Affiche de Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi

Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi — Lugia, les trois oiseaux et le Noël 2000 des salles françaises

4013 mots | Temps de lecture : 20 minute(s)

Un an après le choc Mewtwo, la saga Pokémon change complètement de registre : le deuxième film troque le laboratoire contre l'océan et le drame contre le mythe. Sorti au Japon le 17 juillet 1999 et dans les cinémas français le 20 décembre 2000, Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi met en scène Lugia, gardien des mers, face à un collectionneur prêt à déséquilibrer le climat de la planète pour compléter sa vitrine. C'est aussi le seul film de la saga où Sacha voyage avec Jacky plutôt qu'avec Pierre. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce deuxième long métrage.

Sommaire


Le film qui a installé la formule annuelle

Quand Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi sort au Japon le 17 juillet 1999, la situation n'a plus rien à voir avec celle de l'année précédente. Le premier film a été un triomphe, la série est redevenue un phénomène, et le rendez-vous de juillet est désormais une institution. Ce deuxième long métrage installe pour de bon le rythme d'un film par an que la saga tiendra jusqu'en 2020, comme le retrace notre panorama des 23 longs métrages.

L'équipe ne bouge pas : Kunihiko Yuyama réalise, le studio OLM anime, la Toho distribue et Shinji Miyazaki compose. Takeshi Shudō signe de nouveau le scénario, mais il abandonne cette fois le registre existentiel du premier film pour une histoire de prophétie, d'équilibre naturel et d'îles sacrées. Le changement de ton est net et volontaire.

Poster Pokémon - Ho-Oh vs Lugia
Poster Pokémon - Ho-Oh vs Lugia
Poster Pokémon - Ho-Oh vs Lugia

Le budget, lui, est confortable. Il s'établit à une trentaine de millions de dollars, valeur concordante chez Box Office Mojo et chez JP Box-Office — quand celui du premier film n'est pas établi, les sources publiant tour à tour 5, 10 ou 30 millions sans qu'aucune cite de document de production. Et l'ambition se voit : le film dure 82 minutes, la plus longue durée des quatre premiers, et multiplie les séquences spectaculaires en mer, dans les airs et sur les volcans. C'est le film le plus ambitieux visuellement des quatre premiers.

Comme son prédécesseur, il est projeté avec un court métrage en première partie de séance, Pikachu à la rescousse. Le public japonais avait droit à un bonus supplémentaire, Slowking's Day, resté inédit chez nous. Ces courts métrages ne sont pas des films de la saga et n'entrent pas dans le décompte des 23 longs métrages.


L'intrigue, sans divulgâcher la fin

Le film s'ouvre sur Gelardan, un collectionneur richissime qui parcourt le ciel à bord d'une forteresse volante. Son obsession porte un nom : Lugia, le gardien des mers, que personne n'a jamais vu. Une légende affirme qu'il n'apparaîtra que si les trois oiseaux légendaires s'affrontent — raison pour laquelle chacun vit isolé sur son propre îlot.

Gelardan décide donc de provoquer lui-même cet affrontement. Il gèle entièrement l'île de Sulfura pour faire sortir l'oiseau de feu et le capturer, puis met le cap sur celle d'Électhor. Chaque capture dérègle un peu plus le climat mondial, et des tempêtes anormales commencent à frapper la planète entière.

Pendant ce temps, Sacha et ses amis naviguent vers l'île d'Asia. Déroutés par la tempête, ils échouent sur une île touristique en pleine cérémonie traditionnelle. On leur explique qu'un dresseur doit rapporter trois sphères élémentaires depuis les trois îles des oiseaux pour rétablir l'harmonie — et comme Sacha est le seul dresseur présent, la charge lui revient. Il part sans réfléchir, avec Maren, la pilote du bateau.

Le film alterne alors les expéditions vers les trois îles, les interventions de Gelardan, et le réveil progressif de Lugia. Artikodin finit par entrer dans la danse, et l'affrontement des trois oiseaux devient impossible à arrêter. Lugia tente de s'interposer et se fait battre : c'est le point de bascule du film. La suite tient à un instrument de musique, une mélodie et une course contre la mer gelée, que nous vous laissons découvrir.


