaient pas. Pour situer ce film au milieu des vingt-trois autres, le guide complet des films Pokémon reprend l'ensemble de la chronologie.
Le titre français n'est pas anodin : Le pouvoir est en nous fait directement écho au deuxième film de la saga, Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi, sorti en salles françaises le 20 décembre 2000. Les deux films partagent aussi leur créature légendaire, puisque c'est la troisième apparition de Lugia dans un long métrage après le film 2 et le film 18. Le titre japonais, lui, dit autre chose : Minna no monogatari signifie « l'histoire de chacun », ce qui décrit bien mieux la construction chorale du récit.
L'intrigue : quand le Festival du Vent tourne au cauchemar
Tout se passe à Fula, une grande ville de bord de mer entourée de collines, où l'on circule en tramway et dont le front de mer se prolonge par une longue jetée en bois qui accueille les attractions du festival. Chaque année s'y tient le Festival du Vent, qui honore Lugia. La légende locale raconte que le Pokémon légendaire, touché par les liens qui unissaient les habitants et leurs Pokémon, fit don de ses vents à la ville — et qu'une bourgade sans intérêt devint grâce à eux une cité prospère.
Sacha et son Pikachu arrivent en pleine préparation du festival, au milieu d'une foule d'habitants et de visiteurs. Le récit ne les suit pas seuls : il alterne entre plusieurs trajectoires humaines qui se croisent dans les rues de Fula, chacune avec son secret et son point de blocage. C'est cette structure en mosaïque, et non une quête classique, qui porte le film.
La fête déraille sur deux fronts. Les vents s'arrêtent brutalement de souffler, ce qui plonge la ville dans l'inquiétude, et la Team Rocket répand accidentellement un nuage toxique au-dessus des habitations. Fait notable pour la saga : le trio n'est pas là pour la caution comique, c'est bien lui qui déclenche la crise. Pendant que Sacha et ses compagnons de fortune tentent de sauver le festival, un Pokémon mystérieux, Zeraora, s'active de son côté pour protéger les Pokémon de la forêt voisine. La suite, et surtout la manière dont les deux fils se rejoignent, se découvre à l'écran.
Zeraora, le fabuleux électrique du film
Zeraora est un Pokémon fabuleux de type Électrik de la septième génération, révélé officiellement le 9 avril 2018 à la télévision japonaise, en parallèle de la campagne de bandes-annonces du film. Comme souvent dans la saga, la créature vedette du long métrage sert aussi de nouveauté événementielle pour les jeux du moment : le film et le jeu se donnent la réplique. La catégorie à laquelle il appartient est détaillée dans le guide des Pokémon légendaires et fabuleux.
À l'écran, Zeraora n'est pas présenté comme un protecteur bienveillant mais comme une menace, à travers ce que les habitants appellent la « malédiction de Zeraora ». La rumeur remonte à un incendie de forêt survenu des années plus tôt : plusieurs personnes ont aperçu le fabuleux au milieu des flammes, et la ville en a tiré ses propres conclusions. Le film joue de ce malentendu tout du long, et c'est l'un de ses ressorts les plus efficaces.
Côté jeux, Zeraora a été distribué pour Pokémon Ultra-Soleil et Ultra-Lune. Au Japon, la distribution accompagnait les séances de cinéma à partir du 13 juillet 2018. En France, où le film n'est pas sorti en salles, l'opération est passée par un code à récupérer en boutique, chez Micromania, jusqu'au 15 novembre 2018 : le fabuleux arrivait au niveau 50, avec le talent Absorbe-Volt. Il a connu une seconde vie en 2021 en devenant l'un des combattants distribués au lancement de Pokémon UNITE.

Lugia, le gardien qui a donné ses vents
Lugia est ici traité comme une divinité tutélaire plutôt que comme un adversaire : la ville lui doit sa prospérité, son festival célèbre chaque année son retour, et sa figure est présente partout, des banderoles aux histoires racontées aux enfants. Cette manière de faire d'un légendaire le socle d'une culture locale est un ressort récurrent de la franchise, qu'on retrouve détaillé dans le dossier sur les légendes et mythologies régionales.
