Sprite de M. Kaplan dans Pokémon Ranger : Nuit sur Almia

M. Kaplan : le professeur de capture qui se prend pour un méchant

1272 mots | Temps de lecture : 6 minute(s)

À Almia, apprendre à capturer commence par une farce. M. Kaplan enseigne à l'École des Rangers, et sa matière est la capture au Capstick, le geste sur lequel repose toute la série Pokémon Ranger. Le joueur le croise juste après l'examen d'entrée, le temps d'un cours pratique que l'enseignant transforme aussitôt en numéro de scène.

Sommaire


L'enseignant que l'on rencontre juste après l'examen

M. Kaplan est enseignant à l'École des Rangers, dans la région d'Almia, et le jeu lui confie la matière la plus concrète de l'établissement : la capture. Le joueur le rencontre au sortir de l'examen d'entrée, c'est-à-dire au moment exact où il vient de faire sa première prise et où il a besoin qu'on lui explique ce qu'il a fait.

Cet examen d'entrée sert lui-même de première leçon : il faut y attraper un Pikachu, avec des consignes qui s'affichent au fur et à mesure de la manœuvre. Kaplan intervient une fois l'épreuve réussie, pour féliciter le nouvel élève et saluer la qualité de sa capture.

Un peu plus tard, Ritmi lui demande de reprendre les bases avec le joueur, en jugeant qu'une révision complète ne serait pas du luxe. Kaplan tient dès lors un guichet permanent : il propose explicitement de revenir le voir à tout moment pour refaire le cours.

⚡ Le cobaye du tout premier cours a son rayon : voir les produits Pikachu.


Sa leçon, c'est le mode d'emploi du Capstick

Le cours qu'il donne est d'abord une explication d'outil. Il montre comment faire apparaître le Disque de Capture sur l'écran tactile, comment le faire glisser au stylet pour dessiner la Ligne de Capture, puis comment enrouler cette ligne autour de la créature visée. Chaque tour complet transmet au Pokémon un sentiment d'amitié, et la jauge placée sous lui progresse jusqu'à la réussite.

Il précise aussi la limite du procédé, qui est la vraie règle du jeu : ce sentiment ne laisse aucune trace dans la mémoire du Pokémon. Si le Ranger s'arrête en chemin, la jauge redescend et tout est à recommencer. La capture n'est pas un acquis progressif, c'est un geste qu'il faut mener d'un seul trait.

La seconde moitié du cours porte sur l'usure du matériel. Une attaque qui percute la Ligne ou le Disque fait baisser la réserve d'énergie du Capstick, et Kaplan fait démontrer le principe par un Pichu. Réserve vide, la partie s'arrête : d'où son conseil très peu héroïque de renoncer à temps et d'appuyer sur l'icône de fuite.


L'« Équipe de l'École », une conspiration pour rire

Sa marque de fabrique tient en une plaisanterie qu'il refait sans se lasser : il se présente comme un membre de la mystérieuse « Équipe de l'École », une armée secrète qui compte dominer la planète et dont le Capstick serait l'insigne. Le nouvel élève est déclaré recruté sur-le-champ, sans avoir rien demandé.

Le gag fonctionne surtout parce que ses collègues refusent d'y entrer. Mme Avril lui ordonne de se tenir et lui signale que son numéro n'amuse que lui ; Mme Sibylle conseille au joueur d'ignorer ses prétendues conspirations. Kaplan s'excuse, puis recommence à la première occasion, y compris dans la « planque secrète » qu'il improvise.

Le décor confirme le penchant. Sur son bureau traîne un ouvrage intitulé « Le théâtre à l'usage des débutants », détail qui fait du cabotinage une discipline qu'il travaille plutôt qu'un simple trait de caractère. Le personnage relâche d'ailleurs son rôle dès qu'il faut vraiment calmer tout le monde, en s'incluant lui-même dans la consigne.


Ce que le jeu laisse deviner du reste

Sa vie privée n'est jamais énoncée, elle se déduit. À Bonport, deux enfants expliquent que leurs parents enseignent la capture et l'élimination des cibles à l'École des Rangers ; le rapprochement avec M. Kaplan et Mme Sibylle en fait un couple, sans qu'aucune ligne de dialogue ne l'affirme.

Hors du jeu, il ne reste qu'une apparition et un même métier : l'adaptation en manga en fait un instructeur qui enseigne le maniement du Capstick. D'un support à l'autre, le personnage reste donc défini par ce qu'il transmet, plus que par ce qu'il possède — il n'a d'ailleurs aucun Pokémon attesté.


M. Kaplan en un coup d'œil

Élément Détail
Fonction Enseignant à l'École des Rangers, en Almia
Matière La capture au Capstick
Jeu Pokémon Ranger : Nuit sur Almia
Rôle en jeu Tutoriel de capture, rencontré après l'examen d'entrée
Pokémon du cours Pikachu comme cible, Pichu pour la démonstration d'attaque
Signe particulier La mystérieuse « Équipe de l'École », une conspiration inventée
Sur son bureau Un livre intitulé « Le théâtre à l'usage des débutants »

Questions fréquentes

  • Qui est M. Kaplan ?
    Un enseignant de l'École des Rangers, en Almia. Il est chargé de la capture, et le jeu s'appuie sur lui pour expliquer au joueur le fonctionnement du Capstick.
  • Qu'est-ce que l'« Équipe de l'École » ?
    Une organisation secrète entièrement inventée par M. Kaplan pour plaisanter. Il prétend qu'elle veut dominer le monde et que le Capstick en est l'insigne, au grand agacement de ses collègues Mme Avril et Mme Sibylle.
  • Que contient sa leçon de capture ?
    Le maniement du Disque et de la Ligne de Capture au stylet, le remplissage de la jauge d'amitié, la perte de progression quand on s'interrompt, l'usure de l'énergie du Capstick sous les attaques, et la possibilité de fuir avant la panne.
  • Peut-on refaire son cours plus tard ?
    Oui. Après la révision demandée par Ritmi, M. Kaplan invite le joueur à revenir le voir aussi souvent qu'il le souhaite pour refaire le point sur la capture.
  • M. Kaplan possède-t-il des Pokémon ?
    Aucun ne lui est attribué. Les Pokémon qui apparaissent autour de lui, Pikachu et Pichu, servent de support pédagogique pendant l'examen et la démonstration.

En résumé

M. Kaplan occupe une place que peu de personnages assument aussi franchement : il est la voix du tutoriel, et il le sait. Là où d'autres jeux masquent leur mode d'emploi, Pokémon Ranger : Nuit sur Almia le confie à un enseignant qui déguise la leçon en complot mondial, avant d'expliquer très sérieusement pourquoi il faut parfois abandonner une capture et courir. Un professeur de gestes techniques qui répète d'abord ses entrées.

↑ Retour en haut
Retour au blog