Lugia et le quatuor légendaire

Lugia est la vraie nouveauté de ce film. À sa sortie japonaise en juillet 1999, l'espèce était encore inédite dans les jeux vidéo : elle n'apparaîtra qu'avec Pokémon Or et Argent, sortis au Japon en novembre 1999, soit quatre mois plus tard. Le grand public l'a donc découvert au cinéma avant de pouvoir le capturer.

Le film lui donne un traitement de divinité protectrice plutôt que de créature à attraper. Lugia parle par télépathie, connaît la prophétie et cherche à éviter le combat plutôt qu'à le gagner. Son attaque signature, l'Aéroblast, est mise en scène comme un événement météorologique. C'est exactement le registre des grands récits fondateurs que nous explorons dans notre dossier sur les légendes et mythologies régionales.

Face à lui, le trio des oiseaux de Kanto — Artikodin, Électhor et Sulfura — est traité comme une force de la nature, pas comme trois personnages. Ils ne sont ni bons ni mauvais : ils réagissent à une intrusion, et leur querelle territoriale suffit à dérégler le climat de la planète. Leur fonctionnement en groupe est détaillé dans notre dossier sur les trios et duos légendaires.

Un détail amusant, resté fameux chez les collectionneurs : à la toute fin du film, Gelardan ramasse dans les débris de son vaisseau une carte de Mew ancienne et décide de recommencer sa collection à une échelle plus modeste. Aux États-Unis, cette carte était précisément l'objet distribué aux spectateurs à l'entrée des salles, ce qui donnait à la scène un écho très concret pour le public.

Cette scène cache d'ailleurs un petit mystère d'adaptation. Le rôle exact de cette carte dans la collection de Gelardan n'est jamais expliqué dans le film japonais lui-même : l'information figurait dans une brochure promotionnelle distribuée dans les salles nippones, et c'est cette brochure qui a été remplacée par la carte elle-même lors de la sortie américaine. L'adaptation occidentale, dont la version française est tirée, a en revanche ajouté au dialogue une réplique où Gelardan explique avoir commencé sa collection par cette carte de Mew — un cas d'école des glissements de sens que produit l'exportation d'un film pensé pour un dispositif promotionnel local.

Lugia en vol dans Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi
Lugia veille sur l'équilibre que les trois oiseaux légendaires maintiennent entre eux.

Le seul film où Sacha voyage avec Jacky

C'est le point qu'il faut retenir pour ne pas confondre ce film avec ses voisins. Pokémon 2 se déroule pendant la période des Îles Orange, et le compagnon de voyage de Sacha n'est pas Pierre mais Jacky, l'observateur de Pokémon au carnet de croquis. Pierre ne fait qu'une apparition très brève et figure sur une photo ; il n'accompagne pas le groupe. Ondine, elle, est bien présente du début à la fin.

Cette parenthèse est unique parmi les quatre premiers films : les premier, troisième et quatrième films réunissent tous Sacha, Ondine et Pierre, et seul celui-ci remplace Pierre par Jacky. Le détail des différentes formations qui ont accompagné le héros est retracé dans notre dossier Sacha et l'anime Pokémon.

L'équipe de Sacha reflète elle aussi cette période précise. On y voit un Lokhlass, qu'il relâchera à la fin des Îles Orange, et un Ronflex qu'il confiera ensuite au laboratoire du professeur Chen, ainsi qu'un Dracaufeu devenu obéissant, ce qui situe l'histoire dans une fenêtre très étroite de la deuxième saison.

Deux personnages féminins portent le film. Mélodie, la messagère de la cérémonie, est celle par qui l'issue passe — c'est elle qui joue la mélodie capable de rendre ses forces à Lugia. Maren, la pilote, transporte Sacha d'île en île. Le film confie donc à des personnages inédits les deux leviers décisifs de son dénouement, ce qui est plutôt rare dans la saga.