C'est la troisième apparition de Lugia dans un long métrage, après le deuxième film et le dix-huitième. Le clin d'œil est assumé jusque dans la bande-son promotionnelle : on entend dans les bandes-annonces la mélodie qui servait déjà, dans la version japonaise du deuxième film, à appeler Lugia. Pour un spectateur qui a vu les deux, la citation est immédiate.
La différence de traitement, elle, saute aux yeux. Dans le film de 2000, Lugia était au centre d'un déséquilibre climatique planétaire ; ici, son influence est locale, presque domestique — un vent qui fait tourner des éoliennes, sèche le linge et fait vivre une ville. Le film réduit volontairement l'échelle, et c'est cohérent avec son sujet : ce ne sont pas les légendaires qui sauvent la mise, mais l'addition de gestes ordinaires.

Cinq inconnus à la place des compagnons de route
C'est la singularité la plus visible du film : Sacha n'y a pas de véritables compagnons de voyage. À la place, cinq habitants de Fula portent le récit à parts égales. Risa est une athlète de haut niveau dont une blessure à la jambe a interrompu la carrière ; guérie, elle n'ose plus courir, et c'est en attrapant un Évoli à la demande de son petit frère Rick qu'elle remet un pied dehors.
Callahan est un menteur compulsif, très attaché à sa sœur Mia et à sa nièce Kellie, à qui il raconte la légende de Lugia en s'y donnant un rôle qu'il n'a jamais eu. Toren est un scientifique timide, incapable de présenter ses propres travaux, ce qui va le pousser à s'arranger avec Callahan. Harriet est une aïeule qui refuse tout contact avec les Pokémon. Margo, enfin, est la fille du maire de Fula : c'est elle qui connaît la vérité sur Zeraora, qui l'avait sauvée d'un rocher en train de dévaler une falaise et en était sorti gravement blessé.
Côté créatures, le film pratique une sobriété inhabituelle. Pikachu est le seul Pokémon de Sacha à apparaître à l'écran, ce qui en fait le long métrage où le héros en aligne le moins — un choix logique dès lors que la caméra passe l'essentiel de son temps sur d'autres personnages. Et depuis le septième film, c'est le premier où le seul Pokémon qui parle est le Miaouss de la Team Rocket. Le parcours de Sacha, de Bourg Palette au titre de champion du monde, est retracé dans le dossier consacré à Sacha et l'anime Pokémon.
Ce que le film apporte à la saga
Le film déplace le centre de gravité de la formule : au lieu d'un duo héros/légendaire menacé par un antagoniste extérieur, il propose un récit choral où chacun cache quelque chose et où la résolution passe par la somme des petites décisions. Le titre japonais, « l'histoire de chacun », résume mieux ce parti pris que le titre français, qui insiste sur le collectif sans dire d'où il vient.
Autre inflexion notable : c'est le premier film de la saga où le trio de la Team Rocket est responsable du conflit. Dans les vingt précédents, le trio servait de respiration comique ou, à l'occasion, de renfort involontaire pour les héros. Ici, sa maladresse a des conséquences directes sur toute une ville, ce qui donne à ses scènes un poids qu'elles n'avaient jamais eu.
Enfin, une curiosité qui en dit long sur l'autonomie de cette continuité : la région dans laquelle se déroule le film n'a jamais été confirmée. Fula n'est rattachée à aucune des régions connues, ce qui interdit tout raccord avec la carte des jeux et libère le film de la contrainte de cohérence géographique qui pesait sur ses aînés.
Production et musique
C'est le premier film Pokémon qui n'est pas réalisé par Kunihiko Yuyama, aux commandes de la saga depuis 1998 : la mise en scène revient à Tetsuo Yajima. Le scénario est signé Eiji Umehara et Aya Takaha, sur une composition d'Umehara et Yajima. Côté animation, OLM et OLM Digital sont épaulés par Wit Studio, un renfort inhabituel pour la franchise. Le film dure 100 minutes et il est distribué au Japon par la Toho.
L'affiche japonaise est illustrée par Yoshitoshi Shinomiya, qui signera aussi celle du vingt-troisième film. La musique est confiée à Shinji Miyazaki, compositeur attitré de la série, dont le travail assure la continuité sonore d'un long métrage à l'autre malgré le changement de réalisateur.
Les génériques diffèrent selon les territoires. La version japonaise se referme sur « Breath », interprété par Porno Graffitti, tandis que la version internationale utilise une chanson écrite pour l'occasion par Ed Goldfarb, « The Power of Us », interprétée par Haven Paschall. C'est ce second titre qui accompagne la version française.