Quant à la Team Rocket, elle connaît ici son premier grand moment héroïque au cinéma. Jessie, James et Miaouss abandonnent leur rôle habituel pour aider Sacha, et récitent même une version entièrement réécrite de leur devise dans laquelle ils annoncent être, pour une fois, du côté des gentils. Leur trajectoire d'ensemble est retracée dans notre dossier sur la Team Rocket.

Le groupe en mer avec le Ronflex de Sacha, dans Pokémon 2
C'est le seul long métrage où Jacky accompagne Sacha, pendant l'absence de Pierre.

Ce que ce film apporte à la saga

Le deuxième film fixe le modèle narratif que suivront presque tous les suivants : un Pokémon légendaire menacé, un humain avide, un déséquilibre naturel, et un enfant qui rétablit l'ordre. Le premier film racontait une tragédie de laboratoire ; celui-ci raconte une légende. C'est ce second patron que la franchise reprendra année après année.

Il inaugure aussi une pratique commerciale devenue systématique : utiliser le film pour présenter au public une créature que les jeux n'ont pas encore livrée. Lugia au cinéma en juillet 1999, Lugia dans les cartouches en novembre : la mécanique de teasing est parfaitement rodée et servira de modèle pour toute la décennie suivante.

Sur le fond, le film introduit une idée qui deviendra un pilier de la mythologie Pokémon : celle de gardiens régionaux dont l'équilibre conditionne le climat et la géographie. Cette logique se retrouvera plus tard dans le duel de Hoenn et dans la plupart des trios légendaires qui suivront, comme le détaille notre guide des légendaires et des fabuleux.

Enfin, c'est le film qui achève de transformer les longs métrages en événements musicaux. Le générique de fin international aligne Donna Summer, Westlife et une parodie signée « Weird Al » Yankovic : la bande originale est vendue comme un produit à part entière, distinct du film.


Production et musique

La fiche technique reste dans la continuité du premier film. Kunihiko Yuyama à la réalisation, Takeshi Shudō au scénario, Shinji Miyazaki à la musique originale, OLM à l'animation et la Toho à la distribution japonaise, pour une durée de 82 minutes. Le film reste, à ce jour, l'un des plus longs de la période classique de la saga.

Comme pour le premier film, l'exploitation internationale a bénéficié d'une partition largement recomposée, cette fois sous la direction de Ralph Schuckett et John Loeffler. La version que les spectateurs français ont entendue en salles n'est donc pas la bande-son japonaise, mais une réorchestration destinée au marché occidental.

Le film joue beaucoup sur ses décors : archipels volcaniques, mer prise par les glaces, forteresse volante en surplomb. C'est visuellement le plus riche des quatre premiers longs métrages, et son budget d'une trentaine de millions de dollars explique en grande partie cet écart.

Détail savoureux pour les amateurs de quatrième mur : la version française contient deux moments où les personnages s'adressent directement au public. La Team Rocket annonce jouer désormais « des mauvais tours géants » puisqu'elle est au cinéma, et un Roigada fait un signe vers la caméra dans la scène finale — un gag propre à l'adaptation occidentale, absent de la version japonaise.


Accueil et résultats

Au Japon, le film confirme le statut de la franchise. Il totalise 6,4 milliards de yens de recette brute en salles — l'Eiren ne publiait alors qu'un revenu de distribution, arrêté pour ce film à 3,5 milliards de yens — et figurait encore, en 2015, à la 88ᵉ place du classement japonais de tous les temps, toutes nationalités confondues ; dans le classement restreint aux seuls films japonais, arrêté au 30 août 2026, il occupe la 57ᵉ place. Le rendez-vous annuel de juillet est définitivement installé.

En Amérique du Nord, le film sort le 21 juillet 2000 et démarre à la troisième place du box-office avec 19,6 millions de dollars sur son premier week-end. La chute est ensuite brutale — moins 68 % la semaine suivante — un profil typique des films événements portés par un public d'enfants qui se précipite dès la sortie.