Accueil et box-office
Au Japon, le film démarre à la deuxième place du classement hebdomadaire national, tous films confondus, derrière Jurassic World: Fallen Kingdom, pour son week-end d'ouverture, sur 364 écrans, avec un démarrage légèrement inférieur à celui de Je te choisis ! l'année précédente. Il tient ensuite une bonne partie de l'été : à sa cinquième semaine, il cumule environ 2,04 millions d'entrées et près de 2,36 milliards de yens, avant de sortir du top 10 de ce classement à sa sixième semaine, celle du week-end des 18 et 19 août 2018, tout en restant à l'affiche.
Sa recette finale au Japon est de 3,09 milliards de yens, la recette brute en salles que publie la statistique annuelle de l'Eiren, ce qui en fait le huitième film japonais de l'année 2018. Hors d'Asie, le film n'a connu aucune exploitation classique : aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, il a seulement bénéficié de séances événementielles à partir du 24 novembre 2018, dont Box Office Mojo ne relève qu'un peu plus d'un million de dollars ; s'y ajoutent la Corée du Sud, 1,36 million de dollars, et Hong Kong, 0,32 million. Le « total mondial » de 23,7 millions de dollars que l'on voit souvent cité ne recouvre pas la carrière japonaise complète : sa ligne japonaise, 21,0 millions de dollars, n'est autre que le cumul arrêté à cette même cinquième semaine, après laquelle Box Office Mojo a cessé de suivre le film au Japon.
La critique retient surtout la réussite de la construction chorale. Anime News Network y voit l'une des tentatives les plus abouties de la saga pour raconter plusieurs histoires dans un même film, et souligne que ce sont les personnages humains et leurs secrets qui laissent l'impression la plus forte, plus encore que l'intrigue liée à Zeraora. La sortie anglophone a reçu un accueil globalement plus favorable que la moyenne des films de la franchise.
La sortie française : décembre 2018, directement en vidéo
Le film n'est jamais passé par les salles françaises. Comme la quasi-totalité de la saga après le troisième long métrage, il est arrivé chez nous par un autre canal : la vidéo à la demande, en décembre 2018, d'abord sur iTunes puis sur Google Play, avant de rejoindre plus tard le catalogue Netflix. Ce décalage de cinq mois par rapport au Japon reste l'un des plus courts de toute la série, qui a connu des attentes bien plus longues.
Le doublage a été réalisé en Belgique par SDI Media, sous la direction artistique de Jean-Marc Delhausse. Aurélien Ringelheim reprend le rôle de Sacha, avec Catherine Conet en Jessie et David Manet en James : la continuité vocale avec la série est donc assurée, ce qui n'a pas toujours été le cas dans l'histoire des films Pokémon. L'adaptation des dialogues est signée Sophie Servais, celle des chansons Marie-Line Landerwyn.
Le détail a son importance pour les spectateurs français : plusieurs films de la saga souffrent d'un doublage réalisé par un autre studio, sans les voix habituelles, ce que les fans reprochent de longue date à la franchise. Le pouvoir est en nous ne fait pas partie de ces exceptions.
L'héritage du film
Le film occupe une position particulière : c'est le chapitre central d'une trilogie alternative ouverte par Je te choisis ! et refermée par Les secrets de la jungle. Les trois partagent une même logique — un Sacha allégé de son historique, un récit qui se suffit à lui-même, et un thème humain fort — mais aucun ne dépend narrativement des autres : on peut voir celui-ci sans avoir vu les deux autres.
Zeraora, lui, a largement survécu au film. Le fabuleux est devenu un habitué des distributions et des jeux dérivés, jusqu'à figurer parmi les combattants offerts au lancement de Pokémon UNITE en juillet 2021, trois ans après sa sortie de l'ombre. Peu de créatures introduites par un long métrage ont eu une carrière aussi suivie.
🧸 Lugia, Zeraora, Évoli : les vedettes du film ont toutes leur version câline dans notre rayon de peluches Pokémon.
Pour la saga, enfin, ce film restera comme le moment où la série a osé se passer de sa propre grammaire : pas de compagnons, presque pas de Pokémon pour le héros, une ville entière en guise de personnage principal. C'était un pari, et le vingt-troisième film reprendra une partie de ses leçons.
Le pouvoir est en nous en un coup d'œil
| Élément | Détail |
|---|---|
| Numéro dans la saga | 21e long métrage d'animation Pokémon |
| Titre français | Pokémon, le film : Le pouvoir est en nous |
| Titre japonais | 劇場版ポケットモンスター みんなの物語 (Minna no monogatari, « l'histoire de chacun ») |
| Sortie japonaise | 13 juillet 2018, dans 364 salles |
| Sortie française | Décembre 2018, en vidéo à la demande (iTunes puis Google Play), jamais en salles |
| Sorties anglophones | Séances événementielles à partir du 24 novembre 2018 |
| Réalisation | Tetsuo Yajima, premier film de la saga non réalisé par Kunihiko Yuyama |
| Scénario | Eiji Umehara et Aya Takaha |
| Studios d'animation | OLM, OLM Digital et Wit Studio |
| Musique | Shinji Miyazaki ; générique de fin « Breath » (Porno Graffitti) au Japon, « The Power of Us » à l'international |
| Durée | 100 minutes |
| Pokémon vedettes | Lugia, légendaire, et Zeraora, fabuleux de type Électrik |
| Lieu de l'action | La ville de Fula et son Festival du Vent, dans une région jamais identifiée |
| Personnages inédits | Risa, Callahan, Toren, Harriet et Margo |
| Recettes | 3,09 milliards de yens au Japon (recette brute en salles, Eiren) ; hors du Japon, uniquement des séances événementielles anglophones et des sorties asiatiques, environ 2,7 millions de dollars au total selon Box Office Mojo |
Questions fréquentes
-
Quel est le titre français exact du 21e film Pokémon ?
Le titre français officiel est Pokémon, le film : Le pouvoir est en nous. Il fait écho au deuxième film de la saga, Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi, sorti en salles françaises le 20 décembre 2000. Le titre japonais, Minna no monogatari, signifie littéralement « l'histoire de chacun ». -
Faut-il avoir vu Je te choisis ! avant Le pouvoir est en nous ?
Non. Le film appartient à la continuité alternative ouverte par Pokémon, le film : Je te choisis ! en 2017, mais il raconte une histoire entièrement autonome, dans une ville et avec des personnages qui n'apparaissent nulle part ailleurs. Voir le film précédent aide seulement à comprendre pourquoi Sacha voyage sans ses compagnons habituels. -
Quels sont les Pokémon vedettes du film ?
Deux créatures se partagent l'affiche : Lugia, le Pokémon légendaire qui a fait don de ses vents à la ville de Fula, et Zeraora, un Pokémon fabuleux de type Électrik de la septième génération révélé le 9 avril 2018, en même temps que la campagne promotionnelle du film. -
Quand et comment Le pouvoir est en nous est-il sorti en France ?
Le film n'est jamais sorti dans les salles françaises. Il est arrivé en décembre 2018 en vidéo à la demande, d'abord sur iTunes puis sur Google Play, avant de rejoindre le catalogue Netflix. Sa sortie japonaise datait du 13 juillet 2018. -
Pourquoi Sacha n'utilise-t-il presque aucun Pokémon dans ce film ?
Parce que le film est construit comme un récit choral autour de cinq habitants de Fula, et non autour du seul Sacha. C'est le long métrage de la saga où le héros aligne le moins de créatures : Pikachu est le seul Pokémon de Sacha à apparaître à l'écran, et le héros n'a pas non plus de véritables compagnons de voyage. -
Comment obtenait-on le Zeraora du film dans les jeux ?
Zeraora a été distribué pour Pokémon Ultra-Soleil et Ultra-Lune. Au Japon, la distribution accompagnait les séances de cinéma à partir du 13 juillet 2018. En France, elle est passée par un code à récupérer en boutique chez Micromania, jusqu'au 15 novembre 2018 ; le fabuleux arrivait au niveau 50 avec le talent Absorbe-Volt. -
Qui a réalisé le film ?
Tetsuo Yajima. C'est le premier long métrage Pokémon qui n'est pas réalisé par Kunihiko Yuyama, à la tête de la saga depuis le film de 1998. Yajima réalisera également le vingt-troisième film, Les secrets de la jungle.