Au total, le film réunit 133,9 millions de dollars dans le monde. C'est un excellent résultat dans l'absolu, mais c'est aussi le premier signe d'un tassement : le premier film avait atteint 163,6 millions de dollars dans le décompte de Box Office Mojo, un total que l'infobox de Wikipédia porte à 172,7 millions en suivant JP Box-Office, qui chiffre plus haut le reste du monde. La courbe descendante qui marquera toute la suite de la saga commence ici.

La critique, elle, reste globalement tiède, comme pour le premier film. Le reproche principal porte sur une intrigue de prophétie très convenue, là où le premier film avait au moins le mérite de surprendre. Le public, lui, ne s'en est pas ému.

Il faut toutefois remettre ces chiffres en perspective. Box Office Mojo et JP Box-Office créditent tous deux ce deuxième film de trente millions de dollars de budget, pour 133,9 millions de recettes mondiales : environ quatre fois et demie la mise. La comparaison avec Pokémon : Le film reste en revanche impossible à faire proprement : le budget du premier film n'est établi par aucune source de production, et selon qu'on retienne 5, 10 ou 30 millions de dollars, le multiple qu'on lui prête passe de trente-trois fois à seize fois, puis à cinq fois et demie. Ce qui est sûr, c'est que ses recettes mondiales dépassent celles du deuxième film de près de trente millions de dollars, et que les distributeurs occidentaux se sont progressivement désengagés de la saga.


La sortie française : 20 décembre 2000

En France, le film sort en salles le 20 décembre 2000, en plein dans les vacances de Noël — le placement le plus favorable possible pour un film destiné aux familles. C'est le deuxième des trois seuls longs métrages Pokémon à avoir connu une véritable exploitation dans les cinémas français, entre le premier film le 5 avril 2000 et le troisième le 13 juin 2001 ; la saga n'est ensuite revenue sur les écrans que pour le passage limité de Je te choisis ! en novembre 2017, puis pour deux journées de séances événementielles en novembre 2025.

Il y a une conséquence amusante à ce calendrier : les spectateurs français ont vu les deux premiers films de la saga à huit mois d'intervalle seulement, alors qu'un an les séparait au Japon. Le décalage d'exploitation s'est en partie résorbé, avant de devenir chaotique à partir du quatrième film, comme l'explique notre dossier sur l'ensemble des films.

L'édition vidéo française, en DVD et en VHS, est arrivée courant 2001. Elle était accompagnée d'une carte promotionnelle de Pikachu surfeur, dans la lignée du Mewtwo offert avec le premier film. Ces cartes cadeaux, aujourd'hui très recherchées, sont typiques de l'époque où le jeu de cartes à collectionner et le cinéma se soutenaient mutuellement.

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L'héritage du deuxième film

Le principal héritage de Pokémon 2 tient en un nom : Lugia. Le film a fait de cette espèce l'un des légendaires les plus populaires de toute la franchise, bien avant que les joueurs ne puissent l'affronter dans les jeux. Il deviendra la mascotte de Pokémon Argent, puis reviendra régulièrement dans les remakes, les jeux annexes et les rééditions successives de la deuxième génération, où il conserve invariablement ce statut de gardien des mers que le film lui a taillé sur mesure.

Le film a aussi durablement fixé l'image des trois oiseaux de Kanto comme un ensemble indissociable. Avant ce long métrage, Artikodin, Électhor et Sulfura n'étaient que trois créatures rares réparties dans la carte de Kanto ; après lui, ils forment un trio dont l'équilibre a un sens narratif. C'est le film qui leur a donné une mythologie.

Sur le plan de la structure, enfin, c'est ce deuxième film qui a convaincu la franchise qu'elle tenait une recette reproductible. Le troisième long métrage prendra pourtant le contre-pied en revenant à une histoire intime, avant que la saga ne s'installe durablement dans le registre mythologique inauguré ici.

Pour le public français, il reste enfin associé à un souvenir très précis : celui des salles bondées de décembre 2000, à une époque où Pokémon était encore un phénomène de cour de récréation nourri par les cartes, la première génération de jeux et deux films en moins d'un an. Cette configuration ne se reproduira plus jamais en France.


Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi en un coup d'œil

Élément Détail
Titre français Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi
Titre japonais Le Pokémon fantôme, la naissance explosive de Lugia
Numéro dans la saga 2e des 23 longs métrages
Sortie japonaise 17 juillet 1999, au cinéma
Sortie française 20 décembre 2000, au cinéma
Sortie vidéo française En 2001, en DVD et VHS, avec une carte Pikachu surfeur
Recettes mondiales 133,9 millions de dollars selon Box Office Mojo, pour un budget publié de 30 millions
Résultat japonais 6,4 milliards de yens de recette brute en salles (revenu de distribution : 3,5 milliards de yens)
Durée 82 minutes, la plus longue des quatre premiers films
Réalisation Kunihiko Yuyama
Scénario Takeshi Shudō
Studio et distributeur japonais OLM, distribué par la Toho
Musique originale Shinji Miyazaki
Pokémon vedettes Lugia, Artikodin, Électhor et Sulfura
Compagnons de Sacha Ondine et Jacky ; Pierre n'apparaît qu'en caméo

Questions fréquentes

  • Quel est le titre français exact du deuxième film Pokémon ?
    Son titre français officiel est Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi. Il ne faut pas le confondre avec le titre américain, Pokémon the Movie 2000: The Power of One, ni avec le titre japonais qui se traduit par Le Pokémon fantôme, la naissance explosive de Lugia.
  • Quand le deuxième film Pokémon est-il sorti en France ?
    Il est sorti dans les cinémas français le 20 décembre 2000, pendant les vacances de Noël, un an et demi après sa sortie japonaise du 17 juillet 1999. C'est le deuxième des trois seuls films Pokémon à avoir connu une véritable exploitation en salles en France ; Je te choisis ! y est repassé du 5 au 17 novembre 2017 et Volcanion les 22 et 23 novembre 2025, en séances événementielles.
  • Pierre est-il présent dans le deuxième film Pokémon ?
    Non, pas comme compagnon de voyage. Le film se déroule pendant la période des Îles Orange, où Sacha est accompagné d'Ondine et de Jacky. Pierre ne fait qu'une très brève apparition et figure sur une photo, mais il ne participe pas à l'aventure. C'est le seul des quatre premiers films dans ce cas.
  • Lugia existait-il dans les jeux au moment de la sortie du film ?
    Non. Le film est sorti au Japon en juillet 1999, alors que Lugia n'est apparu dans les jeux vidéo qu'avec Pokémon Or et Argent, sortis au Japon en novembre 1999. Le public a donc découvert Lugia au cinéma avant de pouvoir le rencontrer dans un jeu.
  • Qui est le méchant du deuxième film Pokémon ?
    Il s'agit de Gelardan, un collectionneur fortuné qui voyage dans une forteresse volante. Il capture les trois oiseaux légendaires dans le seul but de faire apparaître Lugia et de compléter sa collection, sans mesurer que chaque capture dérègle le climat de la planète.
  • Quel court métrage accompagnait le deuxième film ?
    Pikachu à la rescousse était projeté en première partie de séance. Le public japonais bénéficiait en plus d'un second court métrage, Slowking's Day, resté inédit en France. Ces courts métrages ne sont pas comptabilisés parmi les 23 longs métrages de la saga.

En résumé

Pokémon 2 : Le pouvoir est en toi est le film qui a transformé une réussite isolée en rendez-vous annuel. Plus long, plus riche et plus spectaculaire que son prédécesseur, il abandonne la noirceur du premier pour inventer le modèle mythologique que la saga suivra pendant vingt ans. Pour le public français, il reste surtout le film de Noël 2000, le deuxième des trois longs métrages Pokémon à avoir connu une véritable exploitation dans les salles françaises — un privilège que la saga n'a plus retrouvé ensuite, hors passage limité de Je te choisis ! en novembre 2017 et séances événementielles de novembre 2025.